‹ Les origines de la Compagnie de JésusChapitre 11 sur 49 · DT REA · texte numérisé non relu

DT REA

RS da) TE os à Son

ET

de RE de l'attaque et de la da Yque l'obéis- sance prescrite par Îles Constitutions de la Compagnie ét par la fameuse lettre d'Ignace aux Jésuites portugais!

ne diffère point de l’obéissance imposée aux ordres

religieux par leurs règles respectives; 2°.que l’obéis-

# sance des Jésuites n'est DE l'obéissance enseignée

dans les autres ordres, et qu'eux seuls l entendent et la pratiquent dans son excellence et sa perfection. Au à fond, et malgré ces apparentes contradictions, ils n’ont tous sur ce point qu'une seule et même opinion, la seconde, et, la question d'excellence et de perfection mise à part, ils sont dans le vrai. Les Jésuites ont introduit dans l'Église catholique une forme de de

He une manière # obéissance inconnue un à

« thousiasme qui LL d'apercevoir la portée de

« son aveu, — l'Eglise n'a point encore vu de général

d'ordre revêtu d'un pouvoir aussi vaste, et dont l'in- « fluence soit aussi immédiate dans toutes les parties du gouvernement. » » Surtout elle n’a point vu de

Rey O.

énéral d'ordre, envers lequel on soit tenu à une obéis-

sance sans limites, prescrite en des termes qui pros-

crivent tout contrôle et ne semblent indiquer une tone ru :

barrière que pour ” renverser aussitôt.

5 LE LA lettre d’Ignace de Loyola aux Jésuites portugais, plus # ‘connue sous le nom de Lettre sur l’obéissance, porte la date du 10 avril 1553, et fut écrite un an avant la mort du fondateur. Elle est toujours annexée aux Constitutions et revêtue de la même autorité aux yeux des Jésuites, Son authenticité, aussi bien que sa Loc trine, ont été vivement et sérieusement contestées,

Obéissance militaire, répondent les Jésuites : Ignace : était un soldat, il a fait de son ordre une armée, et luia

imposé la discipline, l’obéissance sans réplique, que. lon garde en temps de guerre. L'argument est spécieux : il à beaucoup servi, et il est vrai dans une |

mesure. Toutefois ne nous laissons pas piper par les. mots. Je ne parle pas des Æxercices, dont le titre,

à . allégué par les Jésuites et par leurs adversaires comme a une preuve de lesprit belliqueux d'Ignace!, se trouve tout bonnement emprunté à Cisneros, un contemplatif qui ne songeait nullement à faire jouer ses moines au soldat. Mais il faut convenir qu'une armée telle que la conçoit fonace, où 1l n’y a pour personne, officiers ou

soldats, ni grades, ni droits, ni situations acquises ; où

tout dépend du bon plaisir du chef, «où l'obéissance d'exécution » est déclarée «une obéissance imparfaite » ;

où chacun est tenu d'embrasser toutes les opinions du EX ; chef avec l'élan «aveugle qui ne laisse aucune place à 7 réflexion », avec la même ardeur de créance « qu'on apporte aux articles de foi»; une armée dont chaque membre s'engage à sacrifier sa réputation, son honneur, …

sa liberté de conscience ; où les soldats et les officiers

s'espionnent l’un l’autre et se dénoncent mutuellement, …

1 Il est vraiment curieux que partisans et adversaires des Jésuites se trouvent d'accord pour donner un sens belliqueux à ce … titre d'Exercices, et cela en dépit du texte d’ Ignace lui-même qui, sans avouer l'emprunt fait à Cisneros, explique tout bonnement son choix par l analogie suivante : qu'ainsi que le corps se fortifie - par l'éxercice qui développe ses muscles, ainsi ins par l'exercice spirituel met en jeu ses puissances.

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