‹ Les origines de l'histoireChapitre 5 sur 20 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

(3) Les tentatives pour expliquer les noms des trois fils de Nôa’h comme indiquant la couleur de leurs races ont complètement échoué et ne peuvent être tenues que pour des fantaisies plus ou moins ingénieuses (voy. Dillmann, Die Genesis, p. 180). Celui de ’Häm seul se prête naturellement à une interprétation de ce genre. L’explication de Yapheth par « blanc » (Hitzig, Zeitschr. d. deutsch. morgenl. Gesellsch., t. IX, p. 748), en supposant à yepheth le sens de « beauté, » par analogie avec yäpheh, « beau, » de la racine yäphäh, et en remarquant, avec Knobel qu’un teint blanc et vermeil est'décrit comme une marque de beauté dans Cantic., v, 10, et Thren., 1v, 7; cette explication, quoique singulièrement alambiquée, ne serait peut-être pas absolument impossible. Mais celle de Schêm par « rouge, » en le rapprochant de schäni, « vermillon, » comme le propose Hitzig (loc. cit.), dépasse toutes les limites per* mises au caprice philologique.

un bon nombre de passages bibliques (1), le nom de l'Égypte. Et c'est, en effet, à la fois la transcription et la traduction sémitique du nom indigène de cette contrée, Kemi ou Kemi-t (2), la « terre noire, » comme l'interprète très-exactement Plutarque (3), désignation empruntée à la couleur de l'humus extraordinairement fertile qui distingue la vallée du Nil des contrées environnantes (4). L'Égypte était, de tous les pays habités par les peuples ‘’hamitiques, le plus important, le . plus civilisé, celui avec lequel les Hébreux avaient les relations les plus étroites et les plus constantes ; c'était donc celui qu'ils devaient en considérer à un certain point de vue comme la mère patrie. Rien donc d'étonnant à ce qu'ils aient adopté l'appellation indigène de ce pays pour en faire le nom de l'ancêtre éponyme de la race à laquelle appartenait sa population.

Quelques critiques ont voulu donner à Schém un sens originairement géographique comme celui de

(1) Psalr., Lxxvin, 51; cv, 23 et 27; cvi, 22.

Même dans 1 Chron., 1v, 40, il peut être question J’une colonie égyptienne aussi bien que de tribus kenânéennes rattachées à la souche de "Hâm.

(2) Brugsch, Geographische Inschriften ‘altægyptischer Denkmeæler, t, I, p. 74 et suiv.; Ebers, Ægypten und die Bücher Moses, t. E, p. 55.

(3) De Is. et Osir., 33. — Kem ou kam, en copte kame, est en effet le mot égyptien qui veut dire « noir. »

(4) Voy. Herodot., 11, 12.

Les Égyptiens opposaient à Kemi-t, « la terre noire, » c'est-à-dire l'Égypte, Teschr, « la terre rouge, » c’est-à-dire la Palestine et la Syrie (Brugsch., Geogr. Inschr., t. IL, p. 17), dont le sol est mêlé de sable dans une certaine mesure. Hérodote (1. c.) établit la même opposition, et dans les mêmes termes, entre l'Égypte et \a Libye.

’Häm. Ils tirent ce nom de l'antique racine schémäkh, « être élevé (1), » et ils l'expliquent comme ayant primitivement désigné une montagne ou un haut plateau qui aurait été le berceau et la plus ancienne demeure de la race sémitique (2). Ewald (3) et M. Kiepert (4) vont même encore plus loin et rapportent ceci :à la partie orientale du Taurus arménien, qui, chez Moïse de Khorène (5) et chez ses autorités plus anciennes, est désignée par le nom de Sim. L'hypothèse est ingénieuse et digne des esprits éminents qui l'ont proposée ; et j'hésite d'autant plus à la repousser absolument que je partage l'opinion à laquelle elle se rattache, celle qui fait descendre les Sémites des montagnes arméniennes ou plutôt de ce que les Assyriens appélaient le pays de Na’iri, lés hauts bassins de l'Euphrate et du Tigre, ou des pays sis au nord-est de la Mésopotamie. On sait que cette opinion, qui a rallié la majeure partie des critiques, a été défendue dans les dernières années avec un rare talent par M. Fritz Hommel (6) et M. Ignazio Guidi (7), contre la théorie

