‹ Les origines de la civilisation [microforme]Chapitre 70 sur 108 · PARTIE I · texte numérisé non relu

PARTIE I

Jai eu l'honneur, au meeting de l'Association Britannique à Dundee, de lire un mémoire sur « l'Origine de la civilisation et la condition primitive de l'homme,» en réponse à certaines opinions du feu archevèque de Dublin. La théorie que je soutenais a rencontré alors peu d'opposition. Les présidents de la Société d’ethnologie et de la Société d'anthropologie approuvèrent mes conclusions, et mon mémoire fut imprimé ir extenso par l'association. Le duc d’Argyll (2) l'a depuis assez vivement attaqué ; comme dans queiques cas il n’a pas compris ce que je voulais dire, que dans d’autres il a donné à mes paroles, sans intention de sa part, certainement, une étrange interprétation ; comme, en outre, ce sujet présente un vif intérèt et une grande importance, je désire dire quelques mots en réponse aux critiques du duc. Le duc a divisé son

(1) J'ai lu un extrait de ce mémoire devant l'Association Britannique à son Meeting d'Exeter, en 1869.

2) Good Words : mars, avril, mai et juin 1868. Ces articles ont été depuis publiés en volumes,

travail en quatre chapitres : I. Introduction ; IT. Origine de l’homme; IT et IV. Condition primitive de | l’homme. |

Je ne me propose pas de discuter dans ce mémoire, pas plus que je ne l'ai fait dans le premier, les sujets traités par le duc dans la première moitié de ses c « Spéculations. » Je me contenterai de faire observer #4 « qu’en attaquant la nroposition du professeur Huxley « d'unir les bimanes et les quadrumanes en un seul « ordre, les « primats », le duc emploie un argument « dangereux ; car, si, à cause de sa grande supériorité « intellectuelle sur les quadrumanes, on constitue un « ordre où même une classe pour l’homme seul, il sera « impossible de regarder plus longtemps tous les hom- Se « mes comme appartenant à une seule espèce, ou même « à un seul genre. Le duc se trompe en supposant que le { «i développement intellectuel et linstinct fournissent « des données dont l’application est facile dans les autres parties du règne animal. Des genera, au

contraire, ayant une intelligence et des instincts très-

différents, se trouvent placés non-seulement dans le

hymenoptérologue le plus savant (M. Frédéric Smith)

| même ordre, mais dans la même famille. Ainsi notre | | classe l'abeille et l’apathus parasite dans la même

sous-famille des Apidæ. Il me semble donc peu lo-

| gique de séparer zoologiquement l’homme des autres

primats, sous prétexte de sa supériorité intellectuelle,

et de conserver cependant l'unité spécifique de la race

humaine, maleré les différences intellectuelles qui | existent entre les diverses races d'hommes. Je ne me propose pas d’ailleurs de discuter lori-

on ; IL. Oriprimitive de

ce mémoire, er, Les sujets oitié de ses aire observer sseur Huxley s en un seul un argument le supériorité constitue un e seul, il sera tous les homèce, OÙ mème pposant que le ct fournissent icile dans les s gener«, AU instincts trèsement dans le le. Ainsi notre rédéric Smith) lans la même donc peu lonme des autres 6 intellectuelle, ique de la race Ilectuelles qui mes.

discuter l'ori-

gine de l'homme, et j'en arrive immédiatement ” troisième chapitre de l'ouvrage du due. J'ai tout d'abora lieu de me féliciter que le résultat de mon mémoire ait été de le convaincre que « bien que (1) le raison— « nement de Whately soit inattaquable sur quelques « points, sur d’autres il est faible, et, qu'en somme, «cet intéressant sujet doit ètre repris à nouveau et « considéré à un point de vue tout différent. Je ne « partage pas Fopinion, ajoute-t-il dans un autre en- «droit (2), de l'archevèque de Dublin quand il sou- «tient que nous pouvons affirmer comme un fait

« qu'aucune race sauvage n’a jamais fait de progrès « dans les arts mécaniques. » Plus loin encore (3) : « L'assistance que l'homme a reçue de son créateur «wa peut-être été rien de plus qu'un corps et une «intelligence si merveilleusement doués, que la pensée «était un instinct ct l'application une nécessité, »

Je ne suis d'ailleurs pas absolument satisfait de ces paroles, parce qu'il me semble que, bien que le duc reconnaisse que la proposition de l’archevèque n’est pas soutenable, il ne fait que la reproduire, en l’altérant quelque peu, il est vrai, et en la rendant un peu plus obscure. Ce que Whately appelait «instruction, » le duc l'appelle «instinet » ; ctil soutient que l'homme (lait doué d'instinets suffisants pour lui servir de point de départ. Il admet cependant que les singes se servent de pierres pour casser des noix ; il aurait pu ajouter qu’ils lancent des bâtons à la tête de quiconque vient (1) Good Words, 1868, p. 156.

