‹ Les origines de l'eucharistie [microform]Chapitre 13 sur 35 · LES DOCUMENTS, — CLÉMENT ROMAIM · texte numérisé non relu

LES DOCUMENTS, — CLÉMENT ROMAIM

reux (40. 4). Car des fonctions spéciales ont été réservées au souverain sacrificateur et une place particulière a été assignée aux sacrificateurs et des services (o'.axovca'.) spéciaux incombent aux lévites. Quant à l'homme du peuple il est astreint aux règles pour le peuple (ô Xawoç àvOpwTCoç xoXq Xxi-MXq TcpoaraYfAaŒiv Séoexac) (40. 5). Que chacun donc adresse les actions de grâces à Dieu (eûxapiaTeiTw, c'est-à-dire célèbre l'eucharistie) à son propre rang, en bonne conscience, sans enfreindre la règle fixée pour sa fonction, d'une façon vénérable (41. 1). Les différents genres de sacrifices ne se célèbrent pas n'importe où, mais seulement à Jérusalem et ici même uniquement à l'entrée du temple devant l'autel, après que Toblalion a été inspectée par le souverain sacrificateur et par les fonctionnaires de service (41, 2). Ceux qui enfreignent ces règles sont punis de mort (41 . 3). Eh ! bien les apôtres, qui tenaient leur autorité du Christ, lequel la tenait lui-même de Dieu, ont institué partout des hommes éprouvés comme évêques et comme diacres (42. 1-4). Us ont agi comme l'avait fait en son temps Moïse, lorsqu'il décida lesquels de ses coreligionnaires rempliraient les fonctions sacerdotales (43. 1-6). Prévoyant qu'il y aurait des compétitions pour l'épiscopat, ils ont établi des dispositions^ pour que des hommes éprouvés recueillent la charge après la mort de ceux qu'ils avaient institués (44. 1-2). « Nous ne pensons pas qu'il soit juste de « destituer ceux qui ont été établis par eux ou, ensuite, par « d'autres hommes estimables avec l'approbation de toute « l'éghse, alors qu'ils ont rempli leurs fonctions sans repro- « che, au service du troupeau du Christ, avec modestie, avec « douceur et dignité, et que, pendant longtemps, tout le « monde en a rendu bon témoignage (44. 3). Car ce n'est pas « un petit péché, si nous destituons de l'épiscopat ceux qui « ont présenté d'une façon irréprochable et sainte les obla- « lions* ».

1) Je propose de lire ÈTCtTO(j.-)iv au lieu de lm5o\L-f\v, qui n'existe pas, ou de àmvoij.r)'i qui ne donne aucun sens acceptable.

2) C'est ainsi qu'il faut traduire : êàv toÙc TrpoasvEyy.ôvTa; ta ôwpaTÎjç èTttcrv.OTrri;

42 UEVUE DE l'histoire DES RELIGIOISS

Il élaiL nécessaire de donner loul au long cet exlrait, afin de bien saisir la situation. Le conflit entre les épiscopes destitués et la majorité des fidèles porte sur la présentation des offrandes à l'eucharistie. Les séditieux entendent continuer à apporter leurs offrandes quand cela leur convient et à faire des services quand cela leur plaît. Les épiscopes, au contraire, ont eu la prétention de les obliger à se présenter seulement à certains jours et à certaines heures qu'ils ont fixés d'avance. Ceci est parfaitement clair. On voit moins nettement si les chrétiens de Gorinihe prétendaient aussi célébrer des eucharisties avec ces oblations en se passant du concours de leurs épiscopes. Il semble bien cependant qu'il en est ainsi. Au ch. 40, v. 2, ce ne sont pas seulement les oblations que Dieu, d'après Clément, interdit de faire en dehors des temps prescrits, mais aussi les Xs'.ToupYiat, c'est-à-dire les services de la communauté associés à ces oblations. De quels service peut-il s'agir ici, sinon des services de l'eucharistie? Si cela n'était pas, pourquoi Clément insislerait-il sur le fait que Dieu a (ixé « on ol, par qui » ces services seraient accomplis (40. 3)? pourquoi en appellerait-il à l'exemple du culte lévilique? pourquoi ferail-il valoir que d'après la loi de Dieu les sacrifices ne pouvaient s'accomplir que devant l'autel du temple de Jérusalem, et non pas n'importe oili (41. 2)? pourquoi intimerait-il aussi sévèrement à chacun de se tenir à sa place pour eucharistier et de ne pas s'arroger des droits qui ne lui appartiennent pas (41. 1)? pourquoi enfin prononcerait-il celte grave parole, qui retentit comme une sonnerie anticipée de cléricalisme dans ces églises primitives encore toutes démocratiques : « le laïque (c'est-à-dire le simple fidèle qui n''est revêtu d'aucune dignité

à7tooa).w|j.Hv. Tl ne s'ngit pas ries « fions de l'épiscopat » nii sens de '/ûpiG\ia. Ce sens esL grammalicalement inadmissittle ; -jzpoioipziv signifie : « apporter, présenter » etSwpov signifie : « don » au sens de « cadeau ». Dans les LXX ce mol est employé Genèse, 4. 4 pour désigner les sacrifices de Caïn et d'Abel. Cfr. Lévitique,i. 2 ; MatUi., 16. 5. Les épiscopes faisaient l'obiation des dons apportés parles fidèles à l'église pour l'eucharistie et l'assistance des indigents (vide supra, p. 15, le témoignage de Justin).