(1) C'est ce que faisait déjà Buttmann (Mythologus, t. I, p. 221), qui voyait dans Schém un ancien dieu du ciel, l’'Ouranos des fragments de Sanchoniathon (voy. plus haut, t. I, p. 542 et suiv.). Il n’est plus besoin de réfuter cette théorie, depuis longtemps abandonnée.

(2) Ewald, Geschichte des Volkes Israël, t. I, p. 402; Bættcher Ex. krit. Æhrenl., p. 5; Dillmann, Die Genesis, p. 181.

(3) Loc. cit. |

(4) Monatsber. der Berliner Akadem. der Wissenschaften, 1859, p. 199.

(6) 1, 5 et 22; 11, 7 et 81.

(6) La patrie originaire des Sémites, dans les Atti del IVo Congresso internazionale degli Orientalisti, t. I, p. 219-248.

(7) Della sede primitiva dei popoli semitici, dans les Memorie

LE PÈRE DE LA NOUVELLE HUMANITÉ ET SES FILS. 197 qui fait sortir les Sémites de l'Arabie (1). C'est là une question qui a des conséquences historiques très-considérables, mais que je ne puis aborder dans ce livre avec tous les développements qu'elle mériterait, car il faut me tenir rigoureusement enfermé dans les limites, déjà bien assez vastes, de mon sujet. Pourtant il sera difficile de ne pas en toucher quelques mots dans mon xvi® chapitre. Mais, pour en revenir au nom de Schém, tout en trouvant l'hypothèse de son origine géographique ingénieuse et séduisante, je suis loin de la considérer comme démontrée et même de croire qu’il y ait nécessité d'y recourir. L'interprétation traditionnelle, défendue parmi les exégètes modernes par von Bohlen, Gesenius, Tuch et Knobel, laquelle explique ce nom par schém, « renom, gloire, » me paraît encore plus naturelle, rationnelle et probable. Sans même recourir à l’analogie avec l'exemple des peuples slaves qui tirent leur nom national du mot slava, « gloire, » il me paraît tout à fait conforme à la conception hébraïque d’avoir donné ce nom de « gloire » au premier ancêtre de la race à laquelle ils appartenaient, car c'était bien à leurs yeux la race glorieuse par excellence, celle à laquelle Dieu avait réservé le plus beau

della Reale Accademia dei Lincei, 3° série, Classe di scienze morali, storiche e filologiche, t. III.

(4) Cette thèse a eu récemment trois défenseurs de la plus haute autorité dans MM. Sayce (Assyrian grammar for comparative purposes, p. 13), Sprenger (Die alte Geographie Arabiens, $ 427) et Eberhard Schrader (Die Abstammung der Chaldæer und die Ursitze der Semiten, dans la Zeitschr. d. deutsch. morgent. ( Gesellsch., t, XXVI).

titre de gloire, le privilége de produire son peuple choisi, celui auquel 1l avait révélé son existence, sa nature et son nom. Et même, si l'on observe ce qu'est l'importance théologique de l'expression du « nom de Yahveh,.» schêm Yahveh, entendu comme la manifestation extérieure de sa divinité en tant que présente parmi les hommes (1), et la façon dont on le désigne absolument par schêm, ou hasschém (2), on en vient à conjecturer que c’est peut-être cetle notion qu’exprime, encore plutôt que celle de « gloire, » l'appellation du patriarche Schêm. Car c'est à une branche de la déscendance de ce patriarche qu'a été faite la révélation mystérieuse, et si capitale dans les destinées de Yisräél, du véritable nom de Yahveh (3), de même que dans cette branche a « résidé son nom, » comme dans l’ange qui conduisait le peuple choisi au travers du désert (4).et dans le temple de Yeroùschâlaim (5).

