DRE
ner men nee
Cook ne soupconna jamais leur trahison et le danger auquel il venait si miraculeusement d'échapper,
Quelquefois un voyageur nous peint le même peuple sous des traits qui ne concordent pas les uns avec les autres. Ainsi M. Ellis (1), l'excellent missionnaire du Pacifique, nous peint les Tahitiens avec de sombres couleurs : «Malgré leur douceur apparente, mal- « gré la vivacité enjouée de leur conversation, aucune « race humaine ne s’est peut-être plus dégradée mo- «ralemeut par la débauche brutale. » Cependant, perlant du mème peuple, dans le mème volume, il constate qu'ils étaient fort empressés à se procurer des Bibles. Le jour où il les distribua, les indigènes accoururent d’endroits fort éloignés, « et la foule fut « énorme jusqu’à ce que tous les exemplaires fussent «enlevés. Nous avions grand’peine à les calmer, tant
«était grand leur désir de s’en procurer une. » Nous |
ne puuvons donc nous étonner que Cook et d'autres navigateurs aient trouvé à la fois chez eux beaucoup à blâmer et beaucoup à admirer.
Les différents voyageurs sont aussi fort peu d'accord sur les Kalmouks. Pallas (2) dit, en parlant de leur caractère : «1l m'a paru infiniment meilleur que «ne l’ont dépeint plusieurs de nos historiens voya- «geurs, Il est infiniment préférable à celui des autres « peuples nomades. Les Kalmouks sont aimables, hos- « pitaliers et francs; ils aiment à rendre service; ils « sont toujours gais et enjoués, ce qui les distingue « des Kirguis, qui sont beaucoup plus flegmatiques.
(1) Polynrsian hesearches, vol. IE, p. 25, (2) Voyages, vol. I, p. 499.
« Telle.
«vaise:
«abuse aborigè marque sous les les autre
Marin il cite de l'est di jet, su bute dif itat de :
hyaux (:
lueux, D iris ami D'un a
lvelopp
‘de mots
“Justice,
‘geance, (slances,
ll à des
ïe future
kvaissea
ls kom *ance, L üprice du
: Comparal Ia, P. à ?)Loc. cit,
LULuock
ot le dan- :
«vaises : ils sont sales, paresseux et fort rusés; ils cabusent très-souvent de ce dernierdéfaut.» Lestribus borigènes de l'Inde, elles aussi, comme l’a fait remarquer M. Hunter (1), ont été dépeintes par les uns ous les plus sombres couleurs, hautement louées par ks autres.
«Telles sont leurs bonnes qualités; voici les mau-
"échapper.
mème peu-
»$ UNS AVEC issionnaire 2e de somrente, mal-
ion, aucune Mariner a étudié avec soin les mœurs des Tongans;
gradée mo- i cite de nombreux exemples qui prouvent combien
Cependant, l'est difficile de se faire une opinion correcte à ce
, volume, il «jet, surtout chez un peuple appartenant à une race bute différente de celle de l’observateur et dans un fat de civilisation tout autre. Selon lui, ils sont hyaux (2) et pieux, enfants obéissants, parents affecieux, bons maris, femmes modestes et fidèles, et ‘rals amis.
se procurer >s indigènes {la foule fut aires fussent calmer, tant
une. » Nous k et d'autres x beaucoup
lun autre côté, le sentiment moral est fort peu liveloppé chez eux. Leur langage « ne contient pas de mots pour exprimer les idées de justice ou d’injustice, de cruauté ou d'humanité. Le vol, la vencgance, le viol et le meurtre, dans bien des circon-— «lances, ne constituent pas des crimes. » Ilsne croien ü à des récompenses ni à des châtiments dans une ie future. Ils ne pensent pas faire mal en s'emparant kvaisseaux par trahison et en assassinant l'équipage. ls hommes sont cruels, trompeurs et avides de ventance, Le divorce est prononcé pour le moindre aprice du mari, et, sauf chez Les femmes mariées, la
prt peu d'at- 1 parlant de meilleur que oriens vOya- 1 des autres imables, hose service; ils les distingue egmatiques.
