Voir plus haut, p
d'être constitués en conseil directeur, régulier et normal, de la communauté organisée. Nous l'avons déjà dit : l'accomplissement des fonctions a précédé l'établissement des dignités. Tant qu'ils forment un groupe ouvert, tant que tout fidèle, du fait seul qu'il se distingue par sa foi et par les services qu'il rend à la collectivité, fait ipso facto partie des notables spirituels, il n'y a pas lieu de rechercher quel est le mode du recrutement presbytéral. Toutefois, il est évident que très vite, — dans certaines églises peut-être même dès l'origine, — les notables spirituels ont formé un conseil, une po'jÀr;, c'est-à-dire un corps fermé, où n'entrait plus qui voulait, mais où il fallait être admis.
M. Holtzmann, dans son remarquable ouvrage sur les Êpltres pastorales, a cru/pouvoir distinguer à ce propos une double catégorie de presbytres dans les premières communautés chrétiennes : l'une, plus générale, comprenant tous les hommes d'âge, tous ceux qui sont assez sérieux, assez vénérables, pour pouvoir faire partie de l'assemblée délibérante, et qui correspondrait à la gerousia de la synagogue juive; l'autre, plus restreinte, qui se serait composée des « presbytres par excellence », du conseil directeur proprement dit et qui serait l'équivalent des archontes de la synagogue\ Il s'appuie principalement sur la double accep-
l.«Wie zwai' aile Greise die Yspouo-îa bildeten, aber unter ihnen aur ^) dies.g.ap^ovxôî die eigentUchen Geschâfte leiteten, so geben die Pas- » toralbriefe die Untei'scheidung an die Hand zwischen einem imbe- » stimmt grossen, von dei' Natur geschaflenen, Kreis von « Aelterea » » iiberhaupt und einem engeren und geschlosseneren von kirchlich » bestellten Trpeaêkeoot, welche im conventionnellen Sinne soheissen.» {Die Pasiorcdbriefe, Leipzig, 1879, p. 217.) — M. Weizsâcker (Bas Apostolische Zeitalter, p. 618 et suiv.) observe avec raison que les presbrjieroi de Tépoque postapostolique ne sont pas les anciens d'âge, mais les membres de fondation de la cominunauté, ceux qui lui appartiennent depuis longtemps et qui sont ainsi les représentants par excellence de l'église, les garants de la tradition, etc. De là l'autorité de ce qu'ont dit les presbytres, pour des hommes tels que Papias ou Irénée
tion du mot-nrpeag'jxepo; dans la première Epitre à Timothée.
Au V, 1 du Ch. V il est dit : a Trpsaguxépijj (jlyj £7imXr;?Y)ç, àXXâ
Ttapax.àXsi w? TiaxÉpa, vewcspouç toç àSsÀtpox, upeCTêuTÉpa; toî [jiYjTépaç,
vEtoTÉpac wç ào£)i.cfàç, etc: « Ne reprends pas durement Thorame » âgé, mais exhorte-le comme un père, les jeunes gens )) comme des frères, les femmes âgées comme des mères, )) les jeunes femmes comme des sœurs. » L'antithèse des vcWTÉpojç et le parallélisme des TrpeffguxÉpac ne laissent aucun doute sur le sens du mot Trpsaouxépo'jç qui est pris ici dans son acception propre. Au v. 17, par contre, il est parlé de ces •/.aÀôK Tîpoco-xwTEî TTpscrg'jTEpo'. Quc nous avons étudiés plus haut' et en qui il est impossible de ne pas reconnaître les conseillers chargés de la direction de la communauté. Dans YÉpUre à Tite (ii. 2-3) l'auteur a évité semblable confusion en écrivant Trpeagj'caç au lieu de upeagutÉpouç pour désigner les hommes d'âge, les seniores, et Tipeagu-ciSa; pour indiquer les femmes âgées. Cette substitution dénote que le sens ecclésiastique de « presbytre » était déjà plus usuel parmi les chrétiens que le sens de senior, puisque le rédacteur a craint de ne pas être compris s'il désignait les hommes d'âge par le mot TtpEcrgj-cepoi. Dans la première de nos trois lettres canoniques il n'a pas eu semblable scrujDulej mais c'est aller un peu loin d'en conclure qu'il y avait dans les communautés helléniques une double institution presbytérale correspondant au double sens du mot irpEaSjxEpo;. Pourquoi ne pas admettre alors qu'il y avait un collège de femmes âgées et un autre de jeunes femmes, puisque les TTpEtjg'j-uepat sont opposées aux vEwxEpat? Dans la plupart des églises réformées modernes les membres du consistoire portent le nom à! anciens; s'il advient à un écrivain pro-
(Eusèbe, H. E., III. 39; cfr. les fragments de ces TxpEuS'kspot dans l'édition des Pères apostoliques de von Gebhardt et Harnack, I, 2, p. 87 à 114 ou dans les Reliquiœ sacrœ de Routh, I, p. 39 à 65). 1. Voir p. 289 et suiv.
