L AVÈNEMENT DE L ÉPISCOPAT MONARCHIQUE
sur le fond même de leur témoignage historique. Tandis que les Épîtres à Timothée et à Tite ou la Lettre écrite par Clément au nom de l'Église de Rome sont des documents graves, officiels en quelque sorte, ainsi qu'il convient au testament ecclésiastique du grand apôtre des Gentils ou à une consultation accordée par des gens importants à des clients en détresse, les billets envoyés hâtivement par Ignace au cours de sa déportation sont les improvisations d'un exalté, plus remarquable par son zèle que par son intelligence et doué d'imagination plus que de raison. Les paroles n'ont pas la même valeur sous sa plume que sous celle de ses contemporains d'esprit plus posé. On ne transcrit pas Tertullien au même diapason qu'Origène et l'on n'applique pas aux textes de Joseph de Maistre la même mesure qu'à ceux de Tocqueville.
Il s'agit donc d'examiner les argumrjnts que la critique a fait valoir contre l'authenticité des Epîtres cV Ignace, en replaçant celles-ci dans leur véritable milieu historique et en se plaçant soi-même au point de vue d'une saine psychologie littéraire. Nous nous bornerons ici à résumer cette discussion que nous avons déjà exposée ailleurs\ Sous réserve d'inter-
1. Dans la littératui-e abondante sur les Épîtres (Vlgaace nous nous bornerons à signaler ici les travaux de Cureton, Vindiccae If/naUanae, 1846, et Corpus Ignatlanum, Londres, 1849; Bunsen, Die drei af'chten und die vier unaechteii Briefe des Ignatlus aon Aatiochlea etlgnatius iind seine ZeU {B.amho\ii'g, 1841); F. Chr. Baur, Die ignatianischen Briefe und ihr neuester Kritiker (1848); Th. Zahn, Ignatlus von Antiochicn (Gotha, 1873) et surtout la magniflque édition avec introduction et commentaire de l'évêque Lightfoot, The apoâtollc Fathers. II. S. Ignatlus, S. Polycarp (Londres. Macdiillan, 3 vol., 2= éd. en 1889). Nos citations sont faites d'après cette édition.
Pour les travaux antérieurs, l'histoire sommaire de la critique et le développement des raisons favorables à l'authenticité, que je me borne à indiquer dans le texte, voir les Études sur les Origines de VÉplscopat, La valeur du témoignage d'Ignace d'Antloche, que j'ai publiées dans la Reçue de l'Histoire des Religions, t. XXII (1890) et en tirage à part
polations que Toq peut soupçonner plutôt que démontrer, il n'y a pas de raisons sujQSsantes pour contester l'authenticité des sept épîtres d'Ignace mentionnées par Eusèbe, dans la recension grecque la plus courte, savoir les Épîtres aux Éphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Romains, aux Philadelphiens, aux Smy miens et à Poly carpe*. Les trois épîtres abrégées, retrouvées en version syriaque par Cure ton, doivent être considérées comme une réduction du texte grec et non comme la traduction intégrale d'un texte originel, moins développé que la plus courte des recensions grecques conservées'. Quant à la recension grecque plus longue des sept épitres susmentionnées, elle est postérieure à Eusèbe et par conséquent dénuée de toute autorité historique.
L'existence même d'un personnage nommé Ignace, originaire d'Antioche, ne saurait guère être mise en doute, pas
chez Leroux, à Paris (1891). Les renvois à ce travail antérieur visent la pagination de la, Revue.
1. La longue recension grecque contient treize épîtres : les sept susmentionnées et de plus la correspondance entre Ignace et Marie de Cassobola, les Épitres aux Tarsiens, aux Antiochiens, à Héron (diacre d'Antioche et successeur d'Ignace) et aux Philippiens. L'inauthenticité de ces six épîtres ne se discute plus. Le moyen âge connaissait encore quatre lettres en latin, dont deux adressées à saint Jean l'apôtre, une à la Vierge, et une de la Vierge à Ignace. Voir La valeur du témoignage d'Ignace, p. 3 et suiv.
