PROPORTION PAR MILLE
Co © œ —
Etrangers.
Etrangers, sauf un,
Lichtenstein, Id.
IT. Tindall, Snowden ct Pral.
Koelle, Id.
Smithsonian Contributions, 1869.
Trans. Ethn.Soc.vol.6.
Schoolcraît.
Gonsalvez Dias.
M'Gillivray. Id.
Id, Jukes.
Id.
M'Gillivray.
Mariner.
Dieffenbach.
Pour les langages africains, j'ai examiné les dia-
lectes bectjuan et bosjesman , donnés par Lichtenstein, dans ses Zravels in southern Africa ; le dia-
leete hottentot namaqua donné p
AE L a!
Tindall, dans son
Grainmar and vocabulary of the Narmaqua Hottentot; le mpongwe du Gabon tiré de Grammar of the Mpongive language, publié par Snowden et Prall de New York; et enfin les langages fulup et mbofon de Koelle, ?olyglotta africana. Pour lAmtrique, le dialecte makah, donné par M. Swan dans les
Smithsonian contributions, pour 1869; le vocabu- pen laire ojibwa donné dans Schoolcraft, Zadian Tribes; Bi le vocabulaire darien dans le sixième volume, nouvelle | Le Ja série, des £thnological society's transactions ; et le #8 rie vocabulaire tupy donné par A. Gonsalvez Dias, Dic- 1 fous cionaria da lingua Tupy, chamada lingua geral : il es dos indigenas do Brazil. Vai ajouté ies langages SN britzl parlés à l’île Brumer, à la baie de Redscar, à Kow- [a À ré rarega et à la Louisiade, publiés par M'Gillivray dans PM mon le Foyage of the Rattlesnake; et les dialectes d’Er- LA de . | penc
roob et de l’île Lewis Murray, publiés par Jukes dans h j le Joyage of the Fly. J'ai consulté enfin, pour la dues Polynésie, le Zongan Dictionary, publié par Mari- fi ner, et celui de la Nouvelle-Zélande, par Dicflen- à bach.
Le résultat est que, tandis que dans les quatre lan- BY gues européennes examinées, nous trouvons environ LJ . de deux répétitions par mille mots, nous en trouvons 7e : de 38 à 170 par miile dans les langues sauvages, M ‘qui, c'est-à-dire de vingt à quatre-vingts de plus en pro- +
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Elles sont particulièrement nombreuses dans la Polynésie et aux îles Viti; ainsi, à Viti, les noms tels HS ji “4
ES que Somosomo, Rakiraki, Raviravi, Lumaluma, sont M ù ! # ) Tr fort nombreux, Les mots les plus familiers de la Nou- Hi
APPENDICE. — IL. 525 … velle-Zélande sont peut-être : Meremere, patoo patoo " ct Aro kivi. Les répétitions de syllabes sont d’ailleurs si caractéristiques dans les langues sauvages qu’elles | ont donné lieu au terme « barbare ».
naqua Hot-
srammar Of den et Prall # P et mbofon À
Les sauvages aiment beaucoup les animaux appri- | voisés. M. Galton en cite bien des exemples dans son mémoire sur la « Domestication des animaux » (1). Entre autres détails curieux, on peut citer l'emploi
ur l’Amériwan dans les ; le vocabudian Tribes ; % à ;
#2 | de la crécelle. Ancicnnement instrument sacré et mys-
. | térieux, comme il l’est encore chez quelques Peauxactions ; et 1e À ES h 0 )
Dias. Die. & Rouges de Sibérie et quelques tribus brésiliennes (2), ez Dias, Dic- BN, on ; nil est devenu chez nous un jouet d'enfant. Ainsi Do- . britzhoffer nous dit que les Abipones adorent les ss langages Bi * à j j x ; À » pléiades à une certaine époque de l’année. La cérédscar, à Kow- #9 : " Sans
| monie consiste er une fête accompagnée de danses et
Gillivray dans Ps , st
: 0 de musique, alternant avec les louanges des étoiles,
ialectes d'Er- 80 di : FGEURA pendant lesquels la principale prètresse « qui préside
ar Jukes dans Pn Le «les cérémonies, danse par intervalles, faisant ré-
enfin, pour la |
blié par Mari- js
«sonner en mesure une gourde remplie de noyaux, par Dieffen- fs
ime, nouvelle
Dm EN Trang EC Le
lingua goral
rame
«pirouettant tantôt sur un pied, tantôt sur l’autre, «sans jamais changer de place et sans varier ses «mouvements (3). »
Spix et Martius (4) décrivent ainsi un chef Co- Rroado : « Au milieu de l'assemblée se tenait le chef «qui, par sa force, sa ruse et sun courage, avait obues sauvages, “re NX N da 61 bo Actenu chez eux Ja plus grande autorité et avait reçu pr? de Marlier le titre de capitaine. Dans sa main droite 04 «11 tenait le maraca, les castagnettes, dont nous avons
euses dans la {els (A) Trans. Etlin. Soc, vol, TIT, p, 122. , les noms (6° A © Martins, Von dem Rechtszustande unter den Ur. Brasiliens, p. 34, ; A (3) Dobritzholer, vol, Il, p. 65, 72, aluma, sont # offer, vol, IE, p. 65, umalt ; D (à Travels in Brazil. Londres 1824, vol, II, p. 934,
es quatre lan- #14 uvons environ s en trouvons
jers de la Nou-
« parlé ci-dessus, qu’ils appellent gringerina, il les « inettait en mouvement, battant la mesure avec son « pied droit. » Les nègres du Congo avaient aussi une grande crécelle en bois sur laquelle ils prêtaient leurs serments (1).» La crécelle joue aussi un rôle important chez les Indiens de l'Amérique septentrionale (2). Quand une personne tombe malade, le sorcier apporte la crécelle sacrée et l’agite sur elle. C’est là, dit Prescott, le principal remède pour tous les maux. Cailin (3) témoigne aussi de la grande importance de la crécelle. Quelques tribus ont un tambour sacré qui ressemble beaucoup à celui des Lapons (4). Quand un Indien tombe malade, dit Carver (5), « le « magicien reste jour et nuit, près de lui, faisant ré- « sonner à ses oreilles une gourde pleine de noyaux, « qu'ils appellent un chichiconé. »
Klemm (6) constate aussi la grande importance attachée à la crécelle en Amérique, et Staad pense même qu'on l’adorait comme une divinité (7).