testant de parler des anciens par opposition aux jeunes, on aurait tort d'en conclure qu'en sus du conseil des Anciens qui gouvernent chaque église, il y a une corporation de fidèles plus âgés que les autres et qui seuls constituent le corps électoral. Il n'y a absolument rien, dans toute la tradition chrétienne ni dans aucun document primitif,, qui trahisse une pareille organisation. L'analogie des collèges de vÉot ou de veav-ay-o-. constitués dans les cités helléniques par opposition à des collèges d'hommes plus âgés, n'a rien à faire ici ; ces collèges étaient à proprement parler des cercles où les gens de même âge se rencontraient pour se livrer aux exercices ou aux distractions convenables aux diverses phases de la vie'. SU y en a eu parmi les Juifs de la
1. Cfi". Mommsen, Rœinlsclie Gesehichie, Y, p. 326: « Was der Art » von Institutionen als in Kleinasien verbreitet und vorherrschend » diesem Landestheil eigenthûmlich angesehen werden kann, ti'âgt » keinen politisehen Chamkter, sondern ist nur etwa flir die socialen » Verhâltnisse bezeichnend, wie die ûber ganz Kleinasien ver- » breiteten Verbànde theils der âlteren, theils der jûngeren Biii'ger, die )) Gei'usia und die Neoi, Ressovxrcen i'iir die beiden AUersklasson mit )) entsprechenden Tui-nplâtzen und Festen. » — Et en note, à propos de la r/ci-usca : « Sie ist keine Armenversorgung, aber auch kein der » muiijcipalen Aristokratie reservirtes Collegiura ; charakteristisch fur » die Weise des btirgerlichen Yerkehrs der Griechen, bei welchen der » Turnplatz etwa ist was in unsern kleinen Stâdten die Burgercasinos. » — M. Max Collignon (Les Collèges de Neoi dans les cités grecques, dans « Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux », t. II, iSSO, p. 135 et suiv.) considèi-e ies collèges de jeunes gens, à l'époque classique, comme la suite naturelle de l'éphébie fp. 135), mais tout en leur accordant ainsi une sorte de rôle organique dans l'état qui ne nous paraît pas exact, il reconnaît néanmoins que ces jeunes gens s'occupaient surtout d'exercices corporels, artistiques ou littéraires (p. 145 et suiv.), et que. s'ils figuraient dans les fêtes aussi bien que les corps de l'État, ils ne semblent pas avoir joué de rôle j)olitique (p. 149). — Nos sociétés de gymnastique et nos orphéons figurent aussi dans les fêtes à côté des corps de l'État et cependant elles ne sont pas des institutions organiques de la cité.
Dispersion, — ce qui n'est pas certain \ — ils ne constituaient certainement pas un élément intégrant de l'organisation synagogale, qui eût pu servir de modèle à une institution analogue dans les églises chrétiennes. Une pareille séparation de la communauté en membres âgés composant l'assemblée délibérante et en jeunes gens exclus de toute participation aux aiïaires communes, est tout ce qu'il y a de plus contraire aux mœurs démocratiques des premières églises helléniques.
Cette hypothèse inadmissible d'une double . catégorie de presbytres se rattache, d'ailleurs, à l'idée fausse que le presbytérat s'acquérait par le nombre des années. Nous avons déjà montré qu'il n'en est rien. On ne devient pas presbytre par le fait seul que l'on a atteint un certain âge ; dans ce cas il n'y aurait aucune raison d'inviter Tite à installer des presbytres bien choisis ou Timothée à ne pas imposer les mains à un candidat presbytre avant d'avoir pris de sérieuses informations 2. Les presbytres sont les notables ; dans l'espèce, chez les chrétiens, les notables spirituels. Sans doute, par définition, ce sont des hommes d'âge et d'expérience auxquels cette dignité est dévolue, des fidèles de vieille roche qui ont eu l'occasion de j^rouver, déjà depuis de longues années, leur zèle pour la communauté et leur dévouement envers les frères; mais rien, n'empêche qu'elle ne soit accordée à des hommes encore jeunes, chez lesquels le mérite n'a pas attendu le nombre des années. Polycarpe, quand il écrit son Épître aux Philippiens , ne doit pas être encore bien âgé, et cependant il est presbytre.
1. Dans une inscription d'Hypaea, en Lydie, il est fait mention de 'louoaToi vetô-uspot; cfr. Sal. Reinach, dans Reçue des Êtiides Juives, X. 74; mais il est douteux qu'il s'agisse ici d'un Collège juif et non de Juifs api^artenant à un Collège de jeunes gens. Et même si l'inscription vise expressément un Collège juif, cela né changerait rien à la nature de ce genre de collèges.
