‹ Les origines de l'épiscopat [microform]Chapitre 86 sur 163 · Voir plus haut, la note de la p · texte numérisé non relu

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cice du diaconat, et l'on rétablit ainsi d'une main les diaconesses que l'on prétendait éliminer de l'autre. L'apôtre Paul avait eu de précieuses collaboratrices, que les salutations de ses épitres authentiques nous ont fait connaître. L'une d'elles, Phœbé, est déjà qualifiée par lui de Sri/.ovo;, au sens général, il est vrai % mais si l'acception de ce terme s'est spécialisée pour les diacres hommes, on ne voit pas pourquoi il n'en aurait pas été de même pour les femmes. Nous savons par VEpître 96 de Pline à Trajan que vers l'an 112, c'est-àdire à une époque contemporaine des Pastorales, il y avait dans les communautés chrétiennes de Bithynie des anciUae qiiae ministrae dicehantur , en d'aut-i^es termes, des diaconesses. Il n'y a donc aucune raison de contester qu'il y en eût dans les églises helléniques d'Asie et de Grèce.

La liste des vertus qui doivent les distinguer est courte. Il est peut-être téméraire de tirer des conclusions des données qu'elle renferme et plus encore des omissions qu'on y remarque. On note au passage l'insistance que met le sage rédacteur à les prier de ne pas être médisantes, de ne pas « faire la mauvaise langue «.Appelées à passer constamment de l'une chez l'autre des fidèles pour l'exercice de leur ministère, elles étaient particulièrement exposées à colporter de maison en maison les racontars et les bavardages recueillis^ en route, et il semble qu'elles ne se mettaient pas toujours en garde contre le péché mignon que l'on a de tout temps reproché aux femmes. Il n'est fait mention ni de leurs maris, ni de l'obligation d'éviter les gains malhonnêtes. Je serais très disposé à en déduire qu'elles n'avaientpas de part à l'administration proprement dite avec lesépiscopes et les diacres masculins et qu'elles n'étaient pas mariées. Il est fort possible assurément que la recommandation concernant la bonne direction de la maison, au v. 12, vise à la fois les diacres du v. 8 et les diaconesses du v. 11 ; mais il me semble probable,

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