‹ Les origines de l'imprimerie et son introduction en AngleterreChapitre 4 sur 10 · I. Du latin incunàbidumj berceau · texte numérisé non relu

I. Du latin incunàbidumj berceau

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imprimés au-dessous de chacun d'eux, et le bas de la page est rempli de notes qui se rapportent aux sujets représentés.

Cette description un peu minutieuse de la' Bible des pauvres servira à donner une idée assez exacte des premiers essais d'imprimerie. Il est à remarquer que les figiures l'emportent conune place sur le texte ; c'est le cas de beaucoup des premiers incunables. Les gravures sont souvent coloriées à la main.

Un autre incunable célèbre est le Spéculum humanœ salvationis, ouvrage qui a été l'objet de plus de contro* verses entre les antiquaires bibliophiles que tout autre produit primitif de l'art typographique. Ses éditions latines consistent en soixante-trois feuilles de petit infolio, siur lesquelles il y a cinquante-huit images gravées et accompagnées chacune de deux lignes de latin rimé. 11 est incontestable que les gravures ont été imprimées avec des blocs de bois, mais l'opinion a été longtemps divisée sur la question de savoir si le texte a été exécuté au moyen de blocs fixes ou de caractères mobiles. 11 paraît certain que quelques-uns des textes sont gravés sur des blocs et que, dans quelques éditions, des caractères mobiles, soit de bois, soit de métal, ont été employés.

On peut encore citer parmi les incunables connus Y Apocalypse, ou Histoire de saint Jean VEvangéliste,

contenant 48 gravures; — V Histoire de la Vierge Marie, contenant lé gravures; — VArt de mourir, formant 24 feuillets petit in-folio; — la Glorification de la Bienheureuse Vierge Marie, datée de 1471.

La plupart des incunables sont d'un caractère religieux. Plusieurs parties de la Bible ont été imprimées de temps en temps de cette façon. Un spécimen bien connu d'incunables est intitulé Ars memorandi, ou SMoyens mnémotechniques pour apprendre les quatre Evangiles. Des almanachs ont aussi été publiés de bonne heure en incunables. Le premier d'entre eux sortit de la presse du célèbre astronome RegiomontanuSy à Nuremberg^, vers 1474* Enfin le dernier incunable fut imprimé à Venise, vers 15 10, par Giovanni Andréa Vavassore sous le titre : Opéra nova contemplativa , — fig^^^ del testamento vecchio, etc.

Toute rhistoire des Incunables intéresse la Gravure sur bois plus directement que la Typographie proprement dite. La Gravure en relief fut, en effet, créée ainsi tout d'une pièce; depuis, elle n'a fait que perfectionner ses moyens d'exécution, sans modifier son principe. Au contraire, des blocs^de bois gravés aux ^es mobiles, la distance est telle qu'on hésite à faire remonter l'invention de l'Imprimerie jusqu'à ces premiers essais de reproduction. Pratiquement, c'est de la possibilité de composer et de décomposer des

caractères mobiles pour former des pages renouvelables à rinfiniy que date la découverte de notre art. C'est, du reste, sur ce seul point que s'élèvent les prétendons rivales de Gutenberg, de Laurent Coster, de Faust. Elles ont été Tobjet des plus minutieuses recherches et des discussions les plus passionnées. Dans le tome XXVI de V Encxclopédie moderne, M. Ambroise Firmin-Didot les a savamment résiunées. Nous ne ferons que les rappeler brièvement pour arriver à une conclusion aussi logique que possible.

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