CHAPITRE III
Inscriptions non datées (cylindres, statues,
monuments divers) de l'époque du
quatrième groupe.
SEKHEMAB — PERABSEN — KHASEKHMOUI — NOUTIRKHA
SANAKHT
Les monuments non datés par un nom royal qui nous restent à étudier, dans le domaine de l'épigraphie des derniers groupes thinites et de la période thinito-memphite, — de l'Horus Hotepsekhmoui à l'Horus Nibmat, roi Snofrou, — se répartissent en trois catégories d'objets distinctes : les empreintes de cylindres et autres petits objets inscrits, les statues, les tombeaux ou fragments de tombeaux. Voyons comment ces monuments vont se répartir, chronologiquement, entre le présent chapitre, limité inclusivement à l'époque de Noutirkha et Sanakht (fin du quatrième groupe), et le chapitre suivant, consacré à la période qui va du dernier de ces deux rois à la fin du règne de Snofrou.
Les empreintes de cylindres, tout d'abord, sont de deux sortes au point de vue de la provenance : celles trouvées dans un tombeau daté par une série d'empreintes avec nom royal, et par suite d'époque connue, et celles provenant de tombeaux non datés ou bien des magasins des anciens temples d'Hiérakonpolis et d'Abydos. Les cylindres provenant des tombeaux datés ne peuvent, évidemment, sortir de la période caractérisée par les inscriptions qui fournissent la date : d'après la date des tombeaux dont nous allons achever l'inventaire, tous les cylindres qu'on va y trouver appartiennent au quatrième groupe (de Sekhemab à Noutirkha et
Sanaklit). Les cylindres non datés par le lieu de la trouvaille, d'autre part, comprennent une grande majorité d'inscriptions sans nom royal que leurs analogies démontrent appartenir à la même période du quatrième groupe, et un nombre beaucoupmoindre d^empreintes avec noms royaux présentant cette particularité qu'à part ceux de Khasekhmoui et de Noutirkha, sur deux ou trois empreintes, les noms royaux ainsi rencontrés ne figurent pas dans les inscriptions de cylindres fournies par des tombeaux : c'est, tout d'abord, le nom de THorus très peu connu Khaba, pour lequel nous avons induit, plus haut (p. 92 et n. i), une position intermédiaire entre Noutirkha-Zosir et Snofrou, puis ceux de Snofrou lui-même, de Menkaouri, de Sahouri, de Dadkari*. Tout se passe comme si des jarres scellées au nom de fonctionnaires royaux avaient continué à être déposées dans les magasins des temples, à partir du moment où la coutume disparut d'enfermer ces jarres dans les sépultures.
Les tombeaux av<^c inscriptions conservées, en second lieu, c'est-à-dire les mastabas memphites du plus ancien type, à chapelle en pierre encastrée dans une maçonnerie de briques, — chapelle qui est, d^abord, une simple fausse porte en pierre et, primitivement, en bois, — sont précisément ceux à partir desquels on ne rencontre plus de bouchons avec empreintes de cylindres dans les chambres funéraires : ils sont donc tous postérieurs à l'époque de Noutirkha. Ce moment de l'évolution du tombeau, caractérisé par le double fait de la disparition des jarres à bouchons estampillés et l'apparition d'une chapelle inscrite, pourrait être considéré comme le moment du passage du tombeau thinite au mastaba memphite ; mais ce passage est accusé, en outre, par plusieurs phénomènes d'un autre ordre dont nous aurons à nous occuper par la suite. Remarquons seulement ici qu'étant donné le tombeau du type de Noutirkha et de Sanakht, à Bêt-
1. Voir, pour toutes ces empreintes avec noms royaux provenant des temples, Hierakonpolis II, LXX, Abydos II, XVI, et Abydos III, IX.
no Ile KT Ille DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Khallaf, grande masse de briques aux faces aveugles avec galeries souterraines en escaliers, et, d'autre part, le mastaba avec puits verticaux et chapelle en pierre encastrée dans la maçonnerie de briques qu'on trouve à Abousir, à Meïdoum et à Saqqarah, antérieurement au règne de Kheops, il faut bien admettre qu'il y a eu place, dans l'intervalle, pour une période d'évolution de durée assez longue.
