‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 79 sur 163 · Tim., ni · texte numérisé non relu

Tim., ni

dépenses collectives. Le système des offrandes que nous avons étudié en parlant des presbytres', nécessitait une organisation ecclésiastique chargée de les recevoir et de les répartir aux ayants droit. Quelles que soient les infirmités morales et théologiques dont les Pastorales trahissent les ravages dans les églises helléniques d'Asie-Mineure, il y régnait certainement une grande charité et une solidarité intense. L'auteur des lettres aux églises d'Asie, dcins V Apocalypse, ne peut-il pas reprocher à la communauté de Laodicée d'avoir une trop grande conliance dans les biens qu'elle a acquis et d'oublier sa pauvreté spirituelle dans les tranquilles jouissances de sa richesse matérielle' ?

L'épiscope des Pastorales est ainsi l'administrateur financier de son église, non pas peut-être le trésorier, — nous inclinerions à penser que cette fonction plutôt d'ordre matériel incombait à un diacre, — mais le personnage responsable de la gestion des biens communs, celui qui doit veiller à ce que toutes les recettes et les dépenses, en argent ou en nature, se fassent régulièrement, suivant les statuts de l'association et les décisions de la communauté. Il est, suiviint l'expression même de VEpîire à Tite, .^soîi or/.oyojjioc;, l'économe, l'intendant de la communauté, ou plutôt Vintendani de Dieu, puisque c'est de Dieu que viennent tous les biens dont il a la gestion et que la société qu'il administre est la société des enfants de Dieu. En vérité, ne sommesnous pas sur la route de l'épiscopat selon Ignace d'Antioche?

En tous cas nous avons bien affaire ici au développement de ce qui nous est apparu comme les fonctions i^ropres aux épiscopes des premières communautés pauliniennes d'après toutes les analogies du régime des associations grecques': le contrôle administratif et financier. Mais ce contrôle ne porte

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