2. Voir plus haut, p. 76, p. 296 et suiv.; Tite, i. 5 ; / Tim., v. 22.
Conclure du fait que les membres du Conseil directeur dans les premières églises chrétiennes s'appelaient Tcps^gj-rspo-., que c'étaient nécessairement des vieillards et que tout vieillard chrétien en faisait naturellement partie, c'est comme si l'on concluait du nom de Patines conscripti, donné aux sénateurs romains, que tous les sénateurs étaient nécessairement pères et que tout père de famille romain devait faire partie du Sénat.
Il n'y a donc qu'une seule catégorie de presbytres dans les communautés helléniques auxquelles sont adressées les Pastorales, les irpoEo-cw-cç qui forment le rpsaguTiptov ou conseil directeur. Les Epîtres pastorales ne donnent aucun renseignement sur le mode de recrutement do ces presbytres. A l'origine ils sont censés avoir été installés par les fondateurs des communautés, puisqu'il est recommandé à Tite d'en établir dans les églises de Crète; c'est exactement le point de vue de l'auteur des Actes. Le système de la transmission régulière et authentique de la saine doctrine l'exige ainsi ; mais nous avons vu quelle valeur on peut accorder à une pareille assertion, dont l'esprit et la lettre cadrent si mal avec les épitres authentiques de l'apôtre Paul. Comnie au début les presbytres les plus notables ont dû être les plus zélés et les plus chaleureux disciples des apôtres, on conçoit fort bien que, quelques dizaines d'années plus tard, ils aient passé pour avoir été installés par un apôtre et pour tenir de lui leur autorité morale.
L'introduction d'un membre nouveau dans le corps presbytéral se fait par l'imposition des mains. Les presbytres sont justiciables de l'assemblée; celle-ci, par les' récompenses qu'elle leur décerne, rétribue indirectement leur peine. Il est donc fort probable qu'elle doit avoir une j)art quelconque dans leur élection. Cela semble ressortir aussi de VÉpître de Clément Romain aux Corinthiens et de celle de Polycarpe aux PhiUppiens, où nous verrons qu'il est question de révocation ou de remplacement de presbytres ou d'épiscopes faisant partie du corps presbytéral.
Toutefois la nature même de l'institution, si nous l'avons bien comprise, voulait que ces mutations clu corps presbytéral fussent exceptionnelles et accidentelles. Le presbytérat semble avoir été à vie dès le début, sauf les cas d'indignité ou de déchéance. Ce n'était pas l'équivalent de l'archontat des synagogues delà Dispersion juive. Les communautés chrétiennes étant avant tout des associations consacrées à la vie religieuse et morale, les notables qui en constituèrent le conseil directeur furent aussi avant tout des hommes distingués par leur piété et par leur zèle, bien plus que des administrateurs ; leur tâche essentielle consiste dans la cure d'âmes, exercée à l'égard de la communauté collective dans la présidence des réunions religieuses ou les délibérations sur ses intérêts spirituels, et à l'égard des membres de l'association pris individuellement. L'administration matérielle, l'application des règles constitutives et des décisions communes, le pouvoir exécutif et disciplinaire sont, nous l'avons vu, du ressort des épiscopes. Or, cette dignité spirituelle, cette notabilité religieuse et morale ne sont pas quelque chose de temporaire. Pour devenir presbytre il faut avoir déployé un ensemble de mérites et de qualités ; mais une fois que l'on a ainsi fait ses preuves et que l'on a été consacré à sa tâche par l'imposition des mains, il n'y a aucune raison pour que l'on cesse de remplir le ministère presbytéral. On ne concevrait pas que de nos jours quelqu'un soit nommé chevalier de la Légion d'honneur pour un temps ; quand on a été jugé digne de la décoration, c'est pour toute la vie,, à moins qu'une faute grave ne vous fasse rayer des cadres. Il importe fort de saisir ce caractère sut generis du presbytérat chrétien, pour ne pas se laisser induire en erreur par de prétendues analogies avec les institutions des associations religieuses grecques ou des synagogues juives, où il n'y avait rien de pareil au presbytérat chrétien.
Voici de quelle façon on peut se représenter la situation de l'organisation presbytérale à la fin du premier et au com-
mencemont du second siècle :1e groupe spontané des TrpotaxâiJiEvoi primitifs, composé des meilleurs et des plus zélés parmi les premiers adeptes de l'évangile dans chaque communauté, s'étant plus ou moins promptement constitué en comité directeur, avec l'approbation de la collectivité chrétienne, se recrute par cooptation, mais en soumettant chaque fois son choix à l'assemblée des fidèles. Celle-ci est en relation constante avec ses presbytres, elle a le droit d'exercer sur eux un contrôle permanent et jouit encore d'une complète souveraineté .
