Eusèbe, H. E.,lll. Z2. % etsuiv
Et quand Tempereur les interrogea sur le règne du Christ, ils répondirent que ce n'était pas un règne terrestre, mais céleste et angélique, le Christ devant venir à la fin des temps juger les vivants et les morts et donnera chacun selon ses œuvres. Domitien, rassuré par l'aspect de ces pauvres gens, les laissa rentrer chez eux, où ils furent accueillis comme des martyrs de la bonne cause et mis à la tête des églises en qualité de témoins du Christ et de membres de la famille du Seigneur \ En vérité, ce ne sont pas là des histoires qu'on invente. La dernière porte en elle le plus pur cachet d'authenticité et suffirait à elle seule à garantir l'existence de la conception légitimiste du gouvernement ecclésiastique, dont étaient pénétrés les chrétiens de Jérusalem pendant le dernier tiers du premier et le premier tiers du second siècle. Les détails paraissent inexacts ; on a quelque peine à concilier l'épiscopat de Syméon, fils de Clopas, depuis le siège de Jérusalem jusqu'à Trajan, avec les fastes épiscopaux de Jérusalem tels que les donne Eusèbe ou avec les traditions contradictoires sur le successeur de Syméon. Il faut renoncer à voir jamais clair dans ces questions accessoires ^ Mais