C'est encore l'idée de la noblesse supérieure de Schêm et du privilége divin communiqué à sa race qui lui fait attribuer la primogéniture entre les fils de

(4) Voy. les exemples rassemblés dans Genesius, Thesaur., t. III, p. 1432 et suiv.

Sur la notion du schêm divin arrivant à devenir une hypostase distincte dans la religion phénicienne, voy. M. de Vogüé, Mélanges d'archéologie orientale, p. 54 et suiv. Sur la puissance magique irrésistible que lui attribuaient les Chaldéens, Fr. Lenormant, Die Magie und Wahrsagekunst des Chaldæer, p. 43.et suiv.

(2) Levit., xxiv, 11 et 16; Deuteron., xxviIn, 58.

(3) Exod., 111, 13-15 ; vi, 3.

(4) Id., xxunt, 21.

(5) I Reg., vi, 29 ; IT Reg., xxx, 27; cf. I Reg., 11, 2; vinx, 17.

Nôa'h. Si les écrivains sacrés avaient voulu exprimer par le rang donné à ces chefs de races dans la famille du père de la nouvelle humanité l'ordre d'apparition des peuples descendus d'eux sur la scène de l’histoire, la succession de leurs rôles dans le développement de la civilisation, ils auraient dû mettre "Hâm en tête, le faire suivre par Schêm et celui-ci par Yapheth. Mais 1ls n'ont pas adopté cet ordre, lequel les aurait obligés à montrer une fois de plus les priviléges du droit d'aînesse passant de l'aîné, qui les perd par sa faute, à un fils puîné, comme lorsque Schéth hérite de ceux qui auraient dû appartenir à Qaîn (1), Ya’'aqob de ceux de "Ésäv (2) et Yehoüdäh de ceux de Reoûübén (3). Pour eux, Schém, leur père, est le premier né de Nôa'h; c’est donc à lui qu'appartiendra légitimement l'héritage des promesses divines ; c’est lui dont Yahveh sera proprement et spécialement le dieu (4). Par opposition, ‘Hâm, le fils irrespectueux et impie, celui de qui une partie de la descendance demeurera sous le poids d’une malédiction terrible de l'ancêtre commun, est placé au dermier rang ; on le donne formellement pour le plus jeune des frères (5). De même, entre ses fils, Kenâ'an, celui que frappe. spécialement la malédiction de Nôa’h, est le dernier né (6), parce qu'il: doit être « l’esclave des esclaves

(1) Schéth est « le substitué, » d'après Genes., 1V, 95. (2) Genes., xxv, 29-34; xxvir.

(3) Id., xLIx, 3-4 et 8-10.

(4) Id., 1x, 26.

(5) Id., 1x, 24.

(6) Id., x, 6.

de ses frères (1). » L'ordre de primogéniture des trois fils du patriarche sauvé du déluge est donc Schêm, Yapheth et "Häm, bien que le livre sacré ait l'habitude de les énumérer en Schêm, ‘Häm et Yapheth (2), ordonnance manifestement géographique, qui exprime le degré d'éloignement des peuples rattachés à ces auteurs par rapport au lieu où est placé l'écrivain. Dans le chapitre x de la Genèse, le tâbleau de la descendance de Schém est placé le dernier pour relier aux éoledôth benëé Nôa’h (3) les toledôth Schêm (4) qui. les suivaient immédiatement dans le document élohiste, avant l’intercalation du morceau jéhoviste sur la tour de Bâbel (5), en faisant succéder à l'énumération de tous les fils de Schêm la généalogie spéciale de ses descendants par Arphakschad et Peleg. Mais la descendance de Yapheth y précède celle de "Hâm, conformément à l'ordre de primogéniture.

