‹ Les origines de la civilisation [microforme]Chapitre 37 sur 108 · CONN · texte numérisé non relu

CONN

:secrû

Way (.

‘‘auqu

“offer

«arbr

où Le

Dan:

« croie

il) Loc, 2) Erm (3) Cité

Brosse, U

4) Mar

érémonie Letransà Anuràauthentie Ceylan, anche fut nampiyan endroil 1s de deux portant eseenaant oins de la i. La ville ffondrées; CITÉ Ten . toujours | mais vie l'espeéce it, chaque

où il se lans leurs xauees Si ablement

ren à Cer-

hittagong

ts ont des

Les sortes ; Ostiakes

aussi, selon Pallas, avaient coutume d’adorer les arbres (1).

«On uous fit remarquer, dit Erman (2), eomme un monument important de l’histoire ancienne de

Beresov, un mélèze ayant environ cinquante pieds

de haut et si vieux, actwellement, qu'il ne se couvre plus de feuilles qu'au sommet. Cet arbre se trouve

dans le cimetière, Anciennement, quand les chefs

ostiakes résidaient à Beresov, cet arbre était le principal objet de leur culte, Dans ce cas, comme dans

beaucoup d’autres observés par les Russes, la saincteté particulière de l'arbre provenait de la singularité

de sa forme car, à environ six pieds du sol, le tronc ‘se sépare en deux parties égales, qui se réunissent un peu plus haut. Ces indigènes superstitieux avaient «coutume de placer dans cette espè’e de niche, for- ‘mée par le tronc, des oflrandes considérables; ils «n'ont pas encore renoncé à cet usage; fait bien ‘connu aux Cosaques, qui s'enrichissent en allant ‘secrètement enlever ces riches offrandes. » Hanway (3), dans ses voyages en Perse, à vu un arbre

cauquel pendait une grande quantité de chilfons, “oflerts par des personnes malades de la fièvre. Cet ‘arbre se trouvait auprès d’un pauvre caravansérail où le voyageur ne pouvait trouver que de l’eau. »

Dans quelques parties de Sumatra (#) «les indigènes

croient que certains arbres, particulièrement ceux

d) Loc, eit., vol, IV, p. 79.

2) Erman, Travels in Siberia, vol, 1, p, 464, (3, Gilé dans The early races of Scotland, vol, Ep, 163 Voir aussi De Brosse, loc, cit, p, 144, 140.

4) Marsden, History of Sumatra, p, 301,

> Rés

eee

er

« qui ont un aspect vénérable (comme un vieux jawi- «jawi où bananier), sont la résidence, ou plutôt la «forme matérielle, des esprits des bois; opinion qui «coïncide exactement avec celle que les anciens se « faisaient des dryades et des hamadryades. À Ben- « kunat, dans le pays de Lampong, il y a une longue « pierre, posée sur une pierre plate, laquelle, selon les « gens du pays, possède un pouvoir extraordinaire. On « dit qu'une fois on la jeta dans l’eau et que d’elle- «mème elle revint prendre son ancienne position, « en causant en même temps un terrible orage. Qui- «conque s’en approcherait sans respect courrait, « croient-ils, le risque de perdre la vie. »

Nous trouvons aussi le culte des arbres chez les iudigènes des Philippines (1). « Ils croient que le monde « ne se composait d’abord que de ciel et d’eau, etentre «eux un milan qui, fatigué de voler de tous côtés et de « ne pas trouver un lieu de repos, les excita l’un con- «tre l’autre. Le ciel, afin de maintenir l’eau dans de « justes limites et de façon à ce qu'elle ne prit pas le des- « sus, lachargead’iles, dans lesquelles le milan put se « reposer et leslaisser en paix. L'espèce humaine, di- «sent-ils, sortit d’un large bambou à deux nœuds, qui «flottait dans l’eau, et que les vagues rejetèrent enfin «aux pieds du milau, qui se tenait sur la côte. Il ou- « vrit les nœuds avec son bec, de l’un sortit l’homme, «et de l’autre la femme, Bientôt ils se marièrent, avec «le consentement de leur dieu Bathala Meycapal, qui « causa le premier tremblement de terre ; de ce couple

