CHAPITRE II
plutôt la velléité d'occuper ce pays, le cas échéant, cadre parfaitement avec révolution de sa politique et l'attitude expectante à laquelle aboutit cette évolution. Talleyrand a donc, selon toute probabilité, un peu forcé la realité en disant que Ghoiseul a « préparé par des négociations la cession de l'Egypte à la France » ; Lauzun s'est sans doute tenu plus près de la vérité en donnant ce projet pour « le roman politique qui occupait le plus souvent les rêveries » du ministre de Louis XV : mais l'homme d'Etat qui nous a donné la Corse a, sans aucun doute, entrevu la possibilité de nous donner l'Egypte.