Je réserve pour le chapitre suivant l'étude des peuples que la Genèse énumère comme descendus des trois fils de Nôa’h, ainsi que de la signification ethnique qui en résulte pour chacun d'eux. Les trois fils de Nôa’h sont, en effet, les ancêtres et les représentants des trois grandes races entre lesquelles se divise l'humanité postdiluvienne, la descendance du rénova-

(1) Genes., 1x, 95.

(2) Id., v, 32; vi, 10: vix, 13; 1x, 18; x, 1. (3) Elles remplissent tout le chapitre x.

(4) xt, 10-26.

teur de l'espèce humaine après le cataclysme. Mais sans entrer encore dans l'examen de cette question ethnographique, il importe de remarquer ici le parallélisme frappant qu'offrent, dans la façon dont elles se terrhinent, les deux généalogies bibliques des Schéthites et des Qaïînites (1). Après Lemech, la lignée dé Qain se divise entre trois chefs de race (2); celle de Schéth présente le méme fait après Nôa’h. Et il est difficile de ne pas en voir encore un reflet dans la façon dont la généalogie biblique des descendants de Schêm par Arphakschad, à la fin de la période qui s'étend du déluge à Abrähâm, nous offre aussi la triple division des fils de Tera’h (3), chefs et pères de nations, ‘s'ils ne le sont plus de grandes races (4). La donnée fondamentale, plus nette que partout ailleurs dans les fils dé Nôa'h, est celle d'une répartition de l'humanité en trois familles ethniques. C’est aussi celle qu'admettaient les Égyptiens, pour qui les homimes formaiént trois races, les Âmou- (5) au teint jaunâtre, habitant l'Asie, et les Tama'hou (6) ou Ta’hennou (7) à la coloration blanche, répandus dans les îles et sur les côtes septentrionales de la Méditerranée, ainsi que dans une portion de la Libye, deux

(4) Nous l’avons déjà signalé dans notre t. I, p. 180 et 208,

(2) Gènes., 17, 20-22.

(8) Genés., x1, %. -

(4) Nous comprendrons leur descendance dans les recherches de notre chapitre suivant. |

(5) Ce nom est emprunté au sémitique ‘4m, « peuple. »

(6) « Les gens du nord. »

* (7 «Les hommes au teint clair et brillant. »

races correspondant exactement aux familles de Schèm et de Yapheth dans la narration biblique, puis les Na'hasiou, c'est-à-dire les nègres d'Afrique. Il est vrai que les Égyptiens se mettaient à part de ces trois divisions de l'humanité sous le nom de Rotou, de rof, « la race » par excellence, s’attribuant une origine plus relevée que celle dés autres hommes (1). L'ensemble de toutes les races humaines, ainsi réparties, formait « le troupeau de Rä, » le dieu solaire suprême, les Rotou étant spécialement sous le patronage de ce dieu, les Âamou et les Tama’hou sous celui de Sekhet et les Na’hasiou sous celui de Hor (2).

Dans les antiques traditions iraniennes nous trou-

(1) Sur cette division des races humaines dans le système égyptien, voy. Brugsch, Geographischen Inschriften altæyyptischer Denkmæler, t. II, p. 89-91; Chabas, Études sur l'antiquité historique, p. 98 et suiv.; E. Lefébure, Transactions of the Society of Biblical Archæology, t. IV, p. 44-48. | . (@) Lepsius, Denkmeæler aus Ægypten und Æthiopien, part. nt, pl. xcvar, d, et cxxxvV-CxxxvI; voy. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient, p. 36 et suiv.

Sur la diverse origine que l'on attribuait à ces races, voy. plus haut, t. I, p. 39.