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ecclésiastique) est lié par les règles des laïques » (40. 5), si ce n'est parce que les chrétiens de Corinthe, même laïques, prétendaient pouvoir se passer du concours de leurs épiscopes pour eucharistier?

Nous nous trouvons donc à Corinthe, à la fin du i" siècle, en présence d'une situation exactement semblable h. celle que les Épîtres d'Ignace nous ont révélée dans les églises d'Asie Mineure quelques années plus tard, au début du 11" siècle. Le parii ecclésiastique entend régulariser et réglementer la liberté d'eucbaristier qui existe dans les communautés. De même qu'Ignace fulmine contre les chrétiens d'Asie qui célèbrent des agapes ou des eucharisties sans le concours de l'évAque ou de son délégué ou en dehors du lieu de réunion officiel de l'église assimilé à un autel, de même Clément censuri; sévèrement les chrétiens de Corinthe qui prétendent, appcirter leurs oblalions et célébrer l'eucharistie en dehors desriïglements étaijlis par les évêques. Celte concordance de deux témoignages absolument indépendants l'un de l'autre est exlrômement insiructive. C'est la même lutte entre les eucharisties privées et V enrliaristie eccUsiastique .

Comment se célébrait l'eucharistie à Corinthe? Était-ce encore un repas religieux? Etait-ce déjà un rite? Clément ne le dit pas. Le mot « agape » ;ne paraît même pas dans l'Épître. Alors que tous les arguments lui sont bons pour stigmatiser la conduite des séditieux, il ne les accuse nulle part de se soustraire à la nouvelle réglementation épiscopale sur les services eucharistiques atin de pouvoir fdire bonne chère dans leurs banquets rehgieux. C'est donc qu'il n'y avait rien à reprendre à cet égard dans leur conduite. D'autre part, l'acte eucharistique n'est pas encore pour eux un rite incorporé au culte de la communauté, puisqu'ils prétendent l'accomphr chaque fois qu'il convient à un certain nombre d'entre eux. La tentative des épiscopes d'en réglementer la célébration ne peut assurément pas, en elle-même, être assimilée à une intégration de l'eucharistie dans le culte régulier, mais elley tend et doit aboutir à cette conséquence. L'Épître

REVUF: DK LHISTOTRK DES RELIGIONS

de Clément aux Corinthiens nous reporte ainsi à la môme situation iransiloire dont témoignent les Épîtres d'Ignace: lagape y est déjà réduite à un s-iinp/c ode eucharistique, dont le parti ecclésiastique est porté à faire imri.te, tandis que d' après r usage courant c'est encore une cérémonie sociale indépendan te du culte propremen t dit .

Mais tandis qu'Ignace, idéaliste et mystique, invoque à Fappui de sa thèse des considérations d'ordre spirituel et sentimental sur l'unité de la chair du Christ, la communion dans la foi et dans l'amour, l'homme d'église romain, plus positif, plus pratique, habitué par son éducation à l'autorité des textes et de la tradition, en appelle tout bonnement aux institutions cultuelles, aux 1.z\xo-ù^-{vj.\ de l'Ancienne Alhance. Dieu a parlé; il a ordonné que les sacrifices lui soient offerts seulement dans son temple et par le ministère des sacrificateurs qu'il a établis à cet effet. A chaque catégorie d'entre eux il a assigné ses fonctions ; le laïque n'a qu'à se tenir à sa place. L'esprit romain s'affirme déjà ici dans toute sa puissance,

Cette assimilation des épiscopes et des diacres aux sacrificateurs et lévites de l'Ancienne Alliance implique ï assimilation des ohlalions et des eucharisties chrétiennes à des sacrifices, que nous avons signalée chez Justin'. Mais hàtons-nous d'ajouter qn'elle n'est pas encore poussée bien loin ni approfondie. C'est plutôt un argument d'avocat employé par Clément pour justifier sa thèse cléricale de l'autorité des épiscopes qu'une thèse théologique mûrement réfléchie. En d'autres termes, ce qui lui tient à cœur, c'est hien plutôt la discipline ecclésiastique que le caractère sacrificiel de l'eucharistie.

