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860 LES ORIGINEIS DE l'KPISCOPAT
miler purement et simplement au presbytérat, même dans des documents tels que ceux-ci.
Il y a donc tout lieu de penser que dans les églises syropalestiniennes dont ces textes émanent, il y avait à la fois des presbytres, des évéques et des diacres: les presbytres étant les conseillers spirituels de la communauté dans son ensemble et de ses membres en particulier, parce qu'ils sont les notables en la foi, les chrétiens de vieille roche ; les évêques étant les contrôleurs, les administrateurs et déjà les surveillants spirituels de l'Église, et les diacres étant chargés des services d'assistance mutuelle en qui se concentre presque toute l'activité sociale.
Ces évêques n'ont encore aucun caractère catholique, c'està-dire qu'ils ne sont encore d'aucune façon des dignitaires de l'Église dans sa généralité. Ce sont des personnages dont la fonction et l'autorité sont exclusivement locales. Certes, le rédacteur de la Didachê, comme tous les chrétiens véritables dès l'origine, a un sentiment très vif de l'unité de la société chrétienne. Mais cette unité est toute spirituelle et mystique; elle ne se manifeste encore dans aucun organisme ecclésiastique. Que l'on se rappelle les belles prières de l'eucharistie où le pain de la Cène, formé de grains de blé jadis dispersés sur les collines, est présenté comme le symbole de l'Église du Christ dont les membres viennent de toutes les parties de la terre \ Quiconque arrive dans une église au nom du Seigneur doit être accueilli comme un frère, le simple passager aussi bien que l'apôtre ou le prophète (ch. xii).Mais pour prévenir l'exploitation des communautés partons les vagabonds de la province, il n'est pas encore question de lettres de recommandation accordées par les conducteurs de chaque église à celles de leurs ouailles qui veulent changer de résidence. Le principe fort sage préconisé par la Didachê, c'est de ne pas conserver avec soi les