‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 90 sur 135 · II. Niche de HàthornofîrhotepK · texte numérisé non relu

II. Niche de HàthornofîrhotepK

Hâthornofirhotep, surnommée Tepes, était certainement

1. N°* 991 et 1000 (montants) de l'ancien numérotage, 62 (montants) et 101 (fond) du nouveau numérotage du musée du Caire, Les divers morceaux sont mis pour la première fois en rapport entre eux dans les éd. de 1902 et 1903 du Guide du visiteur-^ v. éd. anglaise de 1903, p. 55- 56 (cf. éd. de 1883, p. 212-213, pour les montants). — Mariette, Mastaba, p. 75-76 (montants, manque le fond de la niche); Murray, îSaqqarah I, pi. II, Dans le dessin de Mariette, les deux montants sont intervertis, c'est-à-dire que l'amortissement du tambour cylindrique est représenté de telle manière que le montant de gauche paraît être celui de droite, et

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la femme de Khabiousokari, bien que cela ne soit dit nulle part dans les inscriptions ; mais comme nous l'avons vu au début, leurs stèles si étroitement apparentées décoraient le fond de deux chapelles jumelles d'un même tombeau, et les faits de même ordre bien constatés à Meïdoum nous permettent de conclure en toute certitude à la parenté des deux personnages.

Les deux montants sont décorés d'inscriptions rigoureureusement identiques et symétriques, disposées face à l'arrivant. Dans l'étroit espace que laisse libre, en haut, l'amortissementdu tambour cylindrique, on lisait (d'après

Manette) X j ^^ ^sè^?? rappel du « petit nom » du

mari. Au-dessous, la figure debout de la femme à qui cette chapelle est consacrée est surmontée de la légende en

grands caractères : 4 2 D I ^^[^JooD^^' " La préposée aux fonctions royales, surnommée Tepes, nommée Hâthornofirhotep ». Sous les pieds de la femme debout, complément de la liste d'offrandes que nous verrons tout à rheure.

La partie supérieure de la stèle du fond est détruite, et une série de titres a peut-être disparu de ce fait, au-dessus de la liste d'offrandes sommaire dont il ne reste plus que la fin, identique à celle de Khabiousokari. La défunte est assise devant sa table funéraire. Au-dessous de ce tableau commence une liste d'offrandes développée de disposition identique à celle de l'autre stèle et de rédaction en général peu différente. Vient d'abord la pancarte des étoffes, qui ne diffère de la précédente que par quelques irrégularités dans la rédaction de la progression numérique; il est inutile d'y insister. Puis, comme chez Khabiousokari, un tableau quadrillé en deux registres^ coupé en catégories

d'objets avec titres généraux. D'abord les essences T^-r inirhit, au nombre de quatre seulement, ab^ asti, se-

inversement. Aujourd'hui (dessins de Murray) la partie supérieure des montants est en grande partie détruite au voisinage du tambour.

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ferou et shesit, l'essence de cèdre ashit de la stèle précédente faisant défaut; puis les substances ^ "" — '^ ^, du tableau précédent, à savoir, les trois déjà rencontrées,

^|, ^i^"^, écrit ici ^i''^, et ^Pj"^, plus une quatrième, non rencontrée encore, ^ i jf |, «pain blanc (?) »; puis, la famille \ °, qui comprend ici, outre le de la même série sur la stèle précédente, le

/WW\A

|^^,le jj ^'^(= li"^ nemsit) et la pierre à

broyer le grain @ ^ qui étaient rangés, chez Khabiousokari, dans la catégorie sesha.

Les douze cases de la ligne suivante sont entièrement consacrées au mobilier, dont la liste, beaucoup plus développée que chez Khabiousokari, se rapproche plutôt de celle de RahotepàMeïdoum. Elle comprend l'objet incliné

H ^^.^, déjà rencontré sur l'autre stèle, connu chez Amten

et chez Rahotep; la Ub.e o. siège ^1 V' -, cf. les .é-

mes inscriptions; le dossier iji ^ ^, cf. les mêmes in-

scriptions ; le coffre ""^ ^^~^, non rencontré encore, cf.

Rahotep; une tablette "^ inconnue par ailleurs, ainsi

qu'une autre tablette ^^ \'^ ^ et un coffre à couvercle

bombé ^=5 deben : ces sept objets sont ceux en bois de saz. Les noms des cinq autres sont dominés par le titre

Jh^ vj7-7=-, « ébène », désignation non rencontrée en-

core; ce sont ceux du tabouret sans dossier

cf. Rahotep', d'un objet inexpliqué nommé ^ |

1. Le dessin du déterminatif, chez Rahotep principaleiueal , montre qu'il s'agit du siège de proHl cubique, aux assemblages consolidés par l'insertion de pièces de bois arquées entre les pieds et la plate-forme, sur lequel sont assises plusieurs des statues précédemment étudiées.

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gesa^y déterminé par une sorte de supportincliné analogue diVasit ni khit, d'un oljjel -[--j- également inconnu-, du

^ , « sous-main », cf. Rahotep, dont le déterminatif, chez Rahotep comme chez Tepes, ne permet pas de reconnaître la nature, enfin du grand fauteuil jj^ Jf ° ■' tesou,

[| ^ ~*~ chez Rahotep.