Dans les textes si curieux du temple d'Edfou, publiés par M. Édouard Naville, nous lisons que lorsque le dieu ’Har-m-akhouti eut vaincu ses adversaires, les partisans de Set-Typhon, dans la partie sud du nome de Tes-’Hor (Apollonopolite), ceux qui échappèrent au massacre se divisèrent en quatre bandes. Les uns allèrent au sud : ce furent les gens de Kousch; d’autres au nord: ce furent les Âmou ; d'autres à l’ouest: ce furent les Tama’hou ; d’autres enfin à l’est: ce furent les Schasou (E. Naville, Textes relatifs au mythe d’'Horus, pl. xx1, 1. 2 et 3). M. Chabas trouve que ce récit « concorde d’une manière remarquable avec les données de la Genèse, » parce qu’il « attribue la dispersion des nations à un épisode de la révolte des méchants » (Études sur l'antiquité historique, p. 97). C'est là une question sur laquelle rous reviendrons dans notre chapitre xrve

vons aussi la division tripartite des races humaines, personnifiées dans trois ancêtres issus d'un même père. Ce sont les fils de Thraetaona, l’un des premiers Paradhâtas, des héros des premiers jours de l’humanité, celui qui succède à la domination impie de Azhi- Dahâka, personnification terrestre du principe mauvais. Les anciens noms zends de ces trois frères, chefs de races, sont Airya, Toüra et Çairima (1); et ces trois noms apparaissent déjà, dans les livres du Zend- Avesta, comme correspondant à trois divisions fondamentales de la terre et des peuples (2). Dans l'épopée traditionnelle de la Perse moderne, ils deviennent Eradj, Toùr et Selm, entre lesquels la domination du monde est partagée par leur père Feridoün (3). Çairima correspond au Schém de la Bible, dont son nom

Mais ici je me bornerai à faire remarquer que le récit que 1.ous lisons à Edfou, dans des inscriptions qui ne datent que de l'époque ptolémaïque (il ne faut pas l'oublier), s’écarte des données du système ethnographique des monuments de la xvire et de la xix° dynastie, afin de trouver des races distinctes aux quatre points cardinaux. Îl sépare les Schasou, c’est-à-dire les nomades du désert d'Arabie, des Âmou de la Syrie, à qui l’ancienne ethnographie égyptienne les réunissait avec toute raison. Il confond les nègres ou Na’hasiou avec les peuples de Kousch, ou du moins ce sont les nègres auxquels il applique ce nom. Sur ce dernier point, d'anciennes habitudes justifiaient cet emploi abusif du terme de Kousch, ainsi que nous le verrons dans le chapitre suivant.

(1) Airyou seul est nommé comme un personnage individuel dans . Yescht xut1, 131. Mais M. C. de Harlez (Avesta, 1re édit., t. IL, p. 4) . A très-bien établi que le mythe des trois frères remontait au cycle des traditions antérieures à la rédaction des livres du Zend-Avesta.

(2) Yescht xin, 188. Les pays de Dähi et de Câni, à l’est et à l’ouest de la mer Caspienne, mentionnés dans le verset suivant (144), sont manifestement des divisions des domaines de Toüra.

(3) Spiegel, Eränische Alterthumskunde, t. I, p. 554.

n'est qu’une variante ; et pour que ce nom se trouve déjà dans les Yeschts, 1l faut qu'il ait existé également dans la tradition babylonienne, car un emprunt fait par l'Irân aux livres hébreux, dès une date- aussi haute (1), serait inadmissible. Le nom d’Airya s'applique à la même famille ethnique que celui de - Yapheth dans la Genèse. Mais à ‘Hâm, père d’une race avec laquelle les Iraniens n'avaient plus depuis longtemps de contact direct à l'époque où furent composés les livres sacrés du mazdéisme, ces livres subatituent Toûra, personnification des peuples turcs, qui n'ont pas de représentant dans le tableau ethnographique du chapitre x de la Genèse, non plus que les nègres, l'une des races essentielles du système égyptien.

Nous sommes ainsi amené à mettre en regard des trois fils de Nôa’h les trois fils de Thraetaona, qui leur correspondent dans les traditions religieuses de l’Irân, et les grandes races humaines telles que les reconnaissaient les Égyptiens (2).

BIBLE. IRÀN. ÉGYPTE, 4. Schém. 8. Çairima. 9, Amou.

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