2. Cfr. ibid., p. 7. Pour l'enquête à laquelle nous procédons, la restriction de l'authenticité aux trois seules Épitres retrouvées par Cureton en version syriaque abrégée, ne modifierait pas la portée essentielle du témoignage d'Ignace en faveur de l'épiscopat monarchique. Ce sont les Ép. à Polycarpe, aux Éphésiens et aux Romains. Les deux premières présentent le même esprit épiscopaliste que dans la courte recension grecque.
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plus que la réalité de son martyre à Rome sous Trajan ^ . Les témoignages que l'on fait valoir pour établir qu'il fut mis à mort à Antioche, non à Rome, — ce qui entraînerait l'inauthenticité des É pitres, — sont très tardifs et dénués de valeur, tandis que la consommation de son martyre à Rome est déjà attestée par Origène^ La tradition est unanime à confirmer le fait.
1. On ne peut pas préciser davantage. Eusôbe, dans la Chronique (éd. Schœne), mentionne le martyre d'Ignace sous l'année 2123 d'Abraham, correspondant à la dixième année de Trajan (107). Il a groupé sous cette date, c'est-à-dire au milieu du règne de Trajan^ les diverses persécutions contre les chrétiens dont il a connaissance à cette époque, y compris les condamnations prononcées par Pline le Jeune. Or, il est certain que le proconsulat de celui-ci en Bithynie dura de l'automne de l'an 111 au début de l'an 113 (cfr. Mommsen, dans Hermès, III, p. 55 et suiv.). Il n'y a aucune raison d'attribuer une plus grande exactitude à la date qu'il donne pour le martyre d'Ignace. Les Acta, en eïïet, sont trop tardifs pour avoir une autorité chronologique quelconque. Il ne nous parait pas invraisemblable que la condamnation ait été prononcée durant le séjour de Trajan à Antioche (fin 113 à 115), peut-être à la suite du tremblement de terre qui affligea la ville à la fin de Tan 115. Voir la note suivante et la discussion chronologique très approfondie de l'évêque Lightfoot. O. c, t. II, p. 4.35 et suiv. M. Lightfoot a tort de ne pas vouloir reconnaître que, tout en repoussant le roman des Actes d'Ignace, dits m Antiochiens », et les détails légendaires fournis par Jean Malala, il y a cependant une certaine vraisemblance à rattacher la condamnation d'Ignace, certainement prononcée à Antioche, à une catastrophe qui devait avoir éveillé les fureurs des païens contre les impies. Nous montrons ci-dessous que cela n'implique nullement la consommation du martyre à Antioche, comme Volkmar l'a prétendu. — En tout cas, il nous paraît que le martyre d'Ignace doit être postérieur à l'an 112, puisque l'ignorance de Pline (Epist. 96) sur l'attitude qu'il doit adopter à l'égard des chrétiens deviendrait incompréhensible, s'il y avait eu auparavant dans la province de Syrie des poursuites officielles contre des chrétiens en tant que chrétiens. Eusèbe (H. E., III. 36) parle aussi du martyre d'Ignace après avoir mentionné la persécution de Pline.
2. Cfr. mon étude sur La valeur du témoignage d'Ignace, p. 9 et p. 159-160. —, Origène, F/a Homilia' in Lucam (éd. Delarue, III,
448 LES ORIGINES DE l'ÉPISGOPAT
Le même Origène cite VÉpître d'Ignace aux Éphésiens et connaît ceWe aux Romains. Cette dernière est déjà citée par lrénée\ Lucien le Satirique, dans sa caricature du charlatan religieux qui exploite tantôt la crédulité chrétienne, tantôt la badauderie païenne, semble bien avoir eu connaissance de l'histoire d'Ignace et de la série de lettres écrites par lui aux églises d'Asie peu de temps avant sa mort*.
