‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 128 sur 163 · Voir plus haut, p. 306 à · texte numérisé non relu

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» et aux diacres comme à Dieu et au Christ ' , » ou brodé quelques bizarres métaphores sur le thème de la soumission aux épiscopes et aux presbytres que Clément de Rome recommande aux chrétiens séditieux de Corinthe, en se prévalant des analogies que lui fournit la discipline militaire romaine * .

Les rapports des presbytres et de l'évêque ne ressortent pas au premier abord des témoignages fournis par les Épîtres d'Ignace et, quand on cherche à dégager du fatras d'hyperboles où se complaît l'auteur, des renseignements positifs sur la situation ecclésiastique des communautés helléniques d'Asie, on constate bientôt que la reconstitution obtenue ne diffère pas très sensiblement de celle que donne l'analyse des Pastorales. Assurément, d'après Ignace, les presbytres doivent donner l'exemple de la soumission à l'évêque: l'union tant désirée est à ce prix. Toutefois cette soumission n'est pas l'obéissance d'un inférieur à son supérieur, mais l'union ou l'accord du conseil de l'association avec son pouvoir exécutif.

Dans les églises helléniques d'Asie visées par Ignace, les presbytres forment un corps fermé, xmpresbyterion, comme dans les Pasto7^ales\ et même pour un épiscopaliste comme lui, ce collège presbytéral est le conseil de l'évêque; l'auteur le compare volontiers au conseil des apôtres *. Les presbytres sont avec l'évêque les TrpoxaGvjasvot''; ils sont avec lui aux

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