Aussi n'y a-t-il chez lui, pas plus que chez Ignace^ la moindre allusion au caractère expiatoire de ce sacrifice eucharistique. Les oblations sont des dons (owpa), voilà tout. Apportées par les fidèles elles doivent être présentées par les dignitaires

1) Vide supra, p. 19.

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du la communaulé sous peine de n'avoir aucune valeur. Mais, môme pour le sacerdotalisle Clémenl, il ne s'agit que d'une présentation, c'est-à-dire d'une consécration à Dieu qui confère à l'oblafioii un caractère sacrée En quoi consistaient ces dons? Clément ne le dit pas. La nature générale de l'expression semble exclure l'idée que c'étaient simplement du pain et du vin ; ils comprenaient probablement toute sorte de choses qui pouvaient être utiles à la communauté, comme nous l'avons déjà constaté chez Justin.

Contrairement à Ignace, Clément ne dit rien detassimilaiion des éléments de f eucharistie à la chcàr et au sang du Christ. Assurément il n'était pas obligé d'en parler, puisqu'il ne discute pas la nature de l'eucharistie. On ne saurait par consé quent tirer de son silence des conclusions rigoureuses. Il n'en est pas moins étrange qu'il n'ait pas invoqué cet argument àl'appui de sa thèse que seuls les dignitaires pouvaient célébrer une eucharistie agréable à Dieu. C'était tout indiqué. Je suis donc plutôt tenté de supposer qu'il ne l'admettait pas ou, en tous cas, qu'il n'y attachait pas grande importance.

Ce qui est plus significatif encore, c'est que, pas plus qu'Ignace, Clément ne ynentionne l'institution de l'eucharistie par Jésus. Ici nous pouvons bien affirmer qu'il n'en avait pas connaissance. Ce Romain, qui invoque, par analogie avec l'Ancienne Alliance, de prétendues règles laissées par les apôtres pour la désignation des dignitaires ecclésiastiques — règles qu'il aurait sans doute été bien embarrassé de préciser — n'aurait pas manqué d'en appeler à l'institution de l'eucharistie par Jésus et de signaler l'ordre donné aux apôtres de renouveler ce repas en souvenir de leur Maître, s'il en avait eu connaissance.

1) 36. Jésus-Clirist est lui-iiicmo -côv ip/tjrJy. twv ■nr.ija:^i)-jûy/ r|!J,(ov, Il osL

celui qui les consacre à Dieu, iioupua la vioiimo.

46 IIEVUE DE l'uISTOIUE DLS «ELIGIUNS

LA DIDACIIÉ

Le lémoiii^nage de la Dldac/té a, pour nous une valeur de premier ordre. Coulemporaine des écrits de Clément et d'Ignace, puisque sous la forme oia nous la possédons elle doit remonler aux abords de l'an 100, elle a, surtout dans ses parties les plus anciennes un parfum du terroir chrétien primitif comme il ne s'en trouve guère que dans les meilleurs éléments des évangiles synoptiques. Aucune influence de l'esprit grec, aucune déformation sous l'action d'un système théologique, rabbinique ou alexandrin. S'il y a chance de trouver une attestation de la pratique eucharistique dans les communautés galiléennes du t'' siècle, c'est ici.

Je transcris littéralement les passages qui nous intéressent :

9. 1. Au sujet de l'action de grâces (eucharistie), rendez grâces (euclian.sliez) ainsi :

V. 2. d'al)ord au sujet de la coupe : nous te rendons i,''ràces, ô noire Pèi'e, pour la sainte vigne de David, ton serviteur, que tu nous as fait connaîli'e par Jésus, ton serviteur. A toi soit gloire pour l'éternité!

V. 2. (ensuite) au sujet du morceau de paiù rompu : nous te rendons grâces, ô notre Père, pour la vie et la science que lu nous as fait connaître par Jésus, ton serviteur. A toi soit gloire pour l'éternité!

V. 4. De même que ce morceau de pain était dispersé sur les collines tt qu'il est devenu un après la réunion (des grains de blé qui le constituetit'i, que de même ton église soit réunie des limites de la terre dans ton joyaume. Gara toi est la gloire et la puissance par Jésus-Christ pour l'éternité!

V. 5. Que pei sonne ne mange ni ne boive de votre eucharistie, sinon ceux qui ont tté baptisés au nom du Seigneur. Car c'est à ce propos que le Seigneur a dit : « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens ».

10. 1. Après que vous vous serez rassasiés (littéralement : remplis), rendez grâces ainsi :

V. 2. Nous le rendons grâces, ô Pèie saint, pour ton saint nom, que tu as t'ait demeurer dans nos cœurs, et pour la science (gnose) et la loi

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el l'immortalité que tu nous as fait connaître par Jésus, Ion serviteur. A toi soit gloire éternellement!