938 a). — L'hypothèse du martyre d'Ignace à Antioche ne s'appuie que sur une interprétation inexacte d'un passage de Jean Malala, auteur syrien du VI° siècle [Chronographia, éd. de Bonn, p. 275 et 276); cet historien, en effet, dit simplement: èfxap-:jp-/)(7£v oï Itz\ auTO'j (c'est-à-dire: sous lui, sous son règne, et non- en présence de lui, suivant l'usage constant d'Eusèbe et des inscriptions) ■zô-zt b aytoç 'lyvàTio; ô £7r'!ff-/.o-oç T-?jç tzôXsw; ^A^j-zioy^Biaç, en parlant du séjour de Trajan dans cette ville lors du tremblement de terre de l'an 115, sans spécifier le moins du monde que le martyre ait été subi à Antioche même. Il reproduit donc la tradition représentée pas les Acies cV Ignace dits « Antiochiens », d'après lesquels Ignace est condamné à Antioche, mais livré aux bêtes à Rome. — Je ne comprends guère comment M. van Loon (De Kritieli dep Ignatiaiia in onze dagen, « Theologisch Tijdschrift », 1893, p. 297 et suiv.) a pu me faire un reproche de ne pas accorder suffisamment d'importance à ce témoignage tardif et si peu précis, mêlé au récit de toute sorte de légendes sur la manière dont Trajan s'amusait à ridiculiser par d'affreux martyres les croyances des chrétiens. Si Jean Malala avait vraiment voulu dire qu'Ignace était mort à Antioche, il eût été en désaccord avec la tradition ayant cours parmi les chrétiens de cette ville, puisque Jean Chrysostome et Sévère, dans leurs panégyriques d'Ignace prononcés à Antioche, suivent la version du transfert à Rome. On se demande aussi pour quelle raison le faussaire ou l'imagination populaire auraient inventé la transportation à Rome.
1. Origène, ibidem, cite Éphés., xix, et dans le traité sur le Cantique des Cantiques (trad. de Rufln, Prologue, m. p. 30) il rappelle, en nommant Ignace, une expression caractéristique de VÉp. aux Romains, eh. VII : « Meus autem amor cruciflxus est. » — Irénée {Adc. Haer., V. 28, 4) cite Ép. aux Rom.., ch. iv : « Frumentum sum Christi et per dentés bestiarum molor ut mundus panis inveniar. » Il est puéril de prétendre qu'Irénée en attribuant ces paroles à quidam de nostris ne peut viser qu'un des confesseurs de Lyon.
2. Lucien, De Morte Peregrini, xi à xm, xvi, xli. — Voir Reo.
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Enfin XÉpUve de Polycarpe aux Philippiens atteste formellement le passage d'Ignace à PhilippeS;, rexistence de lettres écrites par lui à Polycarpe et d'autres lettres encore. Ce dernier témoignage dispenserait de tous les antres, tant il est catégorique, si par sa netteté même il n'avait suscité quelque défiance, comme la déposition d'un ami complaisantj plus préoccupé de couvrir l'accusé que de dire toute la vérité.
