OT PT D PT CC AR OR PCT TT
ie de “d'elle TU
a Léon IIL, il se compare modestement à Josué, combattant dans la plaine, tandis que le pape, nouveau Moïse, prie sur la montagne pour le salut de l’armée fidèle (x). Pour qui sait lire, ces réminiscences bibliques prouvent, à n’en pas douter, qu'à ses yeux, le vrai chef du peuple chrétien était le pape, et que le roi des Francs n'était que l'épée tirée pour le service de l'Église.
Sources.
ÉCRITS HISTORIQUES. — La chronique de Frédégaire trouva en Austrasie quatre continuateurs; les trois premiers écrivirent sous les auspices de Childebrand, oncle de Pépin le Bref; le quatrième sous ceux de Nibelung, fils de Childebrand. Cette quadruple continuation va de l’année où finit la chronique de Frédégaire jusqu’en 768. (Dom Bouquet, Recueil des historiens de Gaule ei de France, t. 11; Scripiores reyum Merovingicarum, t. II, dans la collection in-4° des Monumenta Germaniae historica.)
Aux commencements de la dynastie carolingienne se rattache l'apparition d’un genre nouveau d’écrits historiques, les annales. Ce genre, qui paraît importé d'Angleterre, consista d’abord en courtes notices écrites à la marge des tables pascales, et qui se développèrent peu à peu. Les principales annales sont : les Annales sancti Amandi, qui commencent à la victoire de Tertry en 687; les Annales Mosellani, qui commencent en 704; les Annales Petaviani, qui s'appuient sur les précédentes, mais qui sont originales pour les années 771 à 799; les Annales Laureshamenses, originales pour 785 à 806; les Annales Maximiniani, de 781 à 811; les Annales Guelferbytani, originaires de Murbach dans les Vosges; les Annales Alamannici et les Annales Nazariani. Les plus importants de ces recueils pour le règne de Charlemagne sont les Annales Laurissenses majores (Loiseliani dans les anciennes éditions françaises) qui, avec une richesse de détails et une sûreté d’information les rendant supérieures à tous les écrits du
(x) Epist. carol. 10 (Jaffé).
même genre, embrassent la période de 741 à 820, et dont on possède une recension plus correcte, quant au style, dans les Annales Einhardi. Ces dernières ont été versifiées à la fin du Xe siècle par un anonyme connu sous la désignation de Poeta Saxo, qui a utilisé dans le même but le Vita Karoli.
On ne peut attacher qu’une importance fort secondaire au Chronmicon Universale, compilation qui va jusqu'à 741; au Chronicon Moissiacense, qui gagne de la valeur dans les parties postérieures au règne de Charlemagne, et aux Annales Mettenses, qui sont une élucubration fantaisiste du x1£ siècle.
Quant au Breviarium Erchamberti, il est intéressant pour l’histoire des derniers Mérovingiens.
Par contre, des poésies comme celle de l’anonyme connu sous l’appellation de Hibeynicus Exul, et celles d’Angilbert, qui racontent des épisodes du règne de Charlemagne, méritent d’être classées dans la catégorie des documents historiques.
On peut citer aussi deux chroniques locales : celle de Saint- Wandrille de Fontenelle, et celle des évêques de Metz par Paul Diacre.
BIOGRAPHIES. — La meilleure biographie de l’époque et l’un des ouvrages littéraires les plus remarquables du moyen âge, c’est le Vita Karoli d'Eginhard.
Dans le livre du moine de Saint-Gall, écrit d’après des souvenirs populaires, la physionomie du grand empereur commence déjà à prendre un aspect légendaire.
Quant au Vita Sancti Karoli, publié par Kaentzler à Ruremonde, 1874, c’est un produit os xi1® siècle sans valeur historique.
Les autres biographies qui he de l'intérêt pour l’étude de l’époque carolingienne sont celles de saint Willibrord par Alcuin (7 novembre), de saint Boniface par Willibald (5 juin), de saint Irminon par Anson de Lobbes (25 avril), de saint Grégoire d'Utrecht par saint Liudger (25 août), de saint Burchard de Wurzbourg (14 octobre), de saint Lebuin par Hucbald de saint Amand (12 novembre), des saints Willibald et Wynnebald (18 décembre), de saint Sturmi par Eigil (Mon. Germ. hist. Script., t. IT), de saint Liudger de Muenster par Altirid (26 mars, 1b:d.), de saint Willehad de Brême par saint Anschaire (8 novembre, 1b1d.), de saint Benoît d’Aniane
rit armée Sc TEnEE , tEi ipnren “ames “tr dé qi ji ci jé me ut
par Smaragdus (12 février), auxquelles il convient d'ajouter les vies des papes contemporains dans le Liber Pontificalis.