Quelle est, dans cette période, la place qui appartient au règne de Snofrou, et celle qui appartient à l'époque immédiatement antérieure? 11 y a, dans nos séries chronologiques, entre le dernier des rois Noutirkha et Sanakht, d'une part, et Snofrou, de l'autre, une sorte de lacune d'étendue indéterminée dans laquelle nous ne savons mettre, jusqu'ici, et assez problématiquement, que le seul nom de Khaba : cela ne suffit pas, dans l'ordre des docucuments épigraphiques, pour relier ensemble la période des tombeaux à bouchons estampillés et la période des tombeaux à chapelles inscrites.
La liaison désirée se trouve réalisée, cependant, grâce à un heureux concours de circonstances qui précisent un synchronisme, parles monuments inscrits de la troisième catégorie que nous avons à examiner, celle des statues. Ces monuments sont faciles à ranger chronologiquement les uns parrapport aux autres; il suffira alors de constater, comme nous serons à même de le faire, que certaines statues du Louvre et de Leyde appartiennent au règne de Noutirkha, pour que soit faite la séparation de celles contemporaines du groupe royal qui finit avec Noutirkha et Sanakht et de celles de la période suivante. Parmi ces dernières nous verrons d'ailleurs qu'il en est une, sensiblement plus ancienne que la statue connue d'Amten, dont le propriétaire possédait déjà un tombeau avec chambre complète en pierre. On voit dès lors que la série ininterrompue des statues inscrites commence avant le quatrième groupe thinite* et s'étend de ce quatrième groupe jusqu'à
1. La statue bien connue 1 du Caire n'est certainement postérieure que
l'époque de Snofrou, par dessus la lacune qui les sépare ; l'évolution des statues et l'évolution des tombeaux sont les deux phénomènes sur lesquels nous pourrons nous baser, plus loin, pour essayer d'évaluer Télendue de la lacune.
De tout ce qui précède résultent l'ordre chronologique et la classification auxquels nous nous conformerons, au présent chapitre et au chapitre suivant, dans le rangement des matériaux. Le présent chapitre comprendra les cylindres, qui appartiennent tous au quatrième groupe^, un certain nombre de statues contemporaines et les inscriptions de quelques vases et autres objets de la même époque. Il restera pour le chapitre suivant les inscriptions des chapelles des tombeaux, depuis la première apparition de cet élément architectural, et les statues de la période correspondante, qui aboutit, à la fin du règne de Snofrou ou au début de celui de Kheops, aux beaux monuments d'Amten et à ceux de Nofirmat et de ses contemporains à Meïdoum.
Les cylindres qui feront en grande partie l'objet du présent chapitre, sont au nombre de 80 environ. Ils diffèrent de ceux qui ont rempli plusieurs paragraphes du chapitre précédent en ce que ces derniers, où figurent des noms royaux, sont des sceaux d'office, sans noms propres de fonctionnaires; ceux qui vont nous occuper, au contraire, sont des sceaux particuliers, appartenant à des personnages désignés par leurs noms et litres, et nous n'y rencontrerons point de noms royaux. Cette absence de noms royaux sur les sceaux particuliers, ou bien, si l'on
de très peu aux trois rois du troisième groupe, si elle n'est pas contemporaine du dernier d'entre eux; v. ce qui est dit à ce sujet ci-avant, p. l'ii. 1. Sauf, bien entendu, ceux des rois de la IV^à la VI® dynasties, dont il ne sera plus question, et les deux cylindres de Khaba, sans doute postérieurs à Noutirkha et qui ont été vus au g II du précédent chapitre, à cause de certaines analogies avec ceux dç Noutirkha. Se rappeler aussi le cylindre sans nom royal trouvé à Saqqarah, contemporain du troisième groupe (Hotepsekhmoui-Noutirni-Ranib), et décrit au précédent chapitre, § V, en même temps que les cylindres avec noms royaux de ce groupe.
