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1) Tran Uus
APPENDICE. — Il. 513 « leur tombe. On peut ainsi retracer les familles qui « sont devenues peuplades ou tribus, et qui se sont « prodigieusement multipliées dans l'Amérique sep- «tentrionale, ce qui d’ailleurs simplifie beaucoup la «tâche de l’ethnologue. » Le totémisme, d’ailleurs, n'existe pas seulement en Amérique. Dans l'Inde centrale, « les « Moondah Enidhi » ou Oraon, les « Mi- € nijrar » ou tribu de l’anguille, ne veulent pas tuer « ou manger ce poisson. Les tribus du Faucon, du « Corbeau ou du Héron ne veulent pas, respective- « ment, tuer ou manger ces oiseaux. Livingstone, «cité par Latham, nous dit que les sous-tribus des « Bitshaunas (ou Bechuanas) portent aussi le nom de ur nom. Les « certains animaux et qu’une tribu ne mange jamais 5 VOurs, oule 4 l'animal dont elle porte le nom, et éviie toujours La tribu res- À «de le tuer (1). »
l'adorer. Ün On retrouve, d’ailleurs, de tous côtés des traces de on a existé à Bhtémisme, et il joue un rôle dans les prohibitions onde presque 1 matrimoniales.
isme est-il
la religion
e à l’astrod’un Dieu
S SAUVASES.
a obéissant,
s qu'il voie ente absolu-
eux devient inimaux, Îles
ssayant d’exaut nous rap-
Quant aux objets inanimés, nous devons nous rappeler que le sauvage explique par la vie toute action Aittout mouvement. Il croit en outre que toute chose Aatraordinaire est « un grand médicament, » ce qui wnduit au culte de tout objet inanimé remarquable. \. Fergusson a récemment essay# de prouver le rôle vécial et presque universel que-joue le culte des artes et du serpent. Il aurait pu, je crois, fournir des euves aussi importantes pour l: culte de beaucoup Alautres objets. IL me semble évident que, sous ceite
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uel que soit le c’est le totem,
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1) Trans, Ethn, Soc. Nouvelle série, vol, VI, p. 36. uusock. Orig. de la Civil, 32
forme religieuse, les objets adorés ne sont pas regar. 1 dés comme emblèmes et ne sont pas personnifiés. Le A rc sauvage pense que les objets inanimés ont un esprit M d'in aussi bien que les hommes; aussi, quand on sacrifie ù m0 les femmes et les esclaves sur un tombeau, brise-t-on M lièr les armes, afin que l'esprit de ces dernières, comme M cro, ceux des premiers, puissent accompagner ieur maitre % eivi dans l’autre monde. Déice
La puissance toujours croissante des chefs et des M Il prêtres amène l’anthropomorphisme, avec ses sa- #M bien crifices, ses temples, ses prêtres, ete. Cest à cette ; scier phase qu’appartient l’idolâtrie, qu'il ne faut en au- : critic cune façon regarder comme l’état religieux le plus Bffreme
Ÿ bas. Salomon, d’ailleurs, a fait remarquer, il y a BMreme bien longtemps, que l’idolâtrie se lie au pouvoir mo- Bet «] narchique (1). dŒ lux Le culte des princics peut être regardé comme Æ 2 C7: hl4
arch
un état plus avancé encore du développement neturel de la religion.
Il est important d'observer que chaque état rcligicux se superpose au précédent, et que les croyan-
lrme
ICSarc
ces passées se perpétuent chez les enfants et les igno- SSpremi
rants. Ainsi les ignorants croient encore à la magic, ESüerai
et les contes de fées font Les délices des enfants. reuse Il me semble certain que le développement graduel £
des idées religieuses, chez les races inférieures, est un
excellent argument à opposer à ceux qui prétendent 8 Le du
que les sauvages sont les descendants d’ancètres ci- B'Srve ‘emplo ES ‘temen
(1) Sagesse, xiv, 17. ‘iccine
vilisés. L’archevèque Whately admettrait la relation
qu existe entre ces différentes phases de croyances religieuses ; mais il lui serait fort difficile, je crois dimaginer un procédé de dégradation naturelle “ moyen duquel il püt expliquer les opinions singulières et les erreurs des races inférieures, où ds dents à la magie et autres absurdités chez les races divilisées; si ce n’est par un raisonnement semblable
L pas ro rar.
onnifiés. Le it un esprit | on sacrilie u, brise-t-on res, comme .jcur maitre Le
à celui que j'ai essayé de tracer.
chefs et des 1 Il y a une autre partie du mémoire du due où 18 . , , 0 2
bien que généralement ce soit un adversaire con-
avec ses sa #2 C'est à cette à » faut en augieux le plus
sciencieux, il fait une accusation insupportable. Il witique vivement les « quatre âges » admis ordinai-
rement par les archéologues, faisant porter particulièrement ses critiques sur les termes « Palæolithique» et « Néolithi 1 si h sIHRique, » qu’on emploie pour désigner les [lieux premiers.