! Comparative Dictionary of the Non-Aryan languages of India ant M sia, p. 5, 9,
?)Loc. cit, vol. Il, p. 155 et suivantes.
Luvvocr. Orig. de la Civil.
h chasteté n’est pas une vertu, bien qu'il ne soit pas que € convenable pour une jeune fille de changer trop sou- meur
5 vent d’amant. Il ajoute (1), cependant, que ce sys- une € tème, bien que complétement contraire à toutes nos exact
le idées, « ne produit pas de mauvais effets. Les femmes M. ( «sont bonnes mères et prennent grand soin de leurs penda
| | «enfants. Les deux sexes paraissent contents et heu- septen Free «reux de leurs relations mutuelles, et quant aux que- «Ils s | « relles domestiques, elles sont presque inconnues, » Il «lieux : ne faut pas leur reprocher trop sévèrement la trahison «des € j qu'ils méditaient contre le capitaine Cook. Dans l'Eu- Æ% «sont
rope septentrionale, il faut se le rappeler, les épaves @ «ils en d’un naufrage Ctaient considérées comme un butin Æ ‘äge, légitime, les étrangers n'étant unis aux indigènes par @ « Dans aucun lien civil, aucune affection de famille, et le @ cracon ‘meurt
droit naturel n’élant pas encore entré dans les | mœurs (2). «brave Enfin, si à toutes les autres difficultés nous ajoutcis À «signe
la différence de langage, nous ne pourrons nous éton-{@% « main,
ner que les mœurs des peuples senvages soient si dif: «et, dès léremment appréciées par les voyageurs. Nous savons « qu'à e tous combien il est difficile de juger un individu: Indien qu'est-ce donc quand il s’agit de toute une nation? Jef porte,
ATaiti ers at
crois, en un mot, que les louanges ou le blâme d'un
écrivain quel qu’il soit, pour une race particulière, “leurs p.
‘rappelle ces iles ‘encore
proviennent autant du caractère de l'écrivain que de celui du peuple qu’il décrit.
Mais je crois aussi qu’il faut admettre que la vie et les propriétés sont moins en sûreté chez les sauvagt
d Ethn, Jo
(1) Loc. cit., vol. II, p. 177, Polynesia
(2; Voir Montesquieu, Esprit des Lois, vol, Il, p. 119,
1e soit pas r trop souque ce SYS- , toutes nos Les femmes in de leurs nts et heunt aux queconnues.» Îl it la trahison k. Dans l'Eur, les épaves me un butin indigènes par famille, et le
{ré
nous ajoutcis dns nous étons soient si dils, Nous SAvols un individu:
ne nation? de le blâme dun
, partieulière,
rivain que dé
e que la vie el
7, les sauvait
dans les 4
que chez un peuple civilisé; et bien qu'un vol ou un meurtre puissent, selon les circonstances, entrainer une culpabilité plus ou moins grande, le null est exactement le mème pour celui qui en est victime.
M. Galbraïth, agent du gouvernement, qui a vécu pendant de longues années chez les Sioux (Améric eptentrionale), les peint dans les termes suivants (D: «Ils sont bigots, barbares et extrêmement su mA «lieux. Ils regardent presque tous les vices se
des qualités. Le vol, l'incendie, le viol, le meurtre « sont chez eux des moyens d'arriver à la dsEnctouh « L enseignent à leurs enfants, dès leur plus AS «âge, que le meurtre est la plus grande des . us « Dans leurs danses, dans leurs festins, les Pee : «racontent leurs hauts faits de vol, 1 Dillago. ue «meurtre; la plus haute, la seule ambition du ee € brave est d'avoir le droit de porter une Fat il : vaigne accordé à quiconque a assassiné un être ss « halo homme, femme ou enfant, cela importe peu ; « Re qu'il possède sa première plume, ilne … « ie èen NH le nombre, car la bravoure d'u ‘Indien s’estime par le re estime par le nombre de plumes qu'il
À Taiti, s’il faut en croire les missionnaires, « deux ‘ers au moins des enfants étaient RRere # «leurs parents (2). » M. Ellis ajoute : « Je je “e | Nppele pas avoir vu, pendant tout mon séjour ds | " Mn du femme qui, alors que régnait
encore l’idolätrie, n’ait pas plongé ses mains dans
l Ethn. Journal, 1869, p, 304.
| Polynesian Researches, vol, 1, p. 334, 340 . 5 6
nn 7 Pr
« le sang d’un de ses enfants au moins, » M. Nott confirme la vérité de cette assertion. Ils tuaient les lilles plus souvent que les garcons, parce qu’elles rendaient moins de services à la pêche et à la guerre.