INSTITUTIONS ET LOIS. — L'important ouvrage d’'Hincmar, De ordine balai, composé en bonne partie d’après un livre perdu d’Adalard, nous fait connaître l’organisation de la cour du roi. Nouvelle édition par Prou, Paris, 1885 (582 fascicule de la B:01. de l'Ecole des Hautes Etudes).
Les capitulaires de Charlemagne ont été édités par Boretius, Hanovre (1881, M.G.H., section Leges, collection in-40),
Dans la section Leges des Monumenta Geymaniae Historica, coll. in fol., on a donné une édition critique des lois barbares : celles des Alamans et des Bavarois ont été éditées par Merkel, t. III; celle des Frisons par Richthofen, t. III; celles des Angles et des Wérins et celle des Saxons, par Merkel et Richthofen, t. V.
DiPLOMES. — Il n’existe pas de recueil de diplômes pour la période carolingienne; l’ouvrage de Bréquigny-Pardessus ne va que jusqu’à l'avènement de Pépin le Bref, et l’on attend encore l'édition du recueil qui doit paraître dans Monum. Germ. Hist. Nous possédons, par contre, d'excellents travaux sur ces documents. Tels sont : Die Regesten des Kañserreichs unter den Karolingen de Boehmer, dont Mühlbacher a publié une nouvelle édition, Innspruck, 1880 et années suivantes, et le livre de Sickel, Acta Regum et imperatorum Karolinorum digesta et enarrata, Vienne, 1867-1868, 2 vol.
CORRESPONDANCE. — Les recueils de correspondances sont assez nombreux, et la plupart traitent des plus importants intérêts publics. Charlemagne lui-même avait fait recueillir la correspondance de sa dynastie avec la papauté dans le Codex Carolinus, qui est suivi encore de diverses lettres importantes de papes et de rois dans l'édition de Jaffé, t. IV de sa Bibliotheca verum germanicarum. Les lettres de saint Boniface et celles d’Alcuin, ainsi que celles d’'Eginhard, ont été publiées par Jaffé aux tomes III, IV, VI de l'ouvrage ci-dessus, les premières également dans M. G. H,, Epistolae.
LITTÉRATURE. — Parmi les ouvrages littéraires quioffrent le plus d'intérêt pour l’histoire, nous mentionnerons le Tryanslatio SS. Petri et Marcellini d'Eginhard; les diverses poésies recueillies par Dümmler dans Poetae aevi Karolini, Berlin, 1881-1884, et l'ouvrage de Dicuil, De mensura orbis terrae, éd. Parthey, Berlin, 1870. :
NUMISMATIQUE. — Cerexhe, Les monnaies de Charlemagne ; Gand, 1886.
Prou, Les Monnaies carolingiennes ; Paris, 1896.
es
Le titre royal ne correspondait plus à la prodigieuse extension qu'avait prise le pouvoir du roi des Francs. Il n’était plus le souverain d’une nation, il était le monarque international dont le prestige s’étendait aussi loin que l’autorité de l’Église elle-même. Il y avait comme un accord tacite entre les peuples au sujet de la place qu’il occupait parmi eux. Tous se tournaient vers lui comme vers le centre lumineux de la civilisation. L'Église l’acclamait comme son protecteur et comme l’organe armé de la chrétienté. Les rois eux-mêmes reconnaissaient sans répugnance sa suprématie naturelle. Ceux de la Grande-Bretagne se proclamaient ses vassaux, et ceux de l’Espagne lui rendaient hommage. Byzance tremblait devant. Ja force de son bras, et plus encore devant celle de son génie, en constatant que les artifices diplomatiques n'avaient pas de prise sur un adversaire de cette trempe. Les princes musulmans subissaient, eux aussi, l’ascendant de cette brillante personnalité. De Cordoue et de Bagdad, on lui envoyait des présents et on lui prodiguait les marques d’amitié. Haroun-al-Raschid lui offrit même un jour le protectorat des Lieux Saints. Et ainsi, devenu, à Jérusalem comme à Rome, l'héritier de Byzance, il remplissait seul désormais la glorieuse mission à laquelle avaient failli les Césars : celle de défendre les intérêts chrétiens dans le monde entier,
Le souverain pontife crut que le moment était venu de baptiser d’un nom plus auguste une autorité aussi extraordinaire et une fonction aussi sacrée. Ce n'était pas seulement pour en augmenter le lustre aux yeux des peuples, mais aussi parce qu’il semblait digne de la majesté de l’Église d'élever le rang de son défenseur au-dessus de toutes les dignités humaines. Il s’agissait de trouver un titre qui indiquerait le vrai caractère de sa magistrature œcuménique, et qui serait comme le signe extérieur du protectorat suprême qu'il exerçait sur tout le monde chrétien. Or, il existait, dans les souvenirs de tous, un nom qui désignait la plus haute puissance temporelle que l'imagination pût concevoir, et ce nom était celui d’Empereur romain. Ce nom retentissait encore, avec des échos magiques, dans les traditions des peuples barbares, et les nations de race latine se le rappelaient avec un patriotique orgueil. L'Église, habituée depuis des siècles à faire des œuvres modernes avec des maté- -rlaux antiques, ne craignit pas de donner ce nom redoutable à l’homme qu’elle voulait honorer. IL est inutile de dire qu’elle n’entendait pas ressusciter, avec le titre impérial, les souvenirs odieux du despotisme païen. En empruntant au vocabulaire de la politique romaine le terme par lequel elle allait désigner la suprême autorité civile du monde chrétien, elle le traitait comme tout ce qu’elle prenait à l’antiquité : elle commençait par lui donner un sens nouveau.