\1) Zbid,, p. 308,

« desce «mon Les | culte d Les Mar les arbr Yénérai Dans

un arbr «gues | «d'étoff «Stone «leur a M, Ty] grosseur « daient « de mèêc « d'étoffe «bre dat Cattribu (Îluence (Cvoto lor Au Nici arbres, m

ie la pro le maïs (7

(1) Fiji and ? Müller, 4 3) Müller, 4 (4) Journeys ® Anahuac (l Müller, 4 ! Martius,

Lussocx, Q

ax jawiutôt la ion qui iciens se . À Bene longue selon les naire.On ae d’elleposition, 18e. Quicourrait,

hez les in- , le monde Lu, etentre côtés et de l’un conu dans de pas le desilan put se maine, diœuds, qui rent enfin ôte. Il ou- , l’homme, rent, avec capal, qui » ce couple

«descendent les différentes nations qui habitent le «monde. » | Les Vitiens adorent aussi certaines plantes (1). Le culte des arbres était moins répandu en Amérique. Les Mandans et les Monitarees, cependant (2), adoraient ks arbres et les plantes. Les Indiens du lac Supérieur vénéraient un grand frène (3).

Dans le nord de l'Amérique, Franklin (4) décrit un arbre sacré auquel les Crees «suspendaient de lon- «gues bandes de chair de buffle et des morceaux «d'étoffe. Ils se plaignirent à lui de quelques Indiens «Stone qui, deux jours auparavant, avaient dépouillé «leur arbre sacré de leurs offrandes. »

M. Tylor (5) vit au Mexique un vieux cyprès d’une grosseur remarquable : « À toutes les branches pen- « daient des ex-voto indiens, consistant en centaines « de mèches de cheveux noirs, des dents, des morceaux « d'étoffes de couleur, deschiffons et des rubans. L’ar- «bre datait certainement de plusieurs siècles; on lui «attribuait probablement quelque mystérieuse in- “luence et, probablement aussi, il était couvert d’ex- «voto longtemps avant la découverte de l'Amérique. » Au Nicaragua on adore non-seulement les grands wbres, mais le maïs et les haricots (6). Les habitants de la province Péruvienne de Huanca adorent aussi le mais (7).

AO

2 Müller, loc, cit., p. 59, 3) Müller, loc, cit, p. 195, (4) Journeys to the Polar Sea, vol. I, p. 221.

ÿ Anahuac, p, 215, 11 cite plus loin, p. :65, un autre cas semblable, | 6 Müller, loc, cit., p. 494. Voir aussi p. 491. 7 Marlius, loc, cit., p. 80,

Lussock, Orig. de la Civil, 19

Un] CN

= Pa

M. Darwin (1) a vu, en Patagonie, un arbre sacré que les Indiens révèrent comme l’autel de Walleechu. Cet arbre s’élèvesur une hauteur au milieude la plaine, aussi le voit-on à une grande distance, Aussitôt que les Indiens l’aperçoivent, ils expriment leur adoration par de grands cris... Il est isolé, c'était le premier que nous voyions depuis longtemps; plus tard nous en rencontrâmes quelques autres de la même espèce, mais ils sont loin d’être communs. C'était en hiver, l'arbre n'avait pas de feuilles, mais à leur place des fils sans nombre, auxquels étaient suspendues les offrandes, consistant en cigares, en pain, en viande,en pièces d’étoffe, elc.; les pauvres gens, qui n’ont rien de mieux à oflrir, tirent un fil de leur poncho et l’attachent à l'arbre, Les Indiens ont en outre coutume de verser de l'esprit de grain et du maté dans un trou et de fumer en envoyant la fumée en l'air, pensant ainsi faire plaisir à Walleechu. Pour compléter la scène, tout autour de l'arbre, les ossements blanchis des chevaux, sacrifiés en l’honneur du dieu. Tous les Indiens, quel que soit leur âge et leur sexe, font au moins une offrande; ils pensent qu’ensuite leurs chevaux ne se fatigueront plus et qu’euxmêmes seront heureux. Le Gaucho qui me racontait cela me dit qu'en temps de paix il avail souvent assisté à cette scène, et que lui et ses comptgnons avaient coutume d'attendre que les Indiens

se fussent éloignés, etqu'alors ils allaient soustraire

(1) Researches in Geology and Natural tustory, p.79.