Le sort de cette Épitre, en effet, est intimement lié à celui des Lettres d'Ignace. Des paroles mêmes de Polycarpe il ressort qu'elle fut adjointe à quelques-unes de ces dernières,
Hist. des Rel., t. XXII, p. 16 et suiv. : à noter spécialement l'envoi, par les principales communautés asiatiques, de délégués qui viennent visiter Peregrinus dans sa prison, et l'envoi d'une série de lettres adressées par Peregrinus, peu de temps avant sa mort, aux villes les plus importantes d'Asie pour leur donner des lois, leur adresser des exhortations et, pour ainsi dire, ses dispositions testamentaires. — M. Renan, quoiqu'il rejette l'authenticité des Épitres ignatiennes (sauf celle aux Roniaias), admet néanmoins que Lucien les a connues (Les Éoangiles, p. 493, 494, n. 2). — M. Vôlter, en dernier lieu dans : Die [gnatianischen Briefe aufihren Ursprung unterszicht, 1892,Tubingue, p.97et suiv., spécialementp. 112, a été jusqu'à^ faire de Peregrinus, durant sa période chrétienne, l'auteur des Épîtres ignatiennes, sauf celle aux Romains qui aurait été composée plus tard pour rendre un nouveau crédit aux autres, discréditées par l'apostasie de Peregrinus. Je ne saurais trop m'élever contre de pareilles combinaisons qui sont de purs romans. Il ne suffit pas d'établir à grand renfort d'érudition qu''elles sont possibles ; il faudrait encore trouver le moindre fait historique ou le moindre document positif pour les y rattacher. La seule chose à retenir de cette fantaisie critique, c'est le parallélisme très étudié entre le Peregrinus de Lucien et l'Ignace chrétien. — Les objections de M. van Loon (Laatste versckifnsele/t op het gebied der Ignatiaansche Kritiek, Theologisch Tijd.^chrifé, 1888, p. 436) ne portent que sur les exagérations du parallèle tracé par M. Vôlter dans un écrit antérieur. Il ne faut pas oublier que Lucien dans le De Morte Peregrini, n'écrit pas de l'histoire, mais une satire de certains travers et de quelques superstitions de son temps, dans laquelle il utilise librement et suivant les besoins de sa thèse les histoires réelles dont il a connaissance.
dès l'origine, dans un même envoi aux chrétiens de Philippes. Cette association s'est maintenue dans les manuscrits grecs de basse époque et dans la plupart des textes de la version latine^ et la critique moderne l'a confirmée en consens qu'elle s'est fondée justement sur les relations étroites entre les deux correspondances pour attaquer leur authenticité. Personne n'aurait jamais réussi à faire admettre le caractère pseudépigraphe de l'Épître de Poly carpe aux PhîUppiens, si la condamnation des Lettres d'Ignace n'avait pas entraîné celle de leur principal garant. On ne saurait imaginer d'œuvre plus anodine et, somme toute, plus insignifiante. Elle est un tissu de lieux communs et de réminiscences d'écrits antérieurs, tels que la 7''® Épître de Pierre, YÉpître de Clément et les Pastorales ; le même esprit, les mêmes tendances fondamentales que nous avons relevées dans ces dernières, s'y retrouvent. Poly carpe est un chaleureux défenseur « de la parole qui nous a été transmise dès le début » {vu. 2), de la saine doctrine traditionnelle communiquée par Dieu et par Christ, en opposition aux hérésies qui pullulent en Asie-Mineure et qui, dans les communautés d'origine paulinienne, ont tout naturellement pris un cachet docétique accentué. Il y a un peu "d'étroitesse d'esprit et, — qu'on nous permette de le dire, — un peu de naïveté d'homme de cabinet vivant hors de la complexité réelle des choses, à déduire de l'excommunication lancée par Polycarpe contre certaines erreurs qu'il ne peut s'agir dans sa pensée d'une hérésie autre que celle de Marcion. « Quiconque, — est-îl dit au )) chap. VII, — ne confesse pas que Jésus-Christ est venu en » chair^ est un antéchrist. Quiconque ne confesse pas le » témoignage delà croix, est issu du diable, et quiconque
1. Voir éd. Lightfoot, t. I, p. 546 et suiv. Le fait ne tire pas à conséquence, l'association des textes provenant de la parenté des sujets traités plutôt que d'antécédents diplomatiques. L'association de VÉpitre de Polycarpe et de Y Épître de Barnabas est encore plus fréquente dans les mss. grecs.
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)) arrange les paroles du Seigneur au. gré de ses propres » passions et prétend qu'il n'y a ni résurrection, ni jugement, )) est un premier-né de Satan. » Alors, parce qu'il nous est raconté par Irénée que Polycarpe, un jour, traita Marcion de « premier-né de Satan ^ » et parce que Marcion était docète, il faut que tout ce passage vise Marcion!
