‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 103 sur 163 · xiii · texte numérisé non relu

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2. Êsèchiel, xliii. 7 (rendant l'hébreu "^^Û) ; Michèe, v. 1 (variante de apj(^a)v; cfr. Matth., ii. 6; pour rendre l'hébreu h'p'iù — celui qui règne) ; // Chron., xxxi. 13 (pour désigner Azaria, chef de la maison de Dieu, nommé à côté du roi Ézéchias ; correspond exactement à l'hébreu TJ3); Juges, ix. 51 (d'après le Cod. alexandrin us); J Macch., ix, 30; // Macch., XIV. 16. — Le mot est aussi usité par l'auteur des Actes, vn. 10 (Joseph nommé gouverneur d'Egypte); xiv. 12 (les gens de Lystre prennent Paul pour Mercure^ parce que c'est lui qui porte la parole, c'est-à-dire qui est le seigneur du discours); xv. 22 (Barsabas et Silas sont ■fi^oiiiswoi Ev xoTç àSsAcpotç, c'est-à-dire notables, chefs, litt.: meneurs). De même dans l'Év. de Luc, xxii. 26 (« que le plus grand parmi vous » soit comnie le plus jeune et ô -^Youfjisvoç wç ô otaxovwv, i. e. celui qui » est le chef comme le serviteur). » — Cfr. Ép. de Clément Romain aux Corinthiens, xxxvn. 2, où le mot désigne les chefs militaires des Romains, et lxi. 1, qù il désigne les chefs civils.

implique avec les Ttpoiszâix.e^joi des Épitres pauliniennes et les upoeiTxwtec des Postoï^ales. Il y a cependant une nuance sensible entre les deux notions. L'idée de « pouvoir directeur », d' « autorité gouA'ernem entai e » est plus marquée dans l'expression -f,YO'j(jisvoi que dans celle de TTpoï(TTâ[jievot. Nous avons ici le véritable pendant chrétien des apyovxeç de la synagogue juive de la Dispersion, tandis que les presbytres, les seniores, les notables spirituels que nous avons rencontrés jusqu'à présent, se rapprochaient davantage du type patriarcal de la synagogue juive orientale'. Il y a une nuance analogue entre le charisme de la y-uêÉpvïiatç mentionné uniquement dans Y Épître aux Romains etla fonction plus évangélique du berger qui paît son troupeau*. On aurait tort deprétendretrop rattachera ces distinctions subtiles des institutions différentes; il importe néanmoins de les constater, parce qu'elles permettent de saisir en quelque sorte l'atmosphère différente, dans laquelle vivent les chrétiens occidentaux. Évidemment le sens de l'autorité gouvernementale est plus développé chez eux que dans les communautés helléniques ; dès l'abord mieux organisés, ils n'auront pas à passer par une crise aussi grave que les églises pauliniennes pour échapper à l'anarchie et ne seront pas amenés aussi promptement que celles-ci à chercher dans l'épiscopat monarchique un remède héroïque contre un mal dont ils ne sont pas atteints au même point.

A trois reprises l'auteur de YEpître aux Hébreux revient sur les obligations réciproques des conducteurs et des fidèles : « Souvenez-vous de vos conducteurs (fiyouixâvcov » 6[jitbv), qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; contemplez » l'issue de leur carrière et imitez leur foi (xiii. 7). » Et au V. 17 : « Obéissez à vos conducteurs et pliez-vous [à leur » direction] ; car ce sont eux qui veillent sur vos âmes comme

1 . Voir plus haut, p. 108, n. 4, l'observation sur l'usage des termes presbytre et archôn chez les Juifs de la Dispersion.

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