C'était donc une magistrature chrétienne et catholique par excellence qu’elle conférait à son défenseur dans ce célèbre office de la nuit de Noël 800, où le pape Léon IIT posa la couronne impériale sur le front
de Charlemagne, et le fit acclamer par le peuple sous le nom d'Empereur romain. Il y avait dans la restauration d’un titre resté glorieux quelque chose qui devait séduire l'imagination du peuple de la Ville Éternelle, et la papauté semblait se rehausser ellemême en devenant, par une initiative grandiose, la source visible d’une dignité sans pareille dans le monde politique. Charlemagne, lui, ne se familiarisa pas si promptement avec l’idée du souverain pontife. La rude simplicité de ses habitudes germaniques, qui lui étaient chères, s’effarouchait du cérémonial pompeux que semblait exiger son titre. Bien différent en cela de Clovis, il ne voulut jamais porter les insignes de sa nouvelle dignité, si ce n’est les deux fois qu’il visita Rome après son couronnement. Il a même déclaré en termes exprès que, s’il avait connu les intentions de Léon III, il ne se serait pas rendu à l’église du Latran le jour qu’il y fut couronné (1). On a vainement essayé d’infirmer la valeur de ce témoignage de premier ordre En supposant même qu'il fût permis de suspecter la sincérité de Charlemagne, les faits parlent trop haut pour qu’on puisse garder ici le moindre doute. Charlemagne ne paraît pas avoir cru à la possibilité de réaliser d'une manière durable l'idéal politique dont le titre impérial devait être le signe extérieur. Quand on le voit, en 806, partager d'avance entre ses trois fils toutes les provinces sur lesquelles il régnait, sans souci apparent de maintenir cette unité dont il était lui-même le porteur attitré, on se convainc que l’idée impériale devait être une conception étrangère à son génie, et pour laquelle il ne pouvait
(1) EGINHARD, Vita Karol., c. 28; MONACH. SANGALL, Ï, 26.
guère se passionner. Le maintien de l'unité européenne ne figure pas davantage dans le patrimoine d'idées politiques légué par lui à son fils, et c’est dans les rangs du haut clergé, où elle avait trouvé ses promoteurs, qu’elle devait rencontrer aussi ses derniers champions.
Mais si la valeur politique de son titre impérial semble l'avoir laissé indifférent ou même incrédule, il se pénétra profondément, au contraire, de sa signification religieuse. Devenu Empereur, il se considéra comme investi, plus spécialement que par le passé, de la mission de hâter le progrès de la vie chrétienne et l'avènement du royaume de Dieu. Il se fit prêter par tous ses sujets un nouveau serment de fidélité, non plus en qualité de roi, mais de César, comme il s'exprime. Lui-même prend soin de faire remarquer que ce serment implique des devoirs plus étendus que ceux auxquels on s’engageait auparavant. Ce que durent lui promettre tous les habitants de son empire, ce ne fut pas seulement de lui être fidèles, mais surtout de remplir leurs devoirs de chrétiens. Primum ut unusquisque et persona propria se in sancio Der servitio secundum Der praeceptum et secundum spon- Sionem suam pleniter conservare studeat (x). Et ül prêcha d'exemple en redoublant de zèle et d'activité pour le bien public. C’est, comme on l’a déjà vu, dans les quatorze années de son règne qui suivirent son accession à la dignité d'Empereur qu’il éleva les plus beaux monuments de sa législation, comme si les bénédictions de l’Église avaient augmenté sa vertu civilisatrice.
(1) Capitul., XX XIII.