M. Wallace admet que le code moral des sauvages 4 est fort simple, mais il ajoute qu’ils le respectent autant que nous respectons le nôtre. Si le code moral d’un homme lui permet de voler et d’assassiner, c’est sans doute une certaine excuse pour lui, mais il n’en | est pas moins vrai que c’est une légère consolation pour la victime. |
Toutefois, comme question philosophique à étudier, le caractère relatif des différentes races es moins intéressant que Pétat moral des races inftricures de l'humanité considérées comme un tout.
M. Wallace, dans le dernier chapitre de son intéressant ouvrage sur l’Archipel Malais, exprime l'opinion que, bien que les peuples civilisés « aient laissé « les sauvages fort loin derrière eux, pour tout ce « qui se rapporte à l'intelligence, nous n'avons cepen- « dant pas fait des progrès aussi sensibles en mo- « rale, » Que dis-je? Il va même plus loin : « Dans
« un état social parfait, ajoute-t-il, l'organisation m « tellectuelle de chaque individu devrait être sufl « samment éclairée pour lui permettre de comprendre « la loi morale danstous ses détails, et pour que, sans « autre motit, impulsion seule de sa propre nature « Je porte à obéir à cette loi, Or, il est un fait remar
quable, c’est que les peuples dont la civilisation csi
«à l'état rudimentaire se rapprochent en quelità
D) M. Nott tuent Îles rce qu'elles
la
ie Et à
des sauvages #
spectent aucode moral assiner, C'est | mais il n’en | » consolation
hique à élutes races esl s races inléne un tout.
» de son intéxprime l'opi- « aient laissé pour tout cè avons cepelsibles en mo- ; Join : « Dans ennisation in ait Ôtre sufl le comprendre pour que, Sul propre naturé un fait remar
civilisation CS nt en queljué
Lolo)
«mesure de cet état social parfait; » et plus loin :
«ILest malheureusement trop vrai que la masse de
«nos populations n’a fait aucun progrès sur le code
«moral des sauvages, et dans bien des cas elle est «tombée au-dessous. »
Loin d'admettre la justesse de ces paroles, je serais
plutôt disposé à soutenir que l’homme a fait peut-être plus de progrès au point de vue moral qu’au point de tue matériel ou intellectuel. Car les peuples les plus «auvages eux-mêmes, on ne peut le nier, ont fait quelques progrès matériels et intellectuels alors qu'ils me «mblent presque entièrement dépourvus de tout sens moral, bien que l'opinion contraire soit sanctionnée
pa de nombreuses et éminentes autorités.
