Amélineau, Nouv. fouilles, II, XXI
5. Le signe de la projection liquide est également un mot, à ce qu'il
semble, ahou, « purifier », dans l'expression | ^= fftoM roM, qui désigne certaines ofi'randes dans de nombreuses listes de l'époque memphite et qu'on rencontre déjà, au temps de Semerkha, sur le cylindre BT I, XXVIII, 72. V. ce qui est dit, au sujet de cette expression, à propos de la stèle de Heknen à Meïdoum qu'on verra plus loin, chap. IV, § IV, B, n° 4.
inversement, il semljle que la main seule, sans le signe de l'eau projetée, exprime la libation purificatrice dans le groupe .^£3X1 ' qu'on rencontre sur un fragment de marbre du musée du Caire'.
Tout ceci se résume, en ce qui concerne les relations historiques de la statue du Caire, en disant que l'inscription du socle, d'un caractère archaïque très prononcé, se manifeste comme apparentée avec certaines inscriptions de Semerkha et d'autres de l'époque très ancienne de Zer et de Zet. Aucune indication ne sort de là, comme on voit, au point de vue de la situation qu'occupe le groupe Hotepsekhmoui-Ranib-Noutirni en amont du groupe de Sekhemab à Noutirkha.
Les vases provenant des tombeaux de Perabsen et de Khasekhmoui que nous allons maintenant passer en revue, vont nous laisser dans la même incertitude. Voici d'abord trois fragments au nom de Hotepsekhmoui, chez Perabsen*; le premier ne porte que le cartouche d'Horus, les deux autres donnent l'inscription :
où le nom d'Horus est répété, dans l'intérieur du signe du château, sans l'encadrement du cartouche rectangulaire, et qui doit évidemment être traduite :
« Maison de Double (tombeau) del'Horus Hotepsekhmoui ». Un quatrième fragment, où le nom d'Horus fait défaut % est très analogue aux précédents et pourrait avoir également appartenu à Hotepsekhmoui ; il porte encore la mention que Pétrie, avec grande apparence de raison, interprète ' : « Maison de Double [nommée] A^o«tirkhou ». 11 faut résister au désir de lire ici