Voir plus haut, p. 297 et
l'office épiscopal, notamment celles qui concernent le désintéressement, la douceur dans les relations avec les fidèles et l'assimilation de la direction de l'église à celle de la famille. Il est très frappant que les plus anciens textes soient si bien d'accord pour réclamer des épiscopes, avant tout, le désintéressement en matière d'argent. Dans la Didachê, il est recommandé de choisir comme épiscopes et comme diacres des hommes àcpiXapY'jpouç, c'est-à-dire qui ne soient pas avides d'argent \ Dans la ^v&mih?Q Épître de Piéride, nous verrons qu'il est recommandé aux -irpEffêkspoi è-jrtcr/.oTCoùv'ceç d'exercer leurs fonctions ^-^ ala^^poxspowç. Les deux mêmes termes reparaissent dans les PastoraZes-, et dans le Discours de Milet il est rappelé aux presbytres établis par le Saint- Esprit comme épiscopes, que l'apôtre Paul ne recherchait ni Tor ni l'argent ^ Une pareille insistance est significative; il ne s'agit pas seulement ici d'écarter les chrétiens avides d'avoir une part des offrandes communes en qualité de magistrats de l'association, une de ces sportules de presbytres dont nous avons parlé plus haut. Il est évident que les fonctions spéciales des épiscopes, comme celles des diacres*, les exposaient plus que d'autres à la tentation de s'enrichir d'une manière malhonnête, aux dépens de la communauté. Par conséquent, c'étaient les épiscopes qui devaient avoir la direction des fonds, l'administration financière des églises; ce n'étaient pas les diacres, en effet, puisqu'ils n'étaient chargés que des services matériels et de la distribution ou de la récolte des offrandes. Si minimes que fussent les ressources de ces petites communautés chrétiennes, dont il ne faut s'exagérer ni les proportions ni la puissance, il devait néanmoins y avoir des recettes et des