L'acte hardi dont le pape Léon III avait pris l'initiative était plus que le couronnement d’un homme. En ceignant la tête du roi des Francs du diadème impérial, la papauté plaçait sur le front du peuple franc lui-même le signe honorifique de sa dignité suprême. Elle achevait d’une manière solennelle, sous les voûtes du Latran, l’œuvre commencée trois cents ans auparavant dans le baptistère de Reims. Elle imprimait le cachet indélébile du christianisme à une nation entière, et elle proclamait à la face du ciel que cette nation avait bien mérité de l’Église. Elle donnait en même temps son véritable caractère au régime dont les Francs étaient les représentants dans le monde. Elle affirmait, par une institution nouvelle, l'unité du monde chrétien, réalisée pour la première fois sur le terrain politique, comme elle l’était depuis longtemps sur le terrain religieux. Elle la mettait sous les yeux d’une manière visible, en élevant au-dessus de tous les rois celui d’entre eux qu’elle avait choisi pour son défenseur et son avoué. Et, en lui remettant les insignes impériaux, elle incarnait, dans un symbolisme plein de majesté, la notion fondamentale des relations qui devaient exister entre le sacerdoce et l'empire pour la prospérité du genre humain. A ce point de vue, on peut dire que le couronnement de Charlemagne, c'était l'acte de naissance de la civilisation moderne.
Il existait donc enfin une société chrétienne | Après huit siècles pendant lesquels l’âme du monde nouveau avait erré comme une prisonnière dans un corps rebelle à ses lois, voici qu’elle en prenait possession à jamais, et qu'affermie puissamment dans ses membres, elle allait inaugurer l’ère d’une longue
et solide alliance avec lui. Sans doute, ce corps qu’elle venait habiter était plein d'imperfections et il présentait, comme une statue inachevée, l'aspect rugueux du chaos dont il venait d’être tiré. Maïs le principe civilisateur qu'il portait dans ses flancs le faisait tressaillir sous son action fécondante, et ses traits informes encore, se transfiguraient peu à peu dans l’éclat d’un rayonnement intérieur. L'idée chrétienne, la plus sublime que les hommes se soient jamais faite de la société, commençait à se réaliser. Le genre humain en avait l'intuition, tous les grands esprits se plaisaient à la formuler; Charlemagne lui-même, on l'a vu, la traduisait sous l’aspect d’une allégorie biblique. Il appartenait à la papauté, cette conscience vivante du monde, de donner à l’idée une expression populaire, et c’est ce qu’elle a fait dans un monument digne d'elle.
Il est, parmi les ruines de la Ville Éternelle, un endroit dont la solitude mystérieuse est particulièrement faite pour l'évocation des grandes scènes de l’histoire. Ce n’est pas la colline du Palatin avec ses merveilleuses traditions qui remontent si haut dans les brumes du passé, ni le Forum, où retentit encore l'écho des voix qui y plaidèrent les destinées du genre humain, ni le Vatican, où bat avec une si impérissable vitalité le cœur du monde catholique. C’est cette place silencieuse et recueillie qui entoure la vénérable basilique de Saint-Jean de Latran, et qui garde les plus lointains souvenirs de la jeunesse du christianisme, mêlés aux plus antiques monuments de la civilisation humaine. Là, dans cette atmosphère toute parfumée de sainteté qu’a respirée pendant ses treize premiers siècles l’Église romaine, il
semble que la pensée chrétienne se trouve replacée dans son vrai milieu, et qu’elle comprenne mieux qu'ailleurs le génie surnaturel de la société qui a fait l'éducation du monde. C’est là aussi que le Pape Léon III a exposé la signification des grands événements dont il venait d’être l’un des acteurs. Son trichinium a disparu, mais le temps a respecté la page symbolique que sa main avait tracée sur le mur, et le voyageur qui s'arrête devant ces ruines y peut lire en caractères saisissants la pensée immortelle qui survit à des matériaux fragiles. Le Christ est debout sur la montagne; à ses pieds coulent les quatre fleuves du paradis. Une de ses mains tient le livre de la vie ouvert; l’autre est levée pour bénir ses disciples, qui, la tunique retroussée comme des voyageurs, s’en vont faire la conquête du monde. A droite et à gauche de cette image, qui rappelle les premiers jours de l’Église, deux tableaux plus petits nous la montrent qui à pris possession de son héritage. Dans l’un, le Christ est assis sur son trône, ayant à ses pieds le pape Sylvestre et l'Empereur Constantin; 1l remet à celui-là les clefs, symbole de sa dignité sacrée, à celui-ci, le labarum, emblème de sa mission guerrière. Dans l’autre, c’est saint Pierre qui occupe le trône en sa qualité de vicaire de Jésus-Christ, et qui voit agenouillés devant lui le pape Léon et l'Empereur Charlemagne. Comme son divin maître, Pierre dispose des deux dignités à la fois; il confère la spirituelle au pape son successeur, sous la forme d’une étole, et la temporelle à Charlemagne, en lui remettant l'étendard.
Et, dans l'arc de triomphe qui encadre cette triple représentation du royaume de Dieu sur terre,
court, comme une voix d’en haut, la grande parole qui fut entendue auprès du berceau du christianisme, et qui restera pour les siècles à venir le cantique de la civilisation chrétienne : GLOIRE A DIEU DANS LES CIEUX, ET PAIX SUR TERRE AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ |
me