Il« ET nie DYNASTIES ÉGYPTIENNES
veut, cette impersonnalité des sceaux d'office avec noms royaux, est un caractère tout à fait spécial à la période que nous étudions, et que ne connaissent point, notamment, les nombreux cylindres des rois du deuxième groupe.
Cylindres et statues provenant de tombeaux de l'époque
DE NOUTIRKHA ET SaNAKHT.
A. — Ci/lindres.
Tous les cylindres de ce groupe sont sortis des tombeaux K 1, 2, 3, 4, 5 de Bét-Khallaf, datés par les nombreuses empreintes vues au chapitre précédent, aux noms de Noutirkha (tomb. 1, 3, 4, 5) et de Sanakht (tomb. 2). Publiés par Garstang, Mahasna and Bêt-Khallaf {1902), pi. VIII-X, XIX, XXVI, en même temps que les cylindres avec noms royaux^ et commentés par Sethe, ib., p. 20-27. Nous suivons l'ordre et le numérotage de la publication de Garstang.
Kl, 3a.
Nous déroulons le cylindre en le coupant immédiatement avant le mot « scribe », de manière à lire, de gauche à droite : - — ^=,,=..=- -
et nous traduisons : « Le scribe NouziroUy de bonne vie et de divine autorité, fils de Nouzi ». Cette interprétation, très différente de celle de Sethe (p. 20-21), demande à être justifiée.
Nous sommes d'accord avec Sethe, tout d'abord, en ce
qui concerne le titre
sesh, « scribe », dont l'ortho-
INSCRIPTIONS NON D.VTÉKS 173
graphe habituelle est i-^^^-, [o| , et dont nous verrons plus loin de nombreux exemples; d'accord également pour l'interprétation du groupe de quatre signes qui suit le premier nom propre : Sethe observe très bien que la disposition graphique du même groupe aux cyl. K 2 de la pi. XIX,
exige qu'on le lise ^ \ \ |. Mais là se borne, croyons-nous, ce qu'il y a lieu de retenir de sa traduction : « Le bon dans sa vie, le dieu dans le commandement, le protecteur agréable lorsqu'il lui est demandé conseil, le scribe Nez- Nuteru ». La grande erreur ici commise consiste à ne voir dians l'inscription qu'un seul nom propre, celui qui suit le titre « scribe », et l'on se rend compte qu'elle résulte
d'un contresens radical sur le groupe ^^^.^^^^ 4" O' contresens d'autant plus regrettable que sur les cylindres analogues de cette époque, le même groupe revient avec une fréquence particulière. Voyons comment Sethe l'a expliqué et comment il faut le comprendre.