« les «€ Ga « CON

«Cou

« l'au qu'un Les Les Brosse doucis chêne Les Ain:

les gre lière d ligion.

Étuc reset d dévelo] toute 1 Strabot lequel des offi parlent goire d Helanu En B Anne d

(1) De B (2) Loc, (8) De

re Sacré à Wallceilieude la nce. Ausxpriment est isolé, uis longquelques oin d’être ait pas de s nombre, consistant étoile, elc.; ix à offrir, t à l'arbre.

verser de et de fuasant ainsi pléter la ents blanir du dieu.

t leursexe, qu’ensuite et qu'euxme raconix il avai ses COMPiles Indiens t soustraire

« les offrandes qu’ils avaient faites à Walleechu. Les « Gauchos pensent que les Indiens regardent l’arbre « comme le dieu lui-même, mais il me semble beau- «coup plus probable qu’ils ne le regardent que comme «l'autel du dieu. » C’est là cependant une distinction qu'un Patagonien serait à peine en état de concevoir.

Les Abenaquis avaient aussi un arbre sacré (1).

Les anciens Celtes adoraient les arbres, et de Brosse (2) fait même dériver le mot Kirk, qui en s’adoucissant est devenu «church, » église, de «quercus » chêne ; cet arbre étant tout particulièrement sacré.

Les Lapons adoraient aussi Les arbres (3).

Ainsi donc, on peut prouver que presque toutes les grandes races d'hommes, à une époque particulière de leur histoire, ont pratiqué cette forme de religion.

Étudions actuellement le culte des lacs, des rivières et des sources, et nous verrons qu'il a été tout aussi développé. À une époque, il régnait dans presque toute l’Europe occidentale. Selon Cicéron, Justin et Strabon, il y avait auprès de Toulouse un lac dans lequel les tribus voisines avaient coutume de déposer des offrandes d’or et d'argent. Tacite, Pline et Virgile, parlent aussi de lacs sacrés. Au sixième siècle, Grégoire de Tours parle d’un lac sacré, situé sur le mont Helanus.

En Bretagne, on trouve le célèbre puits de Sainte- Anne d’Auray, et la fontaine sacrée de Lanmeur, dans

(1) De Brosse, Du culte des Dieux fétiches, p. 51, Lafitau, vol, 1, p. 146. (2) Loc, cit., p. 175.

(8) De Brosse, loc, cit., p. 169.

la crypte de l’église de Saint-Melars. Une foule de pèlerins vont encore, chaque année, visiter ces deux endroits (1).

En Angleterre, les traces du culte de l’eau abondent aussi. Gildas (2) en fait expressément mention, et dit que ce culte est condamné dans une homélie saxonne conservée à Cambridge(3). «Un grand nombre de personnes, à la recherche de la santé, venaient « encore en 1791, ouse faisaient apporter, à la source « de Saint-Fillans (4), à Comrie, dans le Pertshire, « pour boire les eaux et sy baigner. Il fallait faire « trois fois par jour le tour du bassin. On devait « aussi jeter une pierre blanche dans un ravin voisin « et oftrir un morceau de ses vêtements, comme « offrande au génie du lieu. »

Dans les îles d'Écosse il y a aussi beaucoup de puits sacrés, et je me rappelle avoir vu le puits d’une des îles du Loch Maree entouré des offrandes des paysans, consistant principalement en monnaies de cuivre et en chiffons.

Selon le colonel Forbes Leslie (5), il y a peu de paroisses en Écosse qui n’aient pas un puits sacré ; ils sont iout aussi communs en Irlande. Le Kelpie, ou esprit des eaux, prenait plusieurs formes, et surtout celle d’un homme, d’une femme, d’un cheval ou d’un taureau. Les légendes sur cet esprit abondent

(1) Early races of Scotland, vol. I, p. 158,

(2) Mon. Hist. Brit., VIT

(3) Wright, Superstitions of England.

(4) Early races of Scotland, vol. I, p. 156.

(5) Voir Forbes Leslie, Early races of Scotland, vol. I, p. 145, Campbell, Tales of the West Highlands.

en Éco existen endroit L'his culte de veux d’ crifient fleuves dait con fontaine des eau plutôt, une racé Dans différen la riviè

«siècle, «niens.

