‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 71 sur 135 · RT I, XV, XVll, plusieurs fois · texte numérisé non relu

RT I, XV, XVll, plusieurs fois

travaux de charpente, prince, attaché à Nekhen, prêtre, attaché à Pe. Nezemankh ».

Cette explication donnée, et la date du cylindre bien définie par celle de la tombe K 5, qui Ta fourni et d'où sont également sorties plusieurs empreintes au nom de Noutirkha, il est d'un intérêt exceptionnel de constater, comme nous allons le faire, qu'on possède deux statues inscrites appartenant au même personnage Nezemankh, propriétaire du cylindre.

B. — Statues de Nezemankh et statues antérieures.

Statues D. 93 de Leyde et A. 39 du Louvre.

Deux statues de granité, assises, hautes respectivement de 0™,75 et O'^jGl, très analogues de style et d'apparence malgré les différences de costume du personnage. La statue de Leyde, qui a déjà fait l'objet de nombreuses descriptions', porte un vêtement ou insigne qui retombe en avant, de chaque côté du buste, en sortes d'épaulettes plates où l'on remarque, en relief, les seules inscriptions qui existent sur la statue On lit à droite (épaule gauche)

S^ ^^ « prince, attaché à Nekhen », et à gauche (épaule droite), le nom propre ^'y^Su , dont la lecture est res-

tée longtemps inconnue. Pleyte, en 1888, voyait dans le signe du milieu un bouton de fleur, une forme particulière

1. Leemans, Description raisonnée des monuments égyptiens du musée d'antiquités des Pays-Bas à Leide, 1840, p. 57-58; Leemans, Monuments égyptiens du Musée d'antiquités des Pays-Bas à Leide, 18'i6, II« partie, XX et texte, p. 11 ; Plfcyte, L'art antique égyptien dans le Musée de Leyde, dans Verk. des VU. Intern. Or.-Congresses, Agyptisch-Afrik. Section (1888), p. 47-54 (v. p. 52-53) ; Wiedemann, Z^\ei cigyptische Statuen des Muséums zu Leiden, dans Or. Litteraturzeitung, I (1898), col. 269-273 et pi. I (bonnes photographies); Capart, Rec. de monuments Egyptiens, I (1902), pi. III ; Beschreihung der dgyptischen Sammlung des Niederl. Reichsmuseums der Altertïimer in Leiden, Die Denkmaler des Alten Reiches, 1906, pi. IV et tcxte^ p. 10.

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de (), et lisait Ankh-tekh; Wiedemann, en 1898, croit y reconnaître un vase de valeur tekh, ce qui le conduit à la même lecture ; il est encore du même avis en 1901, à propos de la statue du Louvre qu'on va voir. Gapart, en 1902, n'exprime pas d'opinion, et pour la première fois, reproduit exactement le signe d'après un estampage.

Notre cliché, presqu'identique à celui de Gapart, est fait d'après la statue du Louvre (pi. Il), beaucoup moins connue que celle de Leyde, bien que mentionnée, comme très ancienne, dans les catalogues sommaires de Rougé ' et leurs éditions ultérieures, et envisagée avec précision, en 1901, par Wiedemann % qui signale à cette occasion que son nom propre est le même que celui de D 93 de Leyde. Ce nom, écrit de même de droite à gauche, sur la cuisse droite, forme la fin d'une inscription dont le début, sur

la cuisse gauche, donne fll^iffl^/T\- Le premier titre,

«prêtre(?) d'Horus », et particulièrement son premier élément, qu'on ne sait ni lire ni complètement expliquer, ont été examinés plus haut à propos de deux vases de Noutirni provenant des tombeaux P et V d'Abydos (chap. II, § V). Rappelons que le titre exprimé par le premier signe apparaît au temps d'Azab, puis de Noutirni, puis aux tombeaux de Nofirmat à Meïdoum et de Soutenka à Gizeh, avant d'être connu à Beni-Hassan sous la XIP dynastie.

Le dernier groupe de trois signes, avec la hache en haut, est évidemment le même que celui qui figure au cylindre K 5, 7 examiné un peu plus haut, et comme

on trouve, là, \\ ,n , il semble que Wiedemann a raison

lorsqu'il lit {loc. cit.), sur la statue du Louvre, G=^j' |, comme si les deux signes du mot sehez n'étaient pas invertis sur le monument. -Cette manière de lire est corro

1. Notice dns Monuments, etc., 1849, p. 13, ou bien 1852, p. 28.

2. Die (legyptiscke Statue A. 39 des Louvre, dans Or, Litteraturzeitung, IV (1901), col. 41-43.

borée par les inscriptions du tombeau de Rahotep, à Meidoum, où l'on rencontre plusieurs fois le même titre*,

écrit, à vrai dire, ^ \ | , avec le signe du fouet ams au

lieu de |, de sorte qu'on peut se demander si au lieu de sehez, dans les deux cas qui précèdent, il ne conviendrait pas de lire ams. La difficulté d'expliquer le titre, dans cette dernière h} pothèse, dispose à se rallier simplement à l'interprétation de Wiedemann et à admettre, par suite,

que sous la main du graveur, à Meïdoum, le signe | est

devenu un \ par suite d'une erreur singulière. De cette idée procède la traduction proposée plus haut pour l'inscription du cylindre K5, 7.

Indépendamment du sens à attribuer au dernier titre, si l'on rapproche la titulature du propriétaire du cylindre de celle qui résulte de la combinaison des inscriptions des statues du Louvre et de Leyde, on voit que plusieurs

titres, outre le titre rare ^^^"^'^l '](?), sont communs aux deux séries, et l'on est conduit par cette analogie à s'apercevoir que le nom propre est également le même de part et d'autre. Le signe méconnu du nom des statues n'est

autre chose qu'une forme ancienne du signe \, beaucoup mieux faite que le simple fuseau qui joue le même rôle sur les cylindres contemporains, de sorte que ce nom des

statues est à lire y "Jj^ ^ ISezem-ankh, et ne diffère en rien

Q que porte le cylindre*.

1. MarieUe, Mon. divers, pi. 18, 20 ; Pétrie, Medum, X, XIIJ,

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