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33^ LES ORIGINES t)Ë L^EPfSCOPAT
étant donnés les principes de l'auteur sur la soumission de la femme à l'égard de son mari^ , qu'il n'eût pas manqué de mentionner leurs devoirs d'épouse chrétienne, s'il y en avait eu pour elles. Les fonctions d'une diaconesse ne devaient pas s'accorder aisément avec les occupations d'une mère de famille et l'on sait quelle importance l'auteur des Pastorales accorde aux devoirs du foyer domestique. D'après la tradition conservée dans les Constitutions Apostoliques (vi. 17) les diaconesses doivent être prises soit parmi les vierges, soit parmi les veuves. L'autorité de ce texte, de beaucoup postérieur à l'époque dont nous nous occupons, ne sufRt pas à trancher la question. Cependant, comme les autres règles qu'il énonce sur le mariage des clercs s'accordent assez bien avec celles qui figurent pour la première fois dans les Pastorales, il y a quelque vraisemblance que le célibat des diaconesses, si conforme aux exigences de leur ministère, remonte, lui aussi, aux premiers essais de constitution ecclésiastique.
L'extrême brièveté de l'unique verset consacré par le rédacteur aux femmes diacres ne permet pas de trancher ces questions. Elle dénote que le rôle de ces auxiliaires féminins était assez-efïacé, comme il l'est resté dans la suite des temps. Dès les premiers jours le christianisme a été peu favorable à l'activité publiquede la femme". Elle pouvait travailler àla bonne cause dans les relations de la vie privée, plus utilement que dans l'accomplissement de fonctions qui la détournaient de sa mission naturelle. Même lorsque les idées ascétiques auront pris dans l'Église un plus grand développement, il y aura des catégories de chrétiennes vouées à la virginité, des femmes renonçant au monde pour se consacrer exclusivement à Dieu, mais elles ne remplii'ont guère de fonctions dans l'Église. L'cpiscopat, le presbytérat leur demeureront à