Ainsi, lord Kames (1) établit comme axiome : « que «chaque individu a ensoi le sentiment, plus ou moins
«développé, du bien et du mal ;» puis, après avoir ad-
nisque peuples et races diffèrent quant à leur apprécia-
ton de la morale, il remarque que « ces faits ne prou-
«vent pas qu'il n'existe réellement pas un sens moral
«général; ils prouvent seulement que le sens moral
n'a pas été également parfait à toutes les époques et «dans tous les pays. »
Hume exprime la même opinion en termes trèspositifs : « Quelque grande que soit, dit-il, l’insensiilité d’un homme, il doit souvent se sentir ému à
da vue du bien et du mal; quelque enracinés que
“soient ses préjugés, il doit observer que d'autres (sont susceptibles de semblables impressions (2), »
(D History of man, vol. IT, p. 9: vol, IV, p.18. Dlume, Essays, vol, IE, p, 203,
me me
ee
Que dis-je? il soutient même que « ceux qui nient la 4 «dit: « réalité des distinctions morales peuvent Ôtre classés : OIS « au nombre des querelleurs à tout prix, et qu'il n'est M : enfr « pas convenable qu’une créature humaine puisse sé- «ces « rieusement croire que tous les caractères, que toutes À « tinct « les actions, soient également dignes de l'affection et @ « de p « de l'estime de chacun. » D oo
Locke, d’un autre côté, met en question l’existence @ « term des principes iunés et termine son chapitre à ce sujet + riche par les mots suivants (1) : « Il est raisonnable de s’en- À train « quérir des marques et des carac‘ères au moyen des- WE «née,
« quels on peut distinguer les vrais principes innés Æ «la ri « des autres principes, afin qu’au milieu de tant de Æ caivili: « prétendants à ce titre, je ne fasse pas d'erreurs sur | Mais « un point si important. Dès que ce sera fait, je serai @ un gra « prêt à accueillir des propositions si utiles; mais jus: @ en aien « qu’alors il me sera permis de douter mcdestement, & à une
« car je crains que le consentement général, seul corbear « argument produit, ne soit un signe insuffisant pour @S celui d
« guider mon choix et pour me convaincre de l'exis-l pas affi « tence de principes innés. D’après tout ce que nous vues de «avons dit, je crois qu'il n’y a pas à douter qu'ilfée somme « n’existe aucun principe pratique sur lequel tous les} « hommes soient d'accord et, par conséquent, pas
passage
it ren dans le peuplés vertu, e
« de principe inné. »
Voyonsactuellement quelle lumière jettent sur cette
question les phénomènes de la vie sauvage. M. Wal-4 lace fait une peinture charmante de quelques petites tribus sauvages qu’il a visitées. « Chaque indiviuup
(ence es
En ot
(ommuy
have A L (t) On the hunan understanding, livre 1, chap. 3, sec. 2, level 1
qui nient la t Ôtre classés et qu'il n'est ne puisse sé- >s, que toutes
l'affection et #
on l’existence tre à ce sujet nable de s’en- { tu moyen des- !
rincipes Innés À eu de tant de #
d'erreurs sur f ‘a fait, je serai
iles; mais jus- #
medestement,
général, seul
suffisant pour ncre de l'exisit ce que nous à douter quil
lequel tous lesi
nséquent, pis
ettent sur celte
ivage. M. Wal-i
ruelques petites
aque indivisig
3, sec, 2,
MŒURS, 391 «dit-il, respecte scrupuleusement les droits de son
voisin, et ces droits ne sont jamais, ou sont rarement
cenfreints. Une égalité presque parfaite règne dans
«ces tribus. On n’y trouve aucune de ces énormes dis- «linctions d'éducation ct d’ignorance, de richesse et «de pauvreté, de maitre ct de serviteur, qui sont le produit de notre civilisation; là, pas de division dé- «terminée du travail, laquelle, si elle augmente la
«richesse, tend aussi à produire des intérêts con- «traires. On n’y rencontre pas cette concurrence effrénée, cette lutte continuelle pour arriver à la vie ou à
«ka richesse, que la nombreuse population des pays
«civilisés engendre inévitablement. »
Mais tout cela prouve-t-il que ces sauvages aient
un grand seus moral? Cela prouve-t-il même qu'ils
en aient un atome”? Certainement non. Car si c'était
h une preuve il nous faudrait attribuer aussi aux
corbeaux et aux abeilles un sens moral plus élevé que
celui de l’homme civilisé. Je ne voudrais d’ailleurs pas affirmer que !2 fourmi et l'abeille soient dépour- Q vues de sens moral; mais, dans tous les cas, nous ne sommes pas en état de soutenir l’affirmative. Dans Je passage même que nous venons de citer, M. Wallace hit remarquer qu’il y a moins d’excitation au crime
dns les petites communautés que dans les pays très-
peuplés. Muis l'absence de crime ne constitue pas la
vertu, et, s’il n'y a pas de tentalious, la simple innotence est dépourvue de mérite,
En outre, presque tous les membres d’une petite tommunauté sont parents, et l'affection de famille wvèt l'apparence de la vertu, Mais, bien que l’affec-
ue a —
rer gene
tion paternelle et l'affection filiale aient un aspect très-moral, elles ont une origine toute différente et un caractère distinct.
