‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 121 sur 163 · Ad Magn., ni · texte numérisé non relu

Ad Magn., ni

déjà qu'un bon chrétien ne devait pas mépriser ses conducteurs spirituels à cause de leur jeunesse^ . Le fait que dans son Epitre aux Philipp.iens Polycarpe se range parmi les « presbytres » ne saurait pas davantage être invoqué ici; nous avons montré à satiété que le presbytérat n'est pas un privilège de Tàge, mais de la notabilité, du zèle et de la constance dans la foi. Dans beaucoup d'églises protestantes contemporaines il y a des anciens qui n'ont pas plus de trente-cinq ans. Bien loin d'être une objection à l'authenticité de l'Épître d'Ignace à Polycarpe^ la jeunesse relative de celui-ci constitue plutôt un argument de nature à la confirmer. Le ton paternel, déjà signalé, le fait même d'adresser des conseils au conducteur d'une des principales communautés chrétiennes, s'expliquent bien mieux dans l'hypothèse de la jeunesse du destinataire. Il est naturel qu'un chrétien déjà âgé recommande au jeune episkopos, Polycarpe, de continuer sa course avec plus d'ardeur (r. 1)-, de justifier la confiance qui lui a été témoignée en déployant le plus grand zèle dans les affaires temporelles et spirituelles (i. 2), de se consacrer à d'incessantes prières et de demander à Dieu une intelligence supérieure à celle qu'il possède déjà (i. 3). On conçoit qu'un homme d'expérience dise à un jeune conducteur spirituel : Sois ferme et n'aie pas peur de ceux qui enseignent autre chose que toi (m. 1); sois plus zélé que tu ne l'es (m. 2); montre-toi un homme solide (iv. 1); réunis plus souvent des assemblées; recherche chaque fidèle individuellement (iv. 2); ne dédaigne pas les humbles (iv. 3); évite les mauvaises pratiques et consacre tes homélies

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