(2) Jbid., juin, p 286.

(3) Jbid,, p. 392

les déranger. Mais il dit : « Entre ces rudiments de « perception intellectuelle et la capacité d'adapter et « de fabriquer des instruments dans un but déterminé, «il y a un gouffre, qui représente la distance incom- «mensurable qui sépare l’homme de la brute. » Je ne puis partager cet avis, et le duc lui-même ne reste pus d'accord avec lui-même, car il ajoute dans la mème page : « Saisir un bâton pour se défendre est, sans « doute aussi, un acte d'instruction prinitive, de là à «lancer le bâton et à l’usage des Javelots :! n’y à « qu’un pas facile à franchir. »

Il continue en ces termes : « Quelque simples que « soient ces actes, ils n’en impliquent pas moins une « puissance physique et intellectuelle, capable de se « développer en tout ce que nous admirons dans les carts industriels. Ces actes impliquent l’idée instine- «tive de la constance des causes naturelles et le pou- «voir de la pensée, qui donnent aux hommes la « conviction que ce qui est arrivé dans certaines con- « ditionssereproduiratoujours, siles conditions restent « les mêmes. C’est en vertu de ces considérations, je « dois le dire, que je n’ai jamais beaucoup attaché «d'importance au raisonnement de Whately. » C'est là, certainement, un aveu important et qui implique l'abandon absolu de la position de Whately.

Le duc blâme l'archevêque de Dublin de n'avoir pas défini les termes « civilisation » et « barbarie. » IL me semble que Whately a mieux fait comprendre la signification qu'il leur attribuait par les exemples qu'il a cités, qu'en employant toutes les définitions possibles. Le duc ne paraît pas, d'ailleurs, avoir été

{or mai

ces mûr est plex en q D'ail nous ! prob jouir du m Qu vante «c'es « étal « bar « cho inte

les m dans ç entre barie lion sc

En gnifi celle telle selon . M A Lliger

APPENDICE. — Il, 495 fort embarrassé par cette omission, et il est fort remarquable qu'après tout il omet lui-même de définir œs termes, se rendant ainsi coupable de l’omission mème dont il blime Whately. Il serait impossible, il est vrai, de définir en peu de mots l’organisation complexe que nous appelons civilisation, ou de constater en quoi un peuple civilisé diffère d’un peuple barbare.

D'ailleurs, pourrait-on définir la civilisation, puisque nous sommes bien loin nous-mêmes d’avoir résolu le problème, qui consiste à savoir comment nous pouvons juir de la plénitude de nos facultés et de la beauté

iments de adapter et Léterminé, CE iNCOHIte. » Je ne e reste pus s la mème e est, saus ive, de là à ts il n'y à

me

imples que moins une pable de se ns dans les dée instincs et le pouhommes la rtaines contions restenl érations, Je oup attaché itely. » C'est ui implique Ly.

1 de n'avoir barbarie. »

comprendre Les exemples s définitions

LS, avoir ét

du monde dans lequel nous vivons.

Quant à la barbarie, le duc fait l'observation suivante: « Tout ce que je désire faire remarquer ici, «c'est qu'il n’y a pas nécessairement relation entre un «état de simple enfance en savoir et un état de bar- «barie absolue, mots qui, s'ils signifient quelque « chose, impliquent l’état moral aussi bien que l’état “iateilectuel le plus imparfait. » Je repousse de touts mes forces chacune des propositions contenues dans cette phrase. Il y a, je crois, une relation intime entre le savoir et la civilisation. Le savoir et la barlarie ne peuvent pas coexister, le savoir et la civilisaon sont inséparables.

