‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 24 sur 163 · Voir plus haut, p. 78 et suivantes · texte numérisé non relu

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2. C. I. G., 9902 (YepouCTiocp^T]? oruvaYWYY^ç A'jyouff'û-rja-iwv, à Rome; il y en avait donc un dans chacune des synagogues de Rome) ; C. l. L., IX. 6221,6213 (à noter la forme ■^zpo'Jiiipytxtv, tandis que dans les inscriptions de Rome la forme Y£pooatâpy;/jç est usuelle); X. 1893 (à aie, à Marano près de Naples).

les deux mots ne seraient que deux dénominations distinctes d'une même fonction \ Pour cet historien, en efîet, il n'y avait pas dans les synagogues juives de la Dispersion une YEpouaia distincte de la communauté ; la -^spoudia. n'est pas un conseil ; Yordo et le collegium se confondent. Le président de la Yspoudîa ne peut donc être que le président de la synagogue. Ces conclusions ne nous paraissent pas acceptables. Il est vrai que selon toute probabilité il n'y avait pas entre les apj(^ovT£(; et le collège synagogal un conseil intermédiaire appelé yspoucrîa ; ce rouage complémentaire existait à Alexandriej où la colonie juive avait une organisation particulière ; il n'existait certainement j^as à Bérénice, et comme on n'en trouve aucune trace ailleurs, il y a lieu d'admettre que la plupart tout au moins des synagogues 'de la Dispersion ne présentaient aucun conseil de ce genre ^ Mais les archontes formaient eux-mêmes un conseil qui devait avoir son président ou directeur, ce président n'eût-il aucun privilège par rapport aux autres membres. Or^ ces administrateurs qui, sur les inscriptions grecques, portent le nom ài'archontes sont exactement la contre-partie des ■i:p£!î6jTspot de la synagogue palestinienne, des Y'^'wptii.ot ou lïpcoxeuovxsç de Josèphe*. Sans doute le terme de irpeCTêkcpo? ne se rencontre que d'une façon exceptionnelle dans les inscriptions provenant des Juifs de l'Empire romain \ parce que la dénomination cor-

1. Der Religioiisfreviel nach rômischeii Recht, dans Von Sybel's Historischc Zeitschrift, LXIV, 3 (1890), p. 421 à 429.

2. M. Sehiirer, O.c, explique l'absence de toute expression signifiant « membre de la ysooLio-'a )), dans les inscriptions, en supposant que l'on ne mentionnait que les magistratures proprement dites dans les épitaphes. La qualité « d'ancien » ou de membre de la yspouaia ne correspondait pas, d'après lui, à une fonetii>n déterminée. On ne voit pas bien ce que M. Schurer se représente sous le nom de Yspoucrîoc. Il nous semble que l'explication proposée ci-dessus rend beaucoup mieux compte des faits.

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