Tout en bas de la stèle, dans la même disposition que sur

celle de Khabiousokari, les grandes bêtes à cornes S et c* "^sï, que nous retrouverons réunies chez Rahotep,

puis le jeune bœuf "j q { et les deux volatiles | ""^"^ et J,; ensuite, sur deux rangées, les huit signes du grenier que nous connaissons bien maintenant, avec les noms des fruits

ou grains Jj o o o, cf. Khabiousokari, o "T o, ^-c^l, cigout^ 1 ° ? t^ ■'* **

^o, « blé du Sud », cf. plus haut Nofir, puis )i jf o o o,

A I \'^ I O 1 ^ O "AAAA. O

^ç-^:po, Jl ^5o et J P o, bien connus à toute époque.

Au bas de chacun des deux montants, comme chez Khabiousokari, petite liste répétée deux fois identiquement; six cases, renfermant le vin, arp, et cinq fruits ou grains déterminés par le signe du grenier : ashdou^ nebs et deb, comme dans le petit tableau qu'on vient de voir, puis iarir^it^ « raisins », et pour finir, grains de skhat vert.

Telles sont les inscriptions qui, dans ce tombeau d'im-

1. Le mot n'est pas inconnu dans les listes memphites postérieures ; V. par exemple*^ ' \^ y, ^ dans celle de Merrikhaptah, Mastaba,

p. 119; <C|' -Reliez Ouashptali, ih., p. 268--269 ; etc.

2. Le déterminatif, qui a la forme du pain arrondi q, confirme la supposition précédemment faite à propos de la liste d'offrandes de Noflr et

AArt/VSA -. ^

du pain " ^ qu'on y rencontre : le ^ -|--|- qui nous occupe ici

serait le même pain, ta nen, et c'est par erreur ou plutôt par négligence qu'on lui a donné place parmi les objets mobiliers.

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portance capitale, étaient réunies sur les parements étroits du fond et des parois latérales de deux hautes niches en pierre enchâssées dans la maçonnerie de briques.

Statues a attribuer aux deux périodes qui précèdent

Il faut interrompre l'histoire des chapelles à stèles de pierre, qui bientôt deviennent des chambres entièrement revêtues de dalles de pierre, pour enregistrer ici à leur place chronologique cinq statues en pierre, une statue du Br. Muséum, une statue de Turin, et les trois statues bien connues A. 36, 37, 38 du musée du Louvre. La première, par les caractères de son développement technique et épigraphique, se manifeste postérieure, mais de peu, aux statues de Nezemab qui sont, comme nous savons, du règne de Noutirkha; la statue de Turin, moins ancienne, descend au moins jusqu'à l'époque de Meïdoum ; quant aux statues du Louvre, qui marquent dans l'évolution de la statuaire un stage notablement plus avancé que celui auquel appartient encore la statue de Londres, leurs inscriptions, remplies de titres d'apparence archaïque et souvent incompréhensibles, mais relativement développées et disposées régulièrement en colonnes, se rapprochent par tous ces caractères de celles des panneaux de Hesi qu'on a vus au précédent paragraphe (C). On ne se trompera pas de beaucoup en considérant Sepa comme contemporain de Hesi et de Tetiankhni dont la stèle en pierre, nous l'avons vu, est sans doute aussi du même moment.

Statue d'Aperankhou, 70 a du Br. Muséum.

La seule publication jamais faite de ce monument est celle d'Arundale, Bonomi et Birch, Gallery of Antiquities selected from the Br. Muséum (s. d.), pi. 50, fig. 177 et p. 117. La statue* provient, paraît-il, d'une tombe de Gizeh. Granit rouge; personnage assis sur le siège cubique avec repré-

1. Reproduite dans le présent ouvrage eu frontispice (pi. I).

sentation latérale d'un support de bois incurvé, que nous connaissons bien par les statues delà période antérieure; la hauteur totale, 0'°,66, est notablement plus grande qu'elle n'est pour ces statues en moyenne. L'attitude est également différente : la main droite repose sur le genou, le bras gauche est replié contre la poitrine, le poing serrant le manche d'une sorte de hache ou de bêche dont l'extrémité recourbée repose sur Tépaule. Quant à l'inscription que nous allons voir, elle est sculptée à plat sur les genoux, en bas-relief, et se lit du haut en bas de la cuisse.

Steindorff, en 1893, décrit la statue avec précision et signale ses analogies avec un certain nombre d'autres statues de la période archaïque, qu'il considère comme embrassant les trois statues du Louvre*; il lit le nom propre Anchwa. Depuis lors, on ne trouve plus que de brèves allusions au monument de la part de Wiedemann* et de Gapart'.

L'inscription, d'après l'ancienne publication de Londres, est celle qu'on voit ci- e> !. 1 contre. Le nom propre se compose du mot /--o- ^ Ankhou^ auquel appartiennent les trois s^rvX ' >k premiers signes*, et d'un quatrième signe j- ' \\\ que nous retrouverons terminant le nom ^ ^ T de femme de la statue A. 38 du Louvre. ^ ° — ^ Nous croyons y voir une forme particulièrement ancienne

du dessin memphite du signe [J, à savoir j ; ce dernier ne se distingue de celui qui nous occupe, comme on voit, que par la symétrie de la fourche de l'extrémité supérieure. Au-dessus du nom propre, on lit le titre connu souten iri khit, « fonctionnaire royal », puis le titre « char-

1. Archaïsche àgyptische Statuen, comm. faite à V Archseologische Gesellschaft, Jakrbuch des deutschen arch. Instituts, Arch. Anzeiger, 1893, p. 64-66.

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