‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 31 sur 163 · Cor., IX. 2; xv. 31; // Cor., i. 12; m. 2; vu · texte numérisé non relu

Cor., IX. 2; xv. 31; // Cor., i. 12; m. 2; vu

Christ à leurs personnes. De là bien des confusions qu'il s'agit de prévenir en distinguant nettement la double conception primitive des origines de l'apostolat. Chez les auteurs chrétiens de l'âge apostolique ou du second siècle, le sens précis du mot apôtre reste flottant et l'attribution de ce titre varie beaucoup, à tel point que le témoin le moins mal informé de la littérature chrétienne primitive que nous ayons dans l'antiquité, l'historien Eusèbe de Césarée, admet qu'un très grand nombre des cinq cents frères, devant lesquels le Christ ressuscité apparut d'après Paul, furent comme celui-ci apôtres du Christs II suflSt de constater cet état de la tradition au début du IV® siècle pour reconnaître combien elle resta incertaine ; la tendance à rattacher la fondation d'un nombre toujours plus considérable de sièges épiscopaux aux apôtres rendait nécessaire^de conserver une certaine latitude pour l'attribution de cette qualité aux premiers missionnaires. Mais, lorsqu'on veut se rendre compte du sens précis que le mot avait au temps de saint Paul, il n'y a aucune utilité à rechercher quelle signification ou quelle portée lui donnaient Irénée, Tertullien ou Origène.

Il serait plus important de déterminer exactement le rapport qui existait entre les zx>^-[-i%t\^\^{ et les àTrôa-uoXot, expressément distingués dans l'énumération des fonctions que fournit VÉpître aux Éphésiens. Nous aurons l'occasion de revenir plus loin sur ces éDangélistes. Ils sont rarement mentionnés dans le Nouveau Testament et ne paraissent pas

1. Eusèbe, Hist. EccL, I. 12. — Eusèbe, comme déjà Irénée et Tertullien, transforme les soixante et dix disciples en apôtres. M. Lightfoot, dans le commentaire déjà cité sur VÉpitre aux Galettes, p. 100, n. 1, signale la même extension du titre apostolique dans les Ancient Syriac Documents, de Cureton, p. 3 et p. 34. — Dans la Didachê nous retrouverons des apôtres, qui n'ont certainement pas reçu une délégation personnelle et immédiate de Jésus (voir plus bas, iv° section, §3, II, n» 2).

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dans les épitres paiiliniennes d'une authenticité assurée\ Le témoignage le plus ancien que nous en ayons est dans un fragment du récit de voyage d'un compagnon de Paul, inséré par l'auteur des Actes des Apôtres au chapitre xxi, v. 8, où Philippe, a l'un des sept », qui habite Césarée de Palestine avec ses quatre filles prophétesses, est qualifié d' « évangéliste ». Mais le nom seul ne nous apprend pas grand'chose et le peu que l'on sait de ce Philippe n'est pas propre à éclairer la question. D'après les traditions hiérosolymites recueillies par l'auteur des Actes, il aurait été l'un des sept représentants hellénistes dans la communauté primitive de Jérusalem et il aurait porté l'évangile aux Samaritains, sans toutefois être capable de leur conférer le Saint-Esprit. D'après une autre tradition, recueillie par le même auteur, mais émanant d'un autre milieu, il aurait été en quelque sorte un précurseur de Paul en conférant le baptême à l'eunuque éthiopien de la reine Candace, et il aurait été miraculeusement enlevé j^ar l'Esprit du Seigneur'. Enfin, dans la tradition chrétienne postérieure, il s'établit une inextricable confusion entre Philippe^ l'apôtre, et Philippe, l'évangéliste', qui ne peut s'expliquer sinon par le fait que le

1. Le terme est employé : Actes, xxi. 8; Ép. aux Éphésiens, iv. 11, et // Timothée, iv. 5.

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