Il importe de mettre en relief ce dernier point, L'analyse prolongée et minutieuse des moindres textes où l'on croit pouvoir trouver un écho de la première organisation ecclésiastique chrétienne, nous porte à forcer la signification ou à grossir la valeur de chaque indice retrouvé, parce que notre esprit ne s'estime satisfait que s'il a reconstitué un organisme complet, dont toutes les parties se tiennent logiquement, s'emboîtent exactement les unes dans les autres, comme les rouages d'un mécanisme achevé. Or, non seulement le mécanisme n'est pas achevé, mais à proprement parler il n'y a pas encore de mécanisme régulier. L'organisation de ces humbles communautés, qui passaient encore inaperçues du grand monde ou dont la société brillante ne s'occupait que pour les dédaigner, n'était pas le résultat d'un savant travail législatif; il n'y a point là une de ces constitutions artistement conçues que les théoriciens politiques modernes montent pièce à pièce et qu'ils appliquent comme un vêtement de confection au corps social. Les fonctions, les dignités, les magistratures spirituelles de la chrétienté primitive sortent peu à peu, j)ar croissance organique, des germes que les principes du christianisme^ d'une part^ les vents de Judée^ d'Asie ou de Grèce, d'autre part, ont déposés sur le sol tourmenté des églises naissantes, avec beaucoup de mauvaises graines qui risquent d'étouffer les autres. Quand une tige verdoyante sort de terre, quand un bourgeon commence à se
dessiner, gardons-nous bien d'en conclure que le grain soit déjà formé ou que la fleur même soit déjà éclose.
Dès la fin du premier et le commencement du second siècle nous reconnaissons clairement, dans les chrétientés helléniques d'origine pauliniennej'existence d'un conseil spirituel ou conseil des presbytres et l'action d'un pouvoir administratif et disciplinaire qui tend déjà à se concentrer entre les mains d'un seul personnage au sein de chaque communauté, le pouvoir épiscopal; mais si les causes qui, dès ces temps primitifs, ont donné naissance à cette double magistrature chrétienne sont les mêmes qui, plus tard, par la continuité de leur action, produiront le prêtre et l'évèque du type catholique, on se tromperait du tout au tout en leur attribuant dès le début le plein épanouissement qu'elles atteindront seulement après de longues luttes et après l'élimination successive de toutes les résistaiices. Dans les communautés helléniques auxquelles nous reportent les Pastorales il va déjà un gouvernement organisé, mais l'esprit largement démocratique des premières églises y règne encore^ en ce sens que le peuple chrétien dans chaque communauté conserve en dernier appel l'autorité souveraine en toutes questions de doctrine, de discipline et même d'administration.
Les diacres et les veuves.
Si les presbytres et les épiscopes occupent le centre de l'organisation ecclésiastique dont les Pastorales rendent témoignage, il y a, à côté d'eux, des serviteurs plus modestes
de la communauté, dont le rôle, pour être plus humble, ne semble pas avoir été moins utile à la cause chrétienne : les diacres et les veuves.
Les diacres. — Dans les É pitres pastorales les mots 5;â-/.ovoç et Q'.T/.rynx sout oncore employés dans leur acception vulgaire de « ministre » et « ministère » ', mais il n'est pas douteux qu'il y avait dans les communautés helléniques aux confins du second siècle une catégorie spéciale de chrétiens qui portaient par excellence le titre de « ministres » ou « serviteurs », parce qu'ils étaient chargés à l'exclusion des autres de certaines fonctions ecclésiastiques. Déjà YÉpître aux Philippiens atteste la formation probable d'un corps de diacres dès le vivant de l'apôtre dans certaines églises, afin de l^ourvoir aux nécessités de la vie pratique. Depuis cette époque l'institution du diaconat s'est développée et consolidée; il n'y en avait pas de plus spécifiquement chrétienne. En elle s'incarnait la solidarité d'un genre nouveau qui caractérisait la vie sociale des églises, cette espèce d'assurance mutuelle^ à la fois matérielle et morale, par laquelle les frères se garantissaient contre les désolations de la misère terrestre et les séductions d'une vie impure en même temps qu'ils se certifiaient réciproquement les radieuses perspectives du salut éternel. Beaucoup d'associations païennes se proposaient assurément de procurer à leurs membres des adoucissements aux tristesses de l'existence terrestre, parfois même des secours matériels en vue de prévenir certaines détresses ; d'autres ofïraient aux initiés de leurs mystères ou aux adeptes de leurs pratiques purificatrices des assurances de vie bienheureuse pour l'éternité ; les synagogues juives étaient depuis longtemps des centres de ralliement pour les enfants d'Israël dispersés et pour tous ceux que Jéhovah avait conquis. Rien ne cimente l'union entre les hommes comme de croire et d'adorer ensemble. Mais nulle part la solidarité