Les historiens qui soutiennent des thèses pareilles ne sont pas précisément en odeur de sainteté auprès des gens d'église conservateurs. Il semble, en vérité, qu'ils devraient savoir, par expérience, combien l'orthodoxie de tous les temps est prodigue d'aménités de ce genre. Est-ce que pour les chrétiens des temps apostoliques et postapostoliques tous les fauteurs de doctrines adverses ne sont pas les enfants du diable? Est-ce que Marcion était seul à professer le docétisme? Est-ce qu'il y a dans ce passage et dans toute l'Épitre une allusion quelconque aux doctrines spécifiques du gnosticisme marcionite, notamment au dualisme qui le distingue tout particulièrement? Il faut bien se mettre dans l'esprit que le docétisme est une des formes normales, essentiellement primitives, sous lesquelles le paulinisme s'est développé. Quoiqu'il soit tout à fait contraire à la sotériologie paulinienne, il est en quelque sorte un fruit naturel de la christologie du grand apôtre pour lequel le Christ céleste ou glorifié semble seul exister, tandis que la vie terrestre, humaine du Christ, est passée sous silence. De cette vie terrestre, Paul ne garde en réalité que la mort du Christ sur la Croix, le « mvstère ou le scandale de la Croix ». scandale non moins choquant pour le Juif ou le chrétien hellénistique, habitué au Logos idéal, -spirituel, que pour le Juif palestinien rêvant d'un Messie triomphant sur la terre. Dès l'abord l'apôtre a eu à combattre lui-même des adversaires, qui n'étaient pas uniquement des jlidaîsants, et qui niaient la réalité du témoignage de la Croix, de la résurrection des
1. h'énée, Adi^\ H^er., III. 3-4, cité pai^ Eusèbe, H. E., IV. 14.
morts et du JugementV Une pareille adaptation du christianisme à l'idéalisme de la spéculation judéo-alexandrine s'imposait en quelque sorte à tous ceux qui étaient plus sensibles aux beautés de la métaphysique qu'aux exigences de la sotériologie paulinienne, trop réaliste à leur gré. Bien loin d'être des erreurs propres au milieu du second siècle, les hérésies combattues par Polycarpe sont tout justement celles qui, dès le début, furent inhérentes à la spéculation hellénistique et contre lesquelles s'élève également l'auteur des Pastorales % tandis qu'il n'est pas possible d'y relever une seule allusion aux grands systèmes gnostiques du second siècle ni au montanisme.
De tous les arguments dirigés contre l'authenticité de VÉpître de Polycarpe aux Philippiens il n'y a vraiment de sérieux que le reproche d'être intentionnellement un sauf conduit pour les ÉpUres d'Ignace. « Je vous exhorte tous, » est-il dit au ch. ix, d'obéir à la parole de justice et de vous » exercer à l'endurance dont vous avez eu l'exemple sous les » yeux, non seulement dans les bienheureux Ignace, Zosime » et Ruf us, mais encore chez d'autres parmi les vôtres et en » Paul lui-même ainsi que chez les autres apôtres. » Et au chapitre xiii : a Vous m'avez écrit, vous et Ignace, que si » quelqu'un se rend en Syrie il se charge aussi de vos lettres. » Dès que je trouverai une occasion convenable, je le ferai, » soit que j'y aille moi-même, soit que j'envoie quelqu'un, » aussi pour vous. Nous vous avons envoyé, selon vos ins-
1. Galates, v. 11 ; Rom., vi. 1-14; xi. 9 ; / Cor., i. 18-26; n. 2; // Coi\, XV en entier; / Thessal., iv. 13 ei suiv.; Coloss., ii. 9-15. — Le docétisme est combattu aussi dans la /'''' Èpitre Johannique (rv. 2 et suiv.). — Dans la théologie de VÉpître aux Hébreux la vie terrestre de Jésus n'a pas non plus de valeur. Sur l'antiquité du docétisme dans les premières communautés chrétiennes, voir mes Études, etc., dans Reoue de l'Hist. des Rel., t. XXII, p. 138 à 145. — Voir aussi plus haut, p. 200 â 203.