‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 34 sur 163 · Cor., XII · texte numérisé non relu

Cor., XII

146 ORIGINES DE l'ÉPISCO^AT

comme un office institué par Dieu, et les 8tà>covoi sont identifiés ici aux XetxoupYoC.

Du moment que ces expressions ont un sens aussi général et s'appliquent à toute espèce de services, il n'y a rien de surprenant à ce qu'elles désignent aussi les services. d'assistance mutuelle que les frères doivent se rendre les uns aux autres. On ne saurait donc conclure h l'existence d'un diaconat proprement dit, du fait qu'à plusieurs reprises le service de la collecte organisée pour venir en aide aux saints de Jérusalem est appelé diakonia.Cela, ressort avec évidence du contexte'. Il ne viendra à l'esprit de personne de supposer que Paul ou que les églises de Macédoine aient rempli des fonctions de diacres dans la communauté de Jérusalem.

Il n'y aurait pas même eu lieu d'insister, si les épîtres ne contenaient pas deux ou trois passages où l'apôtre semble viser des fonctions spéciales et déterminées en désignant certaines personnes comme diacres. On peut laisser de côté, comme rentrant dans le sens général déjà étudié, le v. 15 du chap. XVI de la première Épître aux Corinthiens , où il est dit que la famille de Stéphanas s'est consacrée au service des saints. Mais que penser de la recommandation insérée au début du chap. xvi de Y Épître aux Romains: « Je vous » recommande Phoebe, notre sœur, qui est diakonos de )) l'église de Cenchrées, afin que vous l'accueilliez dans le » Seigneur comme il convient aux saints et que vous lui » veniez en aide pour ce dont elle aura besoin ; car elle- » même a eu l'occasion d'être la protectrice d'un grand )) nombre (de frères), et notamment la mienne? » Faut-il traduire diaconesse ou serviteur? Pour tout autre texte dans des conditions analogues il n'y aurait pas d'hésitation;

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