En outre, les mots « barbarie absolue » ont une signification définie, mais, certainement, ce n’est pas celle que le duc leur attribue. L'état moral et l’état utellectuel le plus imparfait ne sont même pas, wlon moi, compatibles l’un avec l’autre. La morale inplique la responsabilité et, par conséquent, l'in-

{ kligence. Les animaux inférieurs ne sont ni mo-

‘aux ni immorañx. Les races humaines inférieures

peuvent être, et sont, vicieuses ; mais 11 y a bien des L choses à dire pour leur défense. Au contraire, corrup- s. tio optimi pessima est, plus est élevé le pouvoir in- } tellectuel, plus grande est l'intelligence, plus profonde * est la Gégradation morale de celui qui en abuse. # LE En somme, on pourrait, je crois, dire avec justesse les que les sauvages sont à la fois plus innocents et plus al criminels que Les peuples civilisés. Ils ne sont certai- lur nement pas dans l’état moral le pls imparfait, et, d’un au autre côté, ils ne sont pas capables de pratiquer les L vertus les plus élevées. .

Dans la première partie de ce mémoire, j'ai 18 ant beauconp appryé sur le fait que nous trouvons pi. des traces d’aucienne barbarie même chez les peu- Si) ples les plus civilisés. Le due soutient, au con- ne traire, que ces traces ne fournissent ni une preuve . ls’ar

ni mème une présomplion que la barbarie fut l'é-

tat primitif de l’homme, IL fait remarquer que ces pas Là coutumes ont peut-être pas été primitives, qu’elles Ju es

ure €

« cette affirmation constitue le fonds de l’argumentation ke dé

« de Sir J. Lubbock. Partout où existe une coutume A0, tq € sauvage on brutale, il la présente comme un exem- RS. L

| | | | | | | | se sont introduites plus tard, et il ajoute : « Cependant Î | | |

< ple de la condition originaire de l’homme. Et cela, À trlain

« malgré norubre de faits qui prouvent qu'une grande Mais

€ quantité de ces coutumes ne sont que le résultat tite d lunes

« de la corruption, »

Je nai pas, heureusement, à me défendre contre iulres

, lot cette critique, parce que, dans la phrase suivante, left, sd

duc se contredit lui-même et prouve que je n'ai point R'qut v hssée,

LUug

APPENDICE. — II. 497 nférieures fait ce dont il m’accuse. Il continue ainsi son raisonnement : « Prenons le cannibalisme, par exemple. Sir « J. Lubbock semble admettre que cette horrible « coutume n’est pas une coutume primitive. » Ainsi pour prouver que je considère comme primitives toutes ls coutumes brutales, il constate, et constate correctement, que je ne regarde pas le cannibalisme comme l'une d’elles. Il serait, je crois, difficile de trouver un autre cas où un auteur se contredit si formellement.

Le duc cite particulièrement la coutume de la capture de la femme, laquelle, dit-il, ne peut pas être une coutume primitive. Mais il omet d'expliquer pourquoi, ison point de vue, elle ue pouvait en être une; or, mme, bien entendu, il faut comprendre le mot primitif comme impliquant une période assez longue, il ait été intéressant de savoir les raisons sur lesquelles ls'appuie pour en arriver à cette conclusion. Ce n est pas là, d’ailleurs, un point bien important, car, comme ja essayé de le prouver, avant le mariage par capre existait une coutume bien plus barbare encore. l déclare, d’ailleurs, emphatiquement, que, selon noi, toutes Les contumes brutales ne sont pas primitiis, Les sacrifices humains, par exemple, n’en sont wrlainement pas une.

Mais j'ai toujours pensé et je soutiens qu’il y a une tite définie dans les habitudes et les idées; que cerines coutumes, dort les unes sont brutales et les ulres pas, qui existent encore chez les peuples civi-

a bien des

'C, corrup-

jouvoir 1l-

1S profonde

abuse.

vee justesse ents et plus sont certairfait, et, d'un

watiquer les

émoire, j'ai ous trouvons chez les peuent, au Col

i une preuve “barie fut l'érquer que ces 1 itives, qu'elles : « Cependant |

argumentation

une coutume

nine ul CXeM-

omme. Et cela,

qu'une erande

que le résultat

Jéfendre contre ase suivante, le

is, sont une relique des temps écoulés et racontent, iqui veut la comprendre, l’histoire d'une barbarie hssée, plutôt par leur simplicité que par leur brutalité. Lusbocx, Orig, de la Civil, 52

