‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 107 sur 163 · XLiv. 6 ; XLVii, 6 ; lvii · texte numérisé non relu

XLiv. 6 ; XLVii, 6 ; lvii

» fjiEv, etc.)'. » Il n'est pas admissible un seul instant qu'il s'agisse d'abord des presbytres considérés comme dépositaires du pouvoir et ensuite des presbytres en tant que membres seniores de la communauté, c'est-à-dire comprenant la totalité des chrétiens vénérables par l'âge'. Les deux dénominations correspondent à deux ordres différents de magistrature chrétienne et il y a une nuance sensible dans les exhortations concernant les uns et les autres : la déférence envers les conducteurs implique une notion de soumission (ÔTcoTaaarôiJLEvoi), d'obéissanco active, qui ne se retrouve pas au même degré dans l'honneur à rendre aux presbytres. Les premiers exercent le pouvoir; les seconds ont une autorité surtout morale.

La distinction entre Xes presbuteroi et les episkopoi ressort

1. La ponctuation du second passage est incertaine ; je préfère appliquer dans les deux passages l'idée de -ctfjir; aux presbytres et celle de «déférence soumise» aux conducteurs. La vieille traduction latine rend Toïç f,Youfj.£votç par praepositis et toùç 7rpo7)You|JiÉvou(; par qui pro nobis sunt.

2. L'évêque Lightfoot commente ainsi L 3 : « The TipecrêuTépotç in tlie )) next clause refers to âge, not to oflQce, as the following vioiç shows. » The presbyters or « elders », properly so called, are exhausled in xoTç » r,-{ouiJ.hoi(;, but thèse are not the only seniors to whom révérence is » due, and Clément accordingly extends the statement so as to comprise » ail older men, thus preparing the way for the mention of « the young» » also as a class. » — L'erreur provient ici, comme dans l'interprétation des Pastorales par M. Holtzmann (v. s., p. 324 et suiv. ; 347 et suiv. ; p. 386), de ce que les Ttpeaê'JTspoi et les vÉot sont pris au sens concret, comme s'il s'agissait de leur âge, tandis que les anciens = les anciens chrétiens, les chrétiens notables ou d'élite, qui ont fait leurs preuves depuis longtemps, et les véoi = les chrétiens de fraîche date (quel que soit leur âge), ceux qui n'ont pas encore suflSsamment fait leurs preuves, à proprement parler les novices dans la toi. Ce qui prouve bien que les vsoi ne sont pas les « jeunes gens » par opposition aux « parents », c'est qu'après avoir parlé de l'instruction qu'il faut donner aux vsot, Clément dit quelques lignes plus loin : -cà •us/.va 'jjxwv zr,<; Iv Xpîaxtu iraiSôtaç li.e'caXaij.SavÉTcouav (xxi. 7).

moins nettement dans VÉpître de Clément, comme il convient dans un document aussi foncièrement occidental \ mais elle n'en est pas moins assurée. Pour la saisir, il est indispensable de suivre l'argumentation de l'auteur, à partir de ce chapitre xl que nous avons transcrit afin de reconnaître la nature du différend qui troublait la communauté corinthienne. Que personne, écrit Clément, ne sorte des limites assignées à ses fonctions (jjlô -aocxgafvwv xov wptff|jiivov -u^ç Xsi- TO'jpY''aî aùxoû /.avôva, ch. XLi). « Les apôtrcs Ont été instruits » pour nousdel'évangile de lapart du Seigneur Jésus-Christ, » Jésus le Christaété envoyé de la part deDieu(xLii.l).Donc » leChrist a été déléguéparDieu et les apôtres par le Christ ; » les deux (délégations) ont eu lieu en bon ordre de par la )) volonté de Dieu (2). Ayant donc reçu leurs ordres et ayant » été confirmes par la résurrection du Seigneur Jésus-Christ » et pénétrés de foi en la parole de Dieu, ils partirent avec » l'assurance qui vient du Saint-Esprit pour annoncer la » bonne nouvelle que le Royaume de Dieu devait venir (3). » En prêchant dans les pays et dans les villes, ils établissaient » leurs prémices, après les avoir éprouvés spirituellement, «en épiscopes et en diacres des futurs fidèles'- (4). Et ce «n'était pas là une innovation; car l'Écriture avait depuis » longtemps parlé des épiscopes et des diacres. Voici, en » efïet, ce que dit l'Écriture : j'instituerai leurs épiscopes en » justice et leurs diacres en fidélité' (.5). »

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