V. 3. C'est loi, Souverain tout puissant, qui as créé i 'ules choses à cause de ton nom, qui as donné nourriture et boisson aux hommes pour qu'ils en jouissent, afin qu'ils te rendent grâces; mais à nous tu as donné nourriture spirituelle et boisson et vie éternelle par ton serviteur.

V. 4. avant tout nous te i-endons grâces de ce que tu es puissant, toi. A toi soit gloire éternellemenU

V. 5. Souviens-loi, Seigneur, de ton église pour la délivrer de tout mal et pour la rendre parfaite dans ton amour. Et réunis-la, sanclifiée, des quatre points cardinaux (littéralement : des quatre vents) dans ton royaume que tu as préparé pour elle. Car à toi est la puissance et la gloire élernellement!

V. 6 Que la grâce vienne et que ce monde passe! Hosanna au dieu de David! Si quelqu'un est saint, qu'il vienne! S'il ne l'est pas, qu'il fasse repentance. Maran al ha! Anien !

V. 7. Laissez les prophètes rendre grâces comme ils voudront.

11. 9. Tout prophète qui dresse une table en état d'inspiration, ne mangera pas (lui-môme) de ce qu'elle porte. Sinon, c'est un faux prophète.

14. 1. Quand vous serez réunis le jour du Seigneur, rompez le pain et rendez grâces, après avoir au préalable confessé- vos fautes, afin que votre sacrilice soit pur.

Il y a ici une riche moiasun d'observalions h recueillir : r L'euchamlie e^t ici lui véritable repas, quoique le nom d' « agapes » ne soit pas prononcé. Les mois [i.ixy. -.h i[j-.\r,aOr/w-, ^<' après vous être remplis ou rassasiés » sont l'oi mels. 11 est tout à fait arbitraire de séparer les chap. el H) et de dire que dans le premier il s'agit de l'agape et dans le second de l'eucharistie. Il est dit expressément an début du cil. : a Au sujet de reucharislie eucharistiez ainsi ». H s'agit d'un seul et même acte religieux, rangé dans une même catégorie avec le baptême, les jeûnes et la prière (cli. 7 et 8). Le cil. 9 mentionne les prières à prononcer au début du repas, le cli. 10 celles qui doivent être dites à la fin. Il n'y a pas lieu de discuter une autre interprétation, tant celleci s'impose. La seule objection qui ait une valeur, c'est celle qui se fonde sur l'appel de ch. 10, v. 6 : « si quelqu'un est

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sainl, qu'il vienne! S'il ne l'est pas qu'il fasse repentance ». Ces paroles, dit-on, ne conviennent pas à la fin de l'eucharistie; dans la liturgie ultérieure l'exclusion des indignes précède le rite eucharistique; elle n'aurait pas de raison d'être après. Assurément. Mais il n'est pas question ici de l'exclusion des indignes. Il en est parlé ailleurs : la confession des fautes, la réconciliation des chrétiens qui ont des différends entre eux, doit avoir lieu avant l'eucharistie (voir 14. 1 011 il faut lire : ■^rpos^o^.oAoyr^aaiJ.svo'. et v. 2) et déjà au ch. 0. V. 5 il a été dit sous une forme très énergique que seuls sont admis ceux qui ont reçu le baptême chrétien. L'appel final du ch. 10. v. 6 ne vise plus l'admission au repas, mais l'entrée dans l'Église. Cela ressort nettement du contexte : la prière qui termine l'eucharistie a un caractère eschatologique très marqué ; on prie Dieu de réunir des quatre points cardinaux dans son Royaume l'Église sanctifiée; on Lui demande que le monde présent passe; on acclame le retour du Messie glorifié sur la terre et l'on ajoute : « ceux qui sont saints, qu'ils viennent », c'est-à-dire qu'ils se joignent à elle: « quanta ceux qui ne le sont pas, qu'ils fassent repenlance », pour être dignes d'y entrer. Il ne s'agit pas ici de pénitence pour les chrétiens qui ont commis des fautes, mais de l'appel à la repentance que la prédication évangéhque adresse à tous les hommes pour leur salut.

2° Le repas eudianstigue est un repas dune simplicité élémentaire^ dont le caractère est avant tout spirituel. La Diclachê ne mentionne pas d'autres aliments que du pain et de la boisson, sans spécifier laquelle. Y en avait-il d'autres? C'est possible. Il est dit, en effet, au ch. H, v. 9, que le prophète qui fera dresser une table, par oii il faut entendre sans doute une table eucharistique, ne devra pas manger de ce qu'il y aura dessus. Cette prescription, comme plusieurs autres du même genre, est destinée à protéger les communautés contre les faux prophètes qui cherchent à bien vivre à leurs dépens*.

1) Voiries versets 8 à 12.

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