Nous n’attribuons pas ordinairement de sens moral aux quadrupèdes et aux oiseaux, et cependant il n'y à peut-être pas chez les animaux de sentiment plus vif que l'affection de la mère pour ses petits. Elle endurera pour eux toutes les privations, pour les protéger elle se battra contre n'importe quel ennemi. Aucun disciple de M. Darwin ne verra là matière à étonnement; car dans la suite des générations ce sont les mères qui ont ressenti le plus vivement cette afec-
tion, qui ont eu le plus de chance d'élever leurs pe-
tits. Cependant, à strictement parler, -ce n’est pas là du sens moral; et la mère, qui ne chérirait et ne protégerait son enfant, que parce que c’est un devoir, serait en vérité une mère sans cœur.
La plupart des voyageurs ont d’aiileurs confondu le sens moral avec l'affection de famille. Cependant on pourrait prouver, je crois, que la condition morale
des sauvages est plus mauvaise qu’on ne le suppose #
ordinairement.
Ainsi M. Done affirme, en parlant des Tasmaniens, À
qu’ils sont entièrement dépourvus de sens moral.
Le gouverneur Evre dit des Australiens que « n’ayant aucune notion du juste et de l'injuste, leur « seule règle de conduite est de savoir s'ils sont nu-
« mériquement, ou physiquement, assez forts pour &
« braver la vengeance de ceux qu’ils provoquent ou « qu'ils offensent (1). »
(1) Discoveries in central Australia, vol. IT, p. 384.
Le La mo
« l'Af « gèn t qué «C disti (« ACCO « héro Les” l'Afriqu « cruel «scien dant jus de cette M. N Texas, « chaqt «moin:
«chef esur Ît € Gran « comn « duelle M. Ca dans l’Af
«de lo (tique ( que le
(1) Burto (2) Abeola (3) Schoo (à) l'he Li
un aspect ifférente et
sens moral dant ilu”y a ent plus vif le endurera rotéger elle Aucun dis- ‘e à étonne- ce sont les cette affec-
er leurs pe-
n’est pas là it et ne prot un devoir,
confondu le ependant on lition morale
le suppose à
Tasmaniens, } s moral.
traliens que ‘injuste, leur s'ils sont nu- 4 foris pour à
rovoquent ou
« La conscience, dit Burton, n'existe pas dans « l'Afrique orientale, et le seul repentir que les indi- «gènes puissent éprouver est le regret d'avoir man- «qué l’occasion de commettre un crime. Un vol « distingue un homme; un meurtre, surtout s’il est «accompagné de circonstances atroces, en fait un «héros (1). »
Les Nègres du Yoruba, sur la côte occidentale de l'Afrique, selon le même auteur (2) «sont envieux et «cruels ; ce que les hommes civilisés appellent con- «science leur fait absolument défaut. » Il est cepenlant juste d'ajouter que quelques traits qu’il raconte de cette tribu semblentinfirmer cette opinion.
M. Neighbors affirme que, chez les Comanches du Texas, « aucun acte individuel ne constitue un crime; «chaque homme se conduit comme il l'entend, à «moins que quelque pouvoir supérieur, celui d’un «chef populaire, par exemple, n’exerce son autorité
D Gsur lui. Ils croient que, quand ils ont été créés, le
«Grand Esprit leur a donné le privilége d’user «comme ils l’entendraient de leurs facultés indivi- «duelles (3). »:
M. Casalis (4), qui a vécu pendant vingt-trois ans dans l'Afrique méridionale, dit, en parlant des Cafres:
| « La moralité chez ces peuples dépend si absolument
«de l’ordre social, que tonte désorganisation poli- (tique a pour résultat immédiat un état de licence «que le rétablissement de l’ordre peut seul faire ces (1) Burton, Fürst foot steps in east Africa, p. 176.
(2) Abeokuta, vol. 1, p. 303, Voir aussi vol, Il, p. 218,
4) Schoolcraft, {ndian Tribes, vol. Il, p, 131, Ü) The Basutos, p. 300,
TR Pa re