que je n'ai poli

orales." "Sierre

quoique beaucoup d’entre elles soient fort brutales, Miisp Aucun peuple, en outre, ie le soutiens, n’abandonne. fs : rait l'écriture pour le quippu ou les hiéroglyphes: Da ous ancuu peuple n’abandonnerait le tourniquet destiné à At: produire le feu, pour en revenir à la seule friction. RE Le duc croit done que la condition primitive de rue | l’homme était un état de civilisation, et il explique té d l'existence des sauvages en disant que ce sont « les Corn déshérités de la race humaine, » les descendants de Bulle tribus faibles « refoulées dans les bois et dans les ro- frant chers. » Mais jusqu’au commencement de la période Bruant

historique ces déshérités on! occupé presque tout le Be Le continent Américain, toute l’Europe septentrionale, la BMibsorl

. . A! . ? 3 plus grande partie de l'Afrique, ie grand continent 8 L’ez

lon

australien, une grande partie de i'Asie et les magni-

fiques îles du Pacifique. Les grands continents ne leur & e)

formaient, en outre, jusqu’à ce qu'ils aient été modi- # ltat ppula ique e lu mal purd’ daient

fiés par l’homme, que d'immenses plaines, ou des bois

et des rochers. Or, tout tend à prouver que bois et rochers exercent en somme une influence favorable,

Les habitants des grandes plaines s'élèvent rarement

au delà de la vie pastorale. En Amérique, ce ne sont

as les habitants des fertiles vallées du Mississipi ctéumés [

tle d

is dés

Le d

de l’'Amazone qui ont atteint à la plus haute civilisation, ce sont les habitants des rochers et des forèts duf

Mexique et du Pérou. L'Écosse elle-même fournit une

preuve brillante que forèts et rochers sont compati-W'il pa bles avec une grande civilisation, . Kn

Je diffère complétement d'opinion avec le duc'des g

quant aux causes qui ont amené la dispersion degf'uicrs

l'homme sur la terre et quant à la façon dont cette@ l'info

AF'ENDICE. — II. L99

dispersion s’est accomplie. Il suppose évidemment que ks races faibles ont occupé de nouveaux pays, re-

rt brutales.

+ tease cogne à

abandonne fs . 4 ; SN + oussées qu'elles étaient par des tribus plus puissaniéroglyphes: P I P PER

ks. C’est là, je crois, une profonde erreur. Prenons ‘Angleterre, par exemple. On nous dit quelquefois que les Celtes ont été repoussés par les Saxons ct foris de se réfugier dans le pays de Galles et dans la lornouaille. Nous savons, au contraire, que le pays de

uei destiné à ile friction.

primitive de til explique

ce sont « les duiles et la Cornouaille étaient habités longtemps

hwant que les Saxons débarquassent sur nos côtes. Et, Muant au reste du pays, il ne serait pas correct de dire

scendants de t dans Îles ro-

de la période ue les Celtes ont été chassés ; ils ont été détruits ou

esque tout le

tentrionale, la ibsorbés.

L'extension graduelle de la race humaine n’est pas,

and continent et les magnicontinents ne @ ient été modies, ou «les bois

lon moi, le résultat de la force exercée de l'exté— eur sur une race donnée; c’est au contraire le ré— ultat de 1° nécessité intérieure, de la pression de la

ppulation; c'est le résultat d’une force toute paciique et non pas hostile, de la prospérité, et non pas

er que bois et lu malheur. Je crois qu'anciennement, comme au-

nce fevorable.

vent rarementMhudhui, les fondateurs de nouvelles colonies aient des hommes énergiques et entreprenants; uimés par l'espoir et le courage, non par la crainte

tle désespoir; et qu'ils n’étaient certainement pas

que, ce ne sont lu Mississipt et haute civilisaet des forêts du me fournit une s sont compati-

is déshérités intellectuels de la race humaine.

Le duc s’appuie beaucoup sur l'Amérique. « N’estilpas vrai, dit-il, que les tribus les plus grossières ‘de la population du glove se trouvent à l'extrémité ln avec le did ‘des grands continents et dans les îles éloignées, der-