Sethe lit ,^,^^^ -|* V'^'^ iiezcm, et l'on ne peut nier qu'en effet le dernier signe, sur ce cylindre comme dans plusieurs autres cas que nous rencontrerons plus loin, a tout à fait l'apparence du signe nezem à cette époque : après
,^^,^,^ 7-, on a tantôt une sorte de fuseau, comparable à un
y sans tête, tantôt (), tantôt |; mais ce sont justement les
formes contemporaines du îj, comme on s'en assurera en se reportant aux noms propres des cylindres Mahasna
XXVI 5 , 7, I" î} 0 Nezemankh, Mahasna X, K i, 15,
"^ \m ]^ezem, et Abydos III, IX, 10, W^'^ Nezemah. Il semble donc qu'il faille admettre, à la fin de notre groupe, l'existence du mot nezem, «agréable ». Reste à expliquer
Sethe rappelle que la môme expression, écrite -f"~wv«' se rencontre sur la stèle de Palerme, où l'Horus Noutirni
174 II« ET ine DYNASTIES ÉGYPTIENNES
^ ine de ^ ,^,^^^^ ' '^^; ^^ n a pas la valeur «t connue plus tard, c'est un syllabique de valeur ^^, une plante, et ce mot re/z, bien connu dans la langue à toute époque, veut dire « enfant », de sorte que Noutirni est
« fils » d'une personne nommée Noub , le reste du nom
en lacune. Cela est parfaitement clair et très probablement vrai. Pourquoi donc maintenant Sethe n'a-t-il pas conservé au groupe en question le môme sens, dans les inscriptions des cylindres? Ren, dit-il, quelquefois renou avec la terminaison masculine, est un mot comparable au mascu-
't 1 1 1l 1 ^ /] «lÉ. ^ /^
lin ,^^^^ \^U? extrait du féminin primitif ,^,^^^^ ^^,(( nourrice », et doit avoir le même sens que ce mot masculin «nourricier». Il nous est impossible de comprendre ce
raisonnement. Pour nous, ,^,,^^ -f veut dire « fils », sur nos
cylindres comme sur la stèle de Palerme, et ,„vv^ T il» en supposant toujours que le dernier signe est bien nezem, « fils agréable ». Cette dernière manière de parler n'est pas beaucoup plus bizarre que celle employée, par exemple, dans l'expression sa mer-f\ « fils aîné », des époques suivantes. D'une manière générale, dans les pages qui suivent, nous traduirons ren nezeni ou renou nezem, simplement par « fils ».
Ceci admis, il est clair qu'après le mot fils on doit trouver un nom propre, celui du père du personnage de l'inscription. Ici c'est Nouzi, et les différents groupes de cette inscription très simple sont ainsi expliqués et mis en place . Il reste seulement à noter l'orthographe du nom du propriétaire du sceau, ( | j^ Noiizirou^ et non Nouz-noiitiroLi comme lit Sethe: J. ici, vaut ^""'^ \'^^~^aulieu de
.ç-^ des époques suivantes.
Beaucoup des cylindres que nous allons voir ci-après vont nous fournir d'analogues éléments de généalogies, le nom du père d'un fonctionnaire à côté du sien propre.
Kl, 3b
Un nom propre trois fois répété, Khoufri, coupe les titres en trois tranches verticales suivant une disposition que de nombreux cylindres à cartouche d'Horus répété nous ont rendue familière. Le titre de gauche est d'apparence singulière. Celui du milieu, avec sesh comme au précédent cylindre, signifie « scribe du désert»; quant à celui de droite, on le retrouve, plus ou moins bien conservé, aux divers cylindres Hierakonpolis II, LXXXI, 39, AhydosW, XVI, 9, Ahydos III, IX, 10, enfin Mahasna Kl, 13, à propos duquel nous chercherons, dans un instant, à l'expliquer.
Kl, 9.
Trois fois le nom propre Hotepni. A gauche, titre à res-
tituer en [è| (zszj) comme au cylindre suivant 11; ce dernier cylindre est celui d'un « scribe de Memphis », et si Ton se reporte à un couple de cylindres très analogues entre eux qui portent le nom de Noutirlcha, Mahasna K 1 5rt et 5^ (v. ci-avant, p. 83), on verra que le deuxième mentionne le « Mur Blanc », Memphis, à la place où le premier
inscrit le nom de lieu <-^ 3J, le « ^Mur ». Peut-être les deux cylindres K 1, 9 et 11 sont-ils entre eux dans la même relation que les cylindres 5 « et 5 Z> du même tombeau, et alors il faudrait, dans l'inscription que nous avons sous
les yeux, restituer en <^ le nom de la deuxième case. Hotpouni serait scribe du domaine nommé « le Mur », tandis que Sokhitankhni, que nous allons voir, est scribe du (( Mur Blanc ».
W ET nie DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Kl, 11.
Le nom propre, comme Tobserve Sethe (p. 23), n'est
autre que celui de J ^ "^ | , qu'on trouve aux Mastaba,
p. 203. SokhitankJini ou Nankhsokhit est ici (<( scribe du
Mur-Blanc «, probablement le nome memphite.