; L F T né 1 gardé comme ne prétends pas prendre pour moi en particulier FE, hlime æ Q je . 4 .
\ œ : qe le duc inflige impartialement à tous les Murchéologue ai j'ai É | cologues. Mais, comme j'ai proposé les deux , 1n | » ern ‘ | ] A C | 1 que état reli- (REtTMes en question, je me conienterai de placer en he les croyan- Mrgard le passage dans lequel ils ont paru pour la ! €
quer, il y à 1 pouvoir mo-
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bement neturel
AS 36 ] - | U ire foi PT : On nts et les igno= Mremière fvis et la critique du duc; puis je demuns A ei mn : | re à la magie, È lerai s'il y a aueun fondemeut à l'accusation vigou 0 $ : g Le is enfants. ruse faite par le uoble écrivain. >ement graduel f érieures, est un is nn : en : « Je dois faire ob- En proposant les termes indi« M: server ici que les archéologues qués plus haut, je me suis ex ; , “emploient à ce sujet un lan- primé ainei : ; trait la relation ne, Koh spa J an- primé ainsi : ROUE NOM PO NME" L'étude attentive des restes qui erroné, exige lont au « qui nous sont pérvenus semble ecing des définitions plus ri= + nous indiquer qu’un peut div:
s d'ancètres Ce
2 LC] Z £] A A = R A # A = A AR R EL]
goureuses et une signification plus précise, que celle qu’ils sont disposés à lui donner.
« Ils parlent d’un âge ancien de la pierre (Palæolithique), c'un âge plus récent de Ja pierre (Néolithique), d'un âge du Brovze et d’un âge du ler.
Or, il n’y a aucune preuve que ces âges aient jamais existé dans le monde. Il peut être, et ilest probablement vrai, que la plupart des peuples, dans le progrès des arts, ont, avant de connaître les métaux, employé la pierre pour en faire des instruments. Cela même, cependant, peut n'être pas vrai pour tous les peuples. 1l ne paraît pas y avoir en Afrique traces d’une époque où les indigènes ne connaissaient pas l’usage du fer, et Sir Samuel Baker me dit que les minerais de fer sont si communs en Afrique et si facilement réductibles par la chaleur, que les tribus les plus grossières, à condition qu'elles connussent le feu, pouvaient découvrir l’usage du fer. Il faut se rappeler, en outre, qu’il y a dans le monde quelques pays où il est aussi difficile de se procurer des pierres que des métaux.
« Les grandes plaines d'alluvion de la Mésopotamie en sont
. un exemple. Nous savons, par
ORL5INES DE LA CIVILISATION.
« ser l'archéologie antéhistorique « en quatre grandes époques.
« Primo : celle du diluvium, « alors que l'homme se parta- « geait la possession de l’Europe « avec le mammouth, l'ours des « cavernes, le rhinocéros à toi- « son et d’autres animaux dispa- « rus. Nous pourrions donner à « cette épo:ue le nom de « Pa- « læolithique. »
« Secundo : L'âge de la pierre « polie; période caractérisée par « des armes et des instruments magnifiques, faits de silex et d’autres pierres, mais pendant laquelle nous ne trouvons au- « cune trace de métaux, si ce « n’est de l'or, qui semble avoir « été employé quelquefois en or- « nements. Nous pourrions don- « ner à cette époque le nom de « Néolithique, »
« Tertio : L'âge du Bronze, perdant lequel le bronze sert à « faireles armes etles instruments tranchants de toute espèce,
« Quarto : L’âge du Fer, pendant lequel ce métal remplace le bronze dans la fabrication des armes, des haches, des couteaux, etc.; le bronze cependant est encore communtment employé pour les ornements et fréquemment aussi pour les poignées des épées et « des autres armes, mais jamais « pour la lame,
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encore communiyé pour les orneréquemment aussi ignées des épées a rmes, mais jamais
« ce qui nous reste des premières « morarchieschaldéennes, qu’une « hautecivilisation,etcomme arts, « et comme commerce, coexistait « avec l’usage des instruments de pierre d'un caractère très-gros- « sier.
« Ce fait prouve que de grossiers instruments de pierre ne constituent pas une preuve absolue d'un état réellement bar « bare. Et, en admettant même ‘ qu'il soit vrai que l'emploi de é la pierre a, dans tous les cas, « précédé l’emploi des métaux, il «est absolument certain que « l'époque, qui, dans une partie « du monde, était un âge de la « pierre, était un âge du métal « dans une autre. Prenons les « Esquimaux ou les insulaires du « Pacifique, par exemple, et nous « pourrons dire que nous vivons
PA « encore, ou que nous avons tout
«récemment vécu, pendant l’âge
| « de la pierre. »
On voit par le passage ci-dessus que J'ai indiqué ses imites mêmes dont le duc blâme l’omission.
Je vais actuellement citer deux ou trois autres ar- Meuments à l'appui de ma théorie. Des témoignages wmbreux semblent prouver que les produits des croikments de diverses variétés tendent à revenir au type