Voir plus haut, p
2. Pour la Didachê voir plus haut, p. 249 et suiv. — Pour les Pastorales voir l'accusation d'avidité lancée contre tous les propagateurs de
rituelle dans les églises une situation qui les mette à l'abri de la misère physique et qui leur permette de continuer leur œuvre. Dans la Didachê aussi les contributions sont volontaires, mais, au lieu d'être organisées d'après les précédents du régime gréco-romain des associations privées, elles sont conçues comme le succédané chrétien des prémices de la Loi mosaïque. Les deux conceptions ne tarderont pas à se rejoindre; elles dénotent, l'une et l'autre, une période de formation ecclésiastique. Saint Paul s'était borné à rappeler une parole du Christ : «Le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'évangile de vivre de l'évangile/» et à poser le principe général : « Que celui qui reçoit la parole ait en commun tous ses biens avec celui qui la lui fait entendre ^ » Les presbytres qui méritent le plus d'être récompensés sont (( ceux qui travaillent par la parole et par l'enseignement». Ceci encore nous rappelle \^,Didachê. Dans les communautés syro-palestiniennes les évêques et les diacres peuvent être appelés, eux aussi, â répandre la parole', â défaut d'apôtres ou de prophètes. De même dans les communautés helléniques d'Asie-Mineure les presbytres. La prédication et l'enseignement ne constituent pas leur fonction normale, traditionnelle. Ce ne sont que les plus zélés et les plus méritants qui s'y livrent. Les autres se bornent sans doute à occuper les places d'honneur, à prendre part aux délibérations communes. Ou plutôt ils se vouent à cet apostolat individuel et local que nous avons déjà reconnu comme l'œuvre particulière des joroïszîame/îOif dans les églises pauliniennes et qui correspond à ce que Ton appelle aujourd'hui la cure d'âmes. Ainsi la prédication et l'enseignement sont pour les presbytres une nouveauté, une extension de leurs
fausses doctrines : Tite, i. 10, 11; cfr. / Tim., vr. 10, 17, et l'insistance à réclamer le désintéressement des dignitaires chrétiens : / Titn., in. 3,8; Tiie, i. 7.