«le pui

Les B crés. Atl « En me «tit lac dans l.

Chabita

«ple de

(1) Juven (2) Juven (3) Pallas (à) Loc, c (5) Whip (6) Siberi

le de pèdeux en-

au abonmention, e homélie d nombre , Venaient , la source Pertshire, allait faire On devait vin Voisin s, comme

ap de puits d’une des S paysans, > cuivre et

peu de pasacré ; ils Kelpie, ou et surtout cheval où

abondent

D, 145, Camp-

en Écosse et en Irlande ; on croyait fermement à son existence pendant le siècle dernier, et dans certains endroits cette croyance persiste encore.

L'histoire grecque nous offre bien des exemples du culte des rivières (1). Pélée offre une mèche des cheveux d'Achille au fleuve Spercheios. Les Puliens sacrifient un taureau à Alpheios ; Thémis convoque les fleuves à la grande assemblée de l’Olympe. On regardaitcommedes divinités, Okéanos, l'Océan, et diverses fontaines. Cependant au temps d’Homère, le culte des eaux disparaissait graduellement, et appartenait plutôt, je crois, à une époque sociale antérieure, qu’à une race différente, comme le suppose M. Gladstone (2).

Dans l’Asie septentrionale, les Tunguses adorent différentes sources (3). De Brosse rapporte qu'on adore h rivière Sogd à Samarcande (4). « Au (5) dixième «siècle, un schisme éclata en Perse, parmi les Armé- «niens; on accusait un des deux partis de mépriser «le puits sacré de Vagarschiebat. »

Les Bouriats, quoique bouddhistes, ont des lacs sacrés. Atkinson en décritun dans lestermes suivants (6) : «En me promenant une après-midi, j'arrivai au pe- «tit lac pittoresque de Ikeougoun, qui se trouve «dans les montagnes au nord de San-ghin-dalai. Les Chabitants vénèrent ce lac. Ils ont élevé un petit tem- Cple de bois sur le bord et viennent y offrir des sa-

(1) Juventus Mundi, p. 190.

(2) Juventus Mundi, p. 177, 187.

(3) Pallas, vol. IV, p. 641,

(4) Loc, cit., p. 146.

(5) Whipple, Report on the Indian Tribes, p. 4h. \

ù 6) Siberiæ, p. 445,

« crifices de lait, de beurre et de graisse d’animaux, « qu’ils brûlent sur de petits autels. Dans le lac se « trouve un grand rocher sur lequel sont tracées « quelques grossières figures ; ce rocher aussi est sa- « cré. Sur le bord opposé au temple se dressent des « mâts portant des petits drapeaux de soie avec des «inscriptions. » Les Baskhirs ont aussi un lac sacré, le lac Ahoosh (1).

Tous les peuples de l’Inde, dit Dubois (2), reconnaissent la divinité de l’eau. Outre le culte si bien connu qu'on rend au Gange, les tribus des collinesde Neilgherry (3) adorent les rivières sous le nom de Gangamma, et en les traversant, ils ont coutume de jeter dans l’eau une pièce de monnaie, en guise d'offrande et comme le prix d’une traversée heureuse, Dans le Deccan et à Ceylan, les arbres et les buissons qui avoisinent les sources sont souvent couverts d’exvoto (4). Les Khonds adorent aussi les rivières et les fontaines (5). Les indigènes de Sumatra « adorent la « mer et lui offrent des gâteaux et des bonbons, la « première fois qu'ils se trouvent sur ses bords, pour « prévenir son courroux (6). »

Les Nègres de la côte de Guinée adorent la mer (7).

Hérodote constate l'existence de fontaines sacrées

(1) Atkinson, Oriental and Western Siberia, p. 141,

(2) The people of Prulia, p. 125. Voir aussi p. 376, 419,

(3) The tribes of the Neilyherry Hills, p. 68.

(4) Early races of Scotland, vol. 1, p. 163.

(5) Ibid., vol. Il, p. 497.

(6) Marsden, loc. cit., p. 301.

(7) Bosman, Pinkerton Voyages, vol. XVI, p. 494. Smith, FPoyage * Guinea, p. 197. Astley, loc, cit., vol, IT, p. 26.

chez le man ci

« appe

Page 1