Voir plus haut, p
les membres impurs ^ . Est-ce l'assemblée populaire de tous les chrétiens de Philippes qui est appelée à opérer cette destitutiouj ou bien Polycarpe s'adresse-t-il aux seuls membres du collège des presbytres? La question n'est pas susceptible d'une solution précise. Les exhortations adressées aux presbytres sont si bien confondues avec celles qui concernent vraisemblablement tous les fidèles qu'il est très difficile de les distinguer". De plus, la partie de VÉpîti^e qui traite de la révocation de Valens ne nous est pas parvenue dans le texte originel, mais seulement en traduction latine. Toutefois, dans la pratique, le résultat de l'intervention de Polycarpe devait être le même dans les deux cas. Sa lettre, en efïet, est envoyée à F « église de Philippes », c'est-à-dire à la communauté tout entière ; par conséquent, tous les chrétiens de cette ville sont invités à priver Valens de sa dignité presbytérale, soit directement par un vote de l'assemblée plénière, soit, — ce qui est plus vraisemblable', —
1. « Nimis contristatus sum pro Valente, qui presbyter/acii«s est » aliquando apud vos, quod sic ignoret is locum, qui datas est et. » Moneo itaque, ut abstineatis vos ab avaritla et sitis casti, veraces. » Abstinete vos ab omni malo. Qui autem non potest se in his guber- » nare, quomodo alii pronuntiat hoc? Siquis non se abstinuerit ab ava- » ritia, ab idololatria coinquinabitur. . . . Valde ergo, fratres, contristor » pro illo et pro conjuge ejus, quibusdet Dominus pœnitentiam veram. » Sobrii ergo estote et vos in hoc ; et non sicu4. inimicos taies existi- » métis, sed sicut passibilia membi-a eterrantia eos reoocate, ut omnium » vestrum corpus salvetis. » — Le délit de Valens porte évidemment sur une question d'argent; par amour de l'argent il a violé la pureté des mœurs et il semble avoir menti ensuite pour cacher sa faute. Sa femme paraît avoir pris une part active à ses méfaits. Il s'agit probablement de quelque infidélité aux obligations chrétiennes dans les rapports avec les païens pour des motifs intéressés.
2. Seul le ch. vi nomme expressément les presbytres. Mais le début du ch. IV peut aussi être considéré comme spécialement adressé à ces mêmes presbytres; de même la fin du ch. x (Sobrietatem ergo docete ôrhnes) qui précède immédiatement lé passage relatif à "Valens ; mais le ch. XII a de nouveau une portée générale.