‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 73 sur 135 · BTU, XXII, ISS, XXIV, 2U · texte numérisé non relu

BTU, XXII, ISS, XXIV, 2U

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son royale », de même que Heknen à Meïdoum (ci-après, chap. IV, § IV, B, n" 4), qui joint d'ailleurs à cette qualité

celle de 4 ® c.; qu'au tombeau d'Amten et, plus tard, au tombeau de Debhouni, le chef d'une équipe de bouchers

est ® ^ ou o de leur besogne [LD II, 4, 35), et que Pehrounofir, parmi ses titres nombreux que Maspero a analysés [Études Égyptiennes, II, p. 248-254), porte, en

même temps que celui de 4® o» ceux de q ^ \ et ' io o ï • ï'^ ®^*' évident qu'avec ou sans le qualificatif 50i/^e«, l'expression q ^ doit être comprise de la même manière. C'est à propos du passage précité des inscriptions de Pehrounofir que Maspero a proposé [loc. cit., v. surtout p. 253) de la rattacher au verbe rekh, « connaître », d'où, pour le titre, l'interprétation « estimateur, comptable », dont personne ne s'est jamais écarté depuis.

Ce qui nous détermine à l'abandonner, c'est que l'appellation de « connaisseur » exige un complément, et que dans plusieurs des inscriptions de la période thinite citées

plus haut, o û paraît à l'état isolé, absolument comme

T o 'Ci ^ l'époque suivante. C'est pourquoi l'analyse iri

kliit, — ce qu on écrirait, a 1 époque classique, .^ ^ '-^•^^i — paraît seule possible; cette analyse nouvelle a en outre l'avantage de lever la difficulté de la terminaison féminine apparente qui appartient, dans le plus grand nombre des cas, à ce qualificatif supposé rekhit, et qui dans un cas particulier, celui d'Amten, a inspiré les considérations étranges que l'on sait à plusieurs égyptologues.

Autres statues de la même époque.

Il faut noter ici comme voisines, en deçà ou au delà, de Tépoque des statues du Louvre et de Leyde, cinq statues, dont deux inscrites et trois anépigraphes. Les deux statues inscrites, moins anciennes que les autres, sont

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celle de la Fille Royale ^=^As^' n" 30G5 de Tarin, et la statue dhomme 70 a du Br. Muséum; sensiblement postérieures aux statues de Nezemankh et plutôt apparentées avec celles de Sepa, au Louvre, elles seront étudiées en môme temps que ces dernières au § III du chapitre suivant, et nous ne les mentionnons ici que pour mémoire.

Les mieux caractérisées des statues anépigraphes de la période antérieure se trouvent à Naples et dans la collection d'University Collège à Londres. La statue de Naples (figure de femme) est bien publiée par Gapart, Rec. de Mon. Égyptiens, II (1905), pi. III, et Bissing, Denkmdler âgyptischer Sculptur (1906), pi. III. Assise, dans la pose des statues précédemment notées du Louvre et de Leyde, sur un siège cubique semblablementorné, de chaque côté, de la représentation en relief d'un support de bois incurvé, haute de 0",445, la statue de Naples est de formes massives et lourdes et doit sans aucun doute être placée, chronologiquement, entre la statue 1 du Caire et la statue D. 94 de Leyde. Tout à fait analogue et certainement contemporaine est, d'autre part, la statue d'University Collège, encore inédite (phot. Capart, n"' 470 et 520); figure masculine assise, extrêmement grossière.

Il faut mentionner enfin, comme appartenant à la même époque, une statue du musée de Bologne, n'' 1826, anépigraphe, sur laquelle on est encore très mal renseigné. Elle est classée dans le groupe des précédentes par Wiedemann [Or. Litt.zeitung, I, 1898, col. 269 et n. 5) et Capart [loc. cit.^ I, texte).

Faits nouveaux du § I, au point de vue historique.

A la fin de chacun des paragraphes du présent chapitre, comme nous l'avons fait au cours du précédent, nous résumerons, quand il y aura lieu, les principaux des faits rencontrés qui intéressent la coordination historique des noms royaux et des monuments. Les révélations nouvelles deviendront d'ailleurs, on le comprend, de plus en plus rares à mesure que nous avancerons.

Ici, nous n'avons à noter que la confirmation du voisinage intime de Noutirkha et de Sanakht par l'analogie des empreintes K 1, 3 « et K 2, 11-16, 18-19, et le memphitisme du cylindre K 5, 7 au nom de Nezemankh, qui est de l'époque de Noutirka (cf., sur le memphitisme de certains cylindres de Noutirkha, ce qui est dit au résumé du §11 du précédent chapitre); Nezemankh est le propriétaire de deux statues bien connues du Louvre, A 39, et de Leyde, D 93, très dégagées déjà, au point de vue technique, de la rudesse arclia'ique qui frappe dans l'aspect d'une autre statue de Leyde, D 94, de l'époque immédiatement antérieure. Noter encore, au temps de Noutirkha (cyl. K 5, 6), l'apparition du nom propre Merab (cf. l'inscription de Noutirkha au ouady Magharah, ci-avant, chap. II, §IV).

Cylindres et autres objets provenant de tombeaux de l'époque de Perabsen et Khasekmoui.

A. — Cylindres.

Les deux premières empreintes que nous allons voir proviennent du tombeau P d'Abydos et sont par suite de l'époque de Perabsen, toutes les autres du tombeau V, de l'époque de Khasekhmoui. Toutes publiées par Pétrie, Royal tombs II, pi. XXII et XXIV-XXV, dont nous suivrons le numérotage.

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Empreinte du même cylindre, vraisemblablement, que l'empreinte 214 provenant de la tombe V que nous verrons tout à l'heure; le croquis ci-dessus procède des deux empreintes complétées l'une par l'autre. Leur présence dans les deux tombeaux semble indiquer que le

fonctionnaire Nofir fut en service sous Perabsen et Khasekhmoui successivement, et par suite, que ces deux rois se succédèrent sans intermédiaire. C'est une confirmation précieuse de tout ce qui a été induit précédemment à ce sujet.

Le titre iri khit, « fonctionnaire », est bien connu à l'époque thinite (du deuxième au quatrième groupe) ; v. un peu plus haut, même chap., § I, B, ce qui est dit à ce sujet à propos de la statue D 94 de Leyde.

189 (P). , -:::z:zr~ ^\

Fragment. « Le scribe du sanctuaire... », titre qu'on

rapproche immédiatement du titre 4/wwva rQ ~^°^^ ^ scribe royal du sanctuaire », chez Nofirhotep [Mastaba, p. 104). Ilneserapas sansintérêt défaire l'histoire du dernier signe dans les inscriptions thinites. Rappelons que ce signe ^°i=-, à l'époque classique, a la valeur phonétique et

symbolique du mot , cmi' avec ou sans le déterminatif

du signe de la ville *, et que ce mot^eMem, qui veut dire en général le « sanctuaire » {l'ignoré), devient en particulier le nom de Létopolis parce que l'Horus-momie de Létopolis s'appelle Khont-Sekhem^ « Celui qui est dans le Sanctuaire ». Le nom de ce dieu se rencontre trois fois dans les inscriptions de la stèle et de la statue d'Amten, qui est son prêtre, ounrou et noutir hen'^ :

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