‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 135 sur 163 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

indirectement, en approuvant ou en confirmant une décision prise par le conseil des presbytres. De toute manière nous avons ici un témoignage formel à l'appui de la thèse que le conseil des presbytres n'était pas simplement la réunion des chrétiens les plus âgés de chaque église, mais un collège de notables ou de dignitaires dans lequel il fallait être introduit par une nomination et dont on pouvait être éliminé par révocation ^ En outre, la souveraineté de la communauté s'affirme encore une fois ici de la façon la plus claire.

Sur les diacres les Épîtres d'Ignace et de Polycarpe sont d'accord et ne nous apprennent rien de plus que ce que nous avons déjà trouvé dans des documents antérieurs. La seule différence, déjà signalée, c'est qu'à Philippes les diacres sont associés aux presbytres, tandis qu'Ignace les rattache plus étroitement aux épiscopes. Ce dernier professe pour eux une estime toute particulière : non seulement il les mentionne expressément avec l'évéque et les presbytres parmi les dignitaires à l'égard desquels il réclame avec tant d'ardeur la soumission des fidèles", mais il éprouve pour eux une sympathie spéciale^ probablement parce que ce sont des diacres qui, dans chacune des églises où il s'arrête comme prisonnier, lui rendent toute sorte de menus services ou qui sont délégués auprès de lui par les églises où il ne passe pas ^ Les diacres ne sont pas seulement chargés du service

Page 1