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mains (xxxvii. 2; lxi. 1). Encore ne se sert-if de ce terme que dans les passages où il parle d'une façon générale du respect que les chrétiens doivent à leurs chefs. Dans les chapitres XL et suivants, où il discute le cas des Corinthiens, le terme -fjYOjjjiEvoç disparaît et nous n'avons plus affaire qu'à des épiscopes et des presbytres. Nous rentrons dans les cadres et dans les termes usuels de l'organisation des communautés helléniques.

On conçoit que les rivalités et les luttes intestines des communautés se donnassent tout particulièrement libre cours, lorsqu'il s'agissait de choisir des épiscopes ^ Le fait devait être assez général, puisque Clément affirme qu'il a été prévu par les apôtres et qu'ils ont fixé des règles pour la nomination des évoques justement en vue des conflits qu'elle suscite. Ces règles, nous pouvons les laisser pour compte à l'imagination sacerdotale de l'auteur. Nulle part nous n'avons trouvé la moindre trace de semblables préoccupations administratives dans les documents apostoliques. Elles n'en sont pas moins précieuses comme témoignage des usages qui paraissaient alors légitimes aux yeux des chrétiens de Rome. Les premiers épiscopes passant pour avoir été institués par les apôtres, les autres doivent être choisis par les sXXoYifAot avSpsc;, c.-à-d. par les hommes illustres, par les notables, avec le consentement de toute l'Eglise (ctuveuSo-

•/.Yiaâo-rjî -cviç ex-/.À7)(7Îaç ~à<rr^<;, XIJV. 3). C'est bien CC que UOUS

avions soupçonné en étudiant les Epîtres pastorales'' .

Il résulte aussi de ce passage que, du temps de Clément, les épiscopes étaient généralement maintenus en fonctions, à moins d'insuffisance dans l'accomplissement de leur service, soit qu'ils fussent nommés pour un temps illimité.

1. xLiv. 1. M. Harnack rapproche fort à propos ce passage de la déclaration de Tertullien : « Episcopatùs aemulatlo schismatum mater est » {De Baptismo, 17). — Voir plus haut, p. 296.

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