Kl, 13.
Le nom propre Jrisen, trois fois répété, est celui du propriétaire du sceau. Raiion, « fils », dans un des compartiments, est à faire suivre, d'après ce qu'on a dit à propos du cylindre K 1, 3 « vu ci-avant, du nom du père, qu'on trouve dans la case suivante à droite, Nofirmat. Ce dernier nom est assez fréquent sur les cylindres de cette époque; on le notera dans Hierakonpolis II, LXX, 18, Abydos II, XVI, 15 et 16, Abijdos III, IX, 14, 16, X, 24, et presque toujours, comme dans l'inscription que nous avons sous les yeux, avec un signe vertical de fonction difficile à comprendre figurant dans Forthographe, II ressemble au =s= memphite posé debout, et vient tout à la fin du nom, sauf dans les cas où ce dernier étant écrit en une colonne verticale, les convenances du groupement graphique le font mettre à côté du signe (y. Peut-être, effectivement, n'est-il autre chose que le signe du rouleau déterminant le mot 7nat.
Le titre du fonctionnaire, dans la troisième case (à gauche), soulève des problèmes de lecture et d'interprétation difficiles. Sethe, d'accord avec Garstang (p. 23), lit
le groupe | cj c^^f , mais comme l'observe Gardiner à propos du cylindre Abydos III, IX, 10 (t6., p. 40), cette lec-
ture n'est pas exacte, au moins pour le dernier signe. En fait, nous connaissons sur les cylindres de cette époque, outre celui que nous avons sous les yeux, quatre autres exemples du mot, qui définissent avec netteté la forme de ce signe horizontal cr^^ , à peu près inconnu aux époques suivantes; par contre, une malechance singulière a voulu
que le signe qui suit | fût partout détruit ou mutilé gravement, si bien que notre cylindre K i, 13 est seul à le donner à peu près intact : K 1, 3 è vu ci-avant donne
PI^B; A^ydos III, IX, 10, [ ï^ '=^~-Abycîos
II, XVI, 9, B^^ ; RTW, XXIV, 216, PlfBa, et
enfin Hlerakonpolis il, LXXI, 39, y \ «^-"^ sans le | . D'après ce qu'on a vu à propos du cylindre K 1, 3 « ci-avant,
sur les formes du signe q à cette époque, il est fort possible qu'ainsi que le veut Sethe, ce signe figure au cylindre Kl, 13 dans l'orthographe du mot qui nous occupe; ce
dernier serait alors à lire snezem^ avec un l complément phonétique qui est omis dans certains cas. La concision orthographique peut même aller beaucoup plus loin, si c'est bien, comme il semble, le même mot qu'on rencontre
encore sur la stèle. de Sheri, dans le titre q ^', y^ [Mastaba, p. 92-93). 11 y a lieu d'admettre, sans doute, qu'ici le déterminatif inconnu tient lieu de tous les éléments phonétiques omis dans l'écriture du mot snezem, et par suite,
que ce signe crfS-, a la valeur phonétique ( \ ou tout au
moins q, nezem\ quant à la signification du titre, « chef du snezmou » chez Sheri, snezem sur nos cylindres, on ne voit pas de moyen de la déterminer avec précision*.
L'inscription de K i, 13 est à interpréter, en somme :
1. Le même titre se retrouve, à ce qu'il semble, sur le cylindre BT I,
XXXII,39 au nom de l'Horus Dea \A, « .vnesem (?) d'Horus ».
ns
lie ET me DYNASTIES ÉGYPTIENNES
« Le snezem Irisen, fils de Nofirmat ». -c>^ — m
Kl, 15. A ^5==^
Empreinte où rien ne subsiste que le nom \\^
propre Nezem. ^ ■J'X?
