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Bec, de Monuments Egyptiens, I, 1902, texte

4. Pour la singularité graphique du groupement des signes, v. ce qui est dit plus haut, chap. III, § I, à propos du cas analogue du cylindre K 1. 11 de Bèt-Khallàf.

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pentier ' des barques » ? Nous ne savons quoi faire, enfin, du groupe vertical de trois signes inscrit à droite en une petite colonne.

Statues de Sepa, A. 36 et 37 du musée du Louvre^ Deux statues absolument identiques, debout, de grandeur naturelle, en calcaire. La chevelure présente la disposition caractéristique de cette époque, en zones minces horizontales coupées en petits frisons rectangulaires. Le poing gauche, Tavant-bras horizontal, serre contre le milieu de la poitrine la longue canne droite; la main

droite tient la massue f qui, sur les bas-reliefs, est portée comme elle doit létre, horizontalement : les nécessités de la technique statuaire, à cette époque, ont contraint l'auteur des statues de Sepa à redresser l'arme et à l'appliquer le long du corps, collée au corps comme les bras euxmêmes. Les jambes, elles aussi, bien que le mouvement

1. Pour le signe de la hache comme titre de fonctionnaire, v. ce qui est dit plus haut, chap, III, § I, A (hn), à propos du cylindre K 5, 7 de Bêt Khallàf.

2. Ces deux statues, ainsi que la statue de femme A. 38 qu'on verra ensuite, sont décrites et appréciées avec une remarquable exactitude, au point de vue de l'époque, par Rougé, Notice des monuments exposés etc., éd. de 18'*9, p. 11-13, éd. de 1852, p. 26-28. Editions ultérieures : 1852, 1855, 1873, p. 39-40, 1879, p. 39-40, etc. A partir de 1873, et jusqu'en 1895, les éditions successives du catalogue de Rougé, refondu par Pierrot : Description sommaire des salles du Musée Egyptien, donnent les trois statues en photographies médiocres, formant une planche après la p. 38. Une autre reproduction ancienne se trouve dans le t. XXX du Magasin Pittoresque. Plus récemment, description et mauvais dessins d'une statue de Sepa et de celle de s,i femme, dans Perrot-Chipiez, Histoire de l'Art, I, p. 636-638. Dessins meilleurs de deux des trois statues, de même, dans VVoernaann, Gescfiicfite der Kunst, I (1900), p. 117. Belle photographie de la statue de la femme, enfin, dans Capart, Les débuts de l'art en Egypte (1904), p. 257, fig. 183. Les trois statues sont reproduites ensemble au présent ouvrage, pi. V.

Les inscriptions des statues ont toujours beaucoup moins attiré l'attention que leurs caractères sculpturaux, et seraient encore inédiles sans les copies, d'ailleurs extrêmement mauvaises, insérées par Pierret dans son Recueil d'inscr. inédites du musée égyptien du Louvre, Il (1878), p. 75.

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de la marche soit rendu avec une perfection remarquable, ne sont point détachées l'une de l'autre.

L'inscription, exactement pareille sur une statue et sur l'autre, est gravée aplat sur le socle, du côté droit du personnage et, de ce côté, face au spectateur; les signes, en relief assez accentué, sont obtenus par ablation du champ dans les limites d'un cadre rectansfulaire.

Le nom de Sepa, au bas de l'inscription, en trois grands hiéroglyphiques de dessin admirable, est surmonté de trois colonnes de titres dont plusieurs présentent des particularités toutes spéciales. « Le

grand du Sud [a], (b)^ prophète

du siège de Khnoumou (c), fonctionnaire royal, huissier chef (oJ), prêtre du taureau blanc (e), Sepa ».

titre déjà rencontré sur les panneaux de Hesi,

au précédent paragraphe ; nous avons renvoyé, à ce sujet, à la discussion de Maspero dans Zî'i. Egyptiennes, II, p. 202-204.

b. Le groupe des quatre signes au-dessous du premier titre est des plus obscurs. Le dernier est un poisson. On

songe au titre ^ — ^ de nombreux cylindres thinites et des

tombeaux memphites de la première époque, c. Titre inconnu par ailleurs.

saboii iri sek, « chef préposé à frapper », titre identique, sous une forme un peu différente, au titre "xJ^

qui revient à plusieurs reprises dans les inscriptions d'Amten, — cf. Maspero, Et. Egyptiennes, II, p. 156-159, — et dans celles de Bab à Saqqarah {Mastaba, p. 105-106). Qu'est-ce maintenant que le signe vertical qui accompagne,

chez Sepa. le groupe ^ — ^? Peut-être, en guise de déterminatif, le signe d'une canne.

e. Titre connu sous les premiers règnes de la IV" dynastie; le premier signe, qui chez Sepa est simplement évasé à

Dt ZOSIK A S.NUFROU 2S9

la base, a ailleurs une forme un peu difFérente et ressemble

à I . C'est ainsi que Khoul'oiiankh, sur un sarcophage du

musée du Caire (Rougé, Inscr. hiérogl., IV), est| x □ 5f^

5__^ I LJ I %^ « prôlre (?) du taureau Apis et du taureau blanc ') ; Khoufoukhaf et Snofroukhaf », moins complète-

ment(/Z^., LXl, LXIV), sont seulement « \ de Hapi » '. Statue de Nesiaper\ A. 88 du musée du Louvre-. Statue de femme debout, de même taille que celles de Sepa, et si évidemment apparentée avec celles-là qu'elle ne peut absolument provenir que du même tombeau. La tête est coiffée en épais bandeaux retombant par devant de chaque côté de la gorge, peignés en mèches verticales.

L'inscription, comme celles des statues précédentes, est gravée à plat sur le socle, du côté droit de la figure, en signes en relief obtenus par ablation du champ dans l'intérieur d'un cadre rectangulaire. La rédaction, très simple, donne : « La préposée aux fonctions royales, Nesiaper ». Le nom propre se termine par le même signe que celui de la statue 70 a du Br. Muséum vue un peu plus haut; nous avons dit que ce signe semblait être

une forme ancienne de y, aper.

Au point de vue de la correspondance entre la série des statues et celles des monuments architecturaux, c'est avec les panneaux de Hesi, nous l'avons dit, que les trois statues du Louvre semblent être contemporaines. On remarquera, outre Tanalogie de disposition des inscriptions en colonnes, sans trait de séparation, et la commune étran-

geté de certains titres, l'apparition du titre '^^^ ^ chez

1. Le taureau blanc, à l'exclusion du taureau Hapi, apparaît en relation avec le culte de Min dans une représentation de la fêle de Min qu'on rencontre au Ramesseum {LD III 162) et à Medinct-llabou (/,/> III, J12 =. Chauipollion, Mon., CCXII).

2. V. pour bibliographie, un peu plus haut, bibliographie coujiuuue des statues A. 36, 37, 38 du Louvre.

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Hesi et chez Sepa; ce titre ne s'est point encore rencontré sur des monuments antérieurs.

Statue de la princesse Retaz (?), 3065 du musée de Turin*. Figure en diorite de femme assise sur le siège cubique habituel de la période ancienne, avec représentation latérale d'un support de bois incurvé. Elle porte une longue et lourde perruque en bandeaux, à surface quadrillée, qui lui donne une certaine ressemblance avec Nesiaper. Sur le socle, l'inscription suivante :

Le nom propre est difficile à lire avec cohésion et à comprendre.

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