Schoolcraft (8) nous représente aussi Oshkabaiwis, grand magicien Peau-Rouge, tenant dans sa main la
crécelle sacrée, ce qui est d’ailleurs emblème usuel de l'autorité en Amérique. Je n'ai jamais lu qu'un
enfant sauvage se servit de la crécelle comme jouet. Le jeu de pile ou face, simple jeu d'enfant aujour-
(1) Astley, Collection of voyages, vol, IT, p. 238. (2) Schoolcraft, Indian tribes, vol, IT, p. 179.
(3) American Indians, vol. I, p. 37, 40, 163.
(4) Callin, loc. cit., p. 40.
(5) Traveis, p. 385,
(6) Culturgeschichte, vol, IT, p, 172,
(7) Maœurs des Sauvages américains, vol, IT, p. 297, (8) Indian Tribes, vol, IE, pp. 490-192,
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APPENDICE. — Il. 527 d'hui, était autrefois un moyen sacré et solennel de consulter les oracles.
La poupée aussi tient du baby et du fétiche. M. Tylor a indiqué bien d’autres points curieux, et je renvoie à son excellent ouvrage ceux que cette partie du sujet peut intéresser.
La danse est un autre exemple. Pour nous, c’est un simple amusement. Chez les sauvages, c’est une cérémonie importante et qui revèt le plus souvent le caractère religieux. Robertson nous a admirablement expliqué son caractère dans l'Amérique septentrionale (ci-dessus, p. 292).
Mais il est inutile de multiplier les exemples. Tous ceux qui ont beaucoup lu sur le sujet qui nous occupe admettront la vérité de ces faits. Ils expliquent le traitement capricieux que tant de voyageurs ont eu à subir de la part de potentats sauvages; bien traités un jour, maltraités le lendemain, chargés de présents dans un moment, négligés dans un autre, et souvent mis à mort.
L’analogie étroite qui existe entre les idées, le largage, les habitudes et le caractère des sauvages ct des enfants, quoique généralement admise, n’est ordi-
nairement signalée qu’en passant et regardée plutôt
comme un accident curieux, que comme un vérité importante. Elle présente cependant, à divers points ae vue,un sérieux intérêt, Mieux comprise, elle aurait pu uous éviter bien des malheurs nationaux, depuisla mort du capitaine Cook, jusqu’à la guerre d’Abyssinie, Elle a aussi une grande importance dans la discussion actuelle,
Les naturalistes se rangent presque tous à l'opinion que le développement de l'individu est le résumé de celui de l'espèce, conclusion qui, si elle est Stablie, sera certainement fort importante. On a déjà observé bicn des faits qui larendent tout au moins fort probable. Des oiseaux du même genre, ou de genres intimement alliés, qui, quand ils sont âgés, diffèrent par leur couleur, se ressemblent souvent beaucoup quand ils sont sunes. Leidy a observé que les dents de lait du genre £quus ressemblent aux dents permanentes de l’Ænchiterium, tandis que les dents de lait de l’Ænchiterium ressemblent beaucoup au système dentaire du erychippus (1). Rutimeyer, tout en appelant l'attention sur cette observation intéressante, ajoute que les dents de lait du £quus caballus et mieux encore celles du Æ. fossilis, ressemblent aux dents permanentes du Æipparion (2).
Agassiz, selon Darwin, regarde comme loi naturelle que les jeunes de chaque espèce et de chaque groupe ressemblent à de plus vieilles formes du même groupe, et Darwin (3) lui-même dit: « Nous pouvons «être presque certains que deux groupes, ou plus, « d'animaux, quelque différents qu’ils soient d’abord «les uns des autres par la structure et par les « habitudes, descendent de parents de la même « forme et sont par conséquent intimement parents, «s'ils passent par des états embryonaires très- « analogues. » M. Herbert Spencer (4) dit aussi :
Proc. Acad, Nat. Soc. Philadelphie, 1858, p. 26. (2) Dectraue sur Kennhruss der fossilen Pferdr, Bâle, 1863,
Origine of species, 4° édilion, p, 532, (6) Principles of Liology, vol, E, p, 349.
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