Nous arrivons aux empreintes provenant de la tombe K 2, datée par les empreintes de cylindres au nom de Sanakht. Ces huit empreintes fragmentaires, fournies par plusieurs bouchons et qui présentent toutes, deux à deux ou trois à trois^ des parties communes, permettent de se rendre compte qu'un des bouchons, au moins, portait une empreinte disposée comme il suit :
Conformément à l'opinion de Sethe (p. 25), il semble qu'on ait là les empreintes juxtaposées et partiellement enchevêtrées de deux cylindres différents, fournissant respectivement les successions :
Tous deux appartiennent au même personnage, i4«/70MAotep, qualifié de « bon en sa vie et de divine autorité », comme Nouzirou au cylindre K 1, 3 «: vu ci-avant. Il est prêtre d'Anubis ; le titre qui précède la représentation du dieu est peut-être à lire et à interpréter, avec Sethe,
-^ ^ « chef des cent ».
K2, 17. Un lambeau d'inscription, ^^ <a::^ .
K2, 20. Le groupe | | , à côté d'un vestige de cartouche d'Horus.
Trois fragments d'empreinte portant des hiéroglyphes de dimension plus grande que d'habitude, comparables à ceux des empreintes Abydos II, XVI, 9 et 11, que
nous verrons plus loin. Le fragment 22 donne ^ <r-~^ \^m
(cf. les cylindres susdits d'Abydos) ; 23 donne ^ [®
et24, BI^B.
Empreinte extrêmement détériorée sur laquelle on distingue encore le groupe \J} , puis le signe ^^ , puis
un groupe ^ ^^ .
Les tombeaux 3 et 5 dont il nous reste, pour Mahasna, à voir quelques cylindres, sont du règne de Noutirkha. K 3, 2 est un vestige d'inscription dont il ne reste guère plus que le signe D.
Empreinte très détériorée qui portait peut-être le nom
propre ^^ l'I -^ du cylindre Kl, 13 étudié plus haut. K5,2. Fragment. Le signe ->'>m<- à côté de l'angle inférieur d'un cartouche d'Horus.
K5, 3. Fragment. Le groupe J^ Khouni, nom propre ?
K5, 4. Fragment. Un signe vertical, peut-être | , dans une enceinte rectangulaire.
Le nom propre Merab répété. Le
titre sesh, « scribe », écrit ici, à ce x/ ^^,
qu'il semble, P| ^=^^. Le signe f', £HI1^
ll« ET Ule DYNASTIES ÉGYPTIENNES
à droite du nom propre, était le commencement d'un autre titre.
Le nom propre Nezemankh répété trois fois. Titres : au
centre, ha, « prince », et®^ j/'JA^e/cAe/i, titre bien connu; à droite, sam^ déjà rencontré à la même époque sur le cylindre au nom de Noutirkha K 1, 1 étudié au précédent chapitre, § II, et iri Pi, non moins connu que iri Nekheii. A gauche, le titre ordinaire kher lieh, dont les cylindres avec noms royaux de la même époque ont fourni de nombreux exemples, et au dessous, un groupe assez rare, spécial aux monuments de la plus ancienne période memphite, et qu'il faut probablement lire, comme nous verrons dans un instant, \ 1 i, « chef des charpentiers». Rappelons que plusieurs hauts fonctionnaires du temps des Horus Den, Azab, Semerkha et Qa sont « charpentier
(o=^) et maçon ([j^) du Palais d'Or w, en même temps que '< charpentier royal » ou « charpentier de la maison royale* ». Le titre de c/i«/'/;e/i/ie/' /'o^/^Z est également porté par l'officier Merab, dans la grande inscription de Noutirkha au ouady Magharah (v. ci-avant, chap. II, § IV), ainsi que par le propriétaire de la remarquable statue 70 « du Br. Muséum que nous verrons au § III du chapitre suivant. Vers la même époque, dans les inscriptions des premières chapelles memphites, nous retrouverons la même mention chez Khabiousokari et chez Hesi.
En somme, notre cylindre porte : « Le lecteur^ chef des