a dispersion de tiers refuges des victimes de la violence et de a dispers

“con dont cettr d'infortune? ‘Le Nouveau Monde est le continent € Ÿ L

« qui présente la surface la plus étendue de terre

« habitable du nord au sud. A l'extrême nord nous g «trouvons les Esquimaux, vivant dans les conditions M 5! «les plus dures, au milieu des glaces perpétuelles des 1 "! « mers polaires. Et quelle vie! L'occupation con- ii « stante d’un chasseur esquimau est de se tenir à l'af. 8 « fût, auprès d’un trou dans la glace, pendant de lon- fi “P « gues heures, avec une température de 30 degrés au- «d « dessous de zéro, attendant qu’un veau marin vienne ; ë «respirer. Et quand enfin il a frappé sa proie, son @"" « seul bonheur est de se gorger de la chair et de la A” pl «graisse crue de l'animal. Il est presque impossible 8" da « à l'homme civilisé de concevoir une vie aussi misé- MM ‘lus « rable et, sous bien des rapports, aussi brutale que fs ‘alo «la vie de ce peuple, pendant la longue nuit de fi ‘(ca « l'hiver arctique. » ou

A cette question je réponds avec confiance : Non, ce Wa ls

vie,

D’a : LOIR nest d k cro

n’est pas exact. Non, il n'est pas exact, en règle gént-#

rale, que les races inférieures habitent les points ex-

trèmes des continents: ce west même pas exact pour ;]

"Amérique. Les indigènes du Brésil, qui habitent un8 tel ,

pays, sans rival, peut-être, comme fertilité, couvert de

L , ° ° » h 1] la végétation la plus magnifique, abondant en animaux" Pen

«les c

de toutes espèces, sont, sans contredit, dans un état in

UT * . [mn] 0 . (In | férieur à celui des Esquimaux (1) que le duc plaint ci F |

, Q 0 , . ' Cite | mép'ise tant (2), beaucoup plus même qu’il n'est nt be f . 1 CR , (] ?

| cessaire. Les chasseurs de nos pays civilisés se sou lot

‘alim ‘Sant ‘bonn

(1) Voir Martins, p, 77, Le Dr Rae place les Esquimaux au-dessus cc | Indiens Peaux-Rouges : Trans. Ethn. Soc. 1866. | (2) Quand le due affirme que « ni la vie agricole, ni la vie pastoral | n'est possible sur les bords d'une mer glacée, » il a oublié les habilan de la Laponie et de la Sibérie,

l Tra

ue de terre » nord nous s conditions pétuelles des

mettent à toutes sortes de fatigues pour poursuivre le gibier; la chasse, aiguisée par le besoin, doit posséder un attrait qu’elle ne peut jamais atteindre dès qu'elle devient simple plaisir.

«Quand, dit M. Hill (1), nous faisons un bon re- «pas deux ou trois fois par jour, nous ne sommes, ni «de corps, ni d'esprit, en état de comprendre tout l’attrait de la chasse. Nous manquons du vrai nerf, c’est-

ipation con -

e tenir à l'af-

dant de lon- 30 degrés aumarin vienne

«à-dire un estomac creux que nous espérons rem-

sa proie, SON À ° À Pa ; RAR «plir. Je me rappelle avoir passé bien des mois pen-

chair et de la Bi

«dant lesquels je ne pouvais compter que sur mon «usil pour me procurer des aliments; j'ai ressenti

que impossible

vie aussi misési brutale que

ongue nuil de

«alors une partie des charmes de la vie sauvage,

‘(car chaque position a ses plaisirs aussi bien que ses (peines), et j’ai compris, ce que je n'avais pas fait ‘jusque-là, tout l’attachement de l'Indien pour cette cvie, »

fiance : Non, ce

Len règle gént- fs t les points expas exact pour fé qui habitent ung ilité, couvert qe

D'ailleurs, si nous en crovons les voyageurs qui ont , te)

tsité les régions arctiques, la vie des Esquimaux nest en aucune façon aussi misérable que veut bien kcroire le duc. Le capitaine Parry, par exemple, fait apeinture suivante d’une hutte d'Esquimaux. « Dans ‘es quelques occasions que nous avons eues de met-

ant en animaux

| dans un état in le duc plaint ei e qu'il n'est né civilisés se SOU

«tre leur hospitalité à l'épreuve, nous avons eu tout ‘lieu de nous louer d'eux. Ils mettaient toujours à ‘notre service ce qu’ils avaient de mieux, et comme ‘aliments, et comme confort; leurs attentions incessantes tenaient à la fois de l'hospitalité et de la ‘bonne éducation. Les femmes, avec une gaieté

juimaux au-dessus dE

ale

le, ni la vie pastor | a oublié les habitan

l Travels in Siberia, vol. If, p. 288,

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