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si elle r n 'est pas Doté ab Vieux de la inontagne, pré- LS
se nie au moins avec celle-ci des ressemblances propres
à égarer les gens sincères, et à plus forte raison les sprits. prévenus. Où avons-nous vu, en effet, quelque iose de semblable? Où cette sorte de théocratie en
rtu de laquelle le Général de la Compagnie de Jésus . gouverne et commande ? Où?... si ce n’est dans l'Islam.
a Compagnie de Jésus; il lui est prescrit de s° en
er ir € comme 1l . vondre », c'est mot à de «comme
le ses frères, « mais à “ta ME que ceux-ci puissent pas le contredire s’il persiste dans un avis
iraire au leur». Identique quant à la nature, son
rime du fondateur, "il en, retrace. [és vertus et
lui qui aura été élu (Général) ne pourra refuser cette LE Const 8° Fiche CHINE
homme de gouvernement, les qualités extérieures pro-
pres à assurer son autorité et son prestige jouent leur
rôle dans son choix ou sa désignation. « Ce n’est pas,
en effet, un honneur ou une récompense qu'il s’agit de conférer au plus méritant, c’est l'intérêt de la com-
munauté qu'il faut sauvegarder par tous les moyens,
en confiant la défense au plus fort, au plus habile, à
celui dont l'autorité s’imposera à tous dès le premier
jour sans difficulté ni résistance !.» À quoi Ignace
De SN ON D
ajoute à son tour, énumérant les qualités nécessaires
au chef de son Institut : « qu'il soit habile à unir à Ja
bienveillance et à la douceur la raideur et la sévé-
rité.,... ; 1] lui faut beaucoup de force d'âme et de
courage pour soutenir la faiblesse d’un grand nombre
et entreprendre de grandes choses pour le service de
Dieu..; beaucoup de discernement pour les choses.
extérieures, pour savoir traiter des affaires si diffé-
rentes avec tant de différentes sortes d'hommes, soit.
au dedans soit au dehors... Outre la santé, la figure,
il faut tenir compte aussi de la noblesse, des richesses.
qu'il a eues dans le siècle... el, parmi ces choses. extérieures, préférer l’estime, la bonne réputation, et
celles de toutes les qualités qui servent à donner du
crédit, soit vis-à-vis des étrangers, soit vis-à-vis des.
membres mêmes de la Société?. »
Suivant les besoins et les intérêts de son gouver—
1 Marabouts et Kouan, par Louis Rinn ; Alger, 1884, 2 Const., 9° part., ch. IL.
nement, le Cheikh communique une parte de ses pou-. voirs à des délégués qui, choisis par lui, continuent à recevoir et à transmettre ses mots d'ordre. En premier lieu, et « pour les pays éloignés », ilnomme des vicaires ou coadjuteurs qualifiés de Naïb (envoyé) ou de Kélifat, - et dont les fonctions correspondent à celles des Provin- . ciaux dans la Compagnie de Jésus ; en second lieu, des Supérieurs locaux ou Mogaddem*, les Recteurs des Jésuites, auxquels il délègue d'ordinaire le droit de | conférer l'ouerd, c'est-à-dire l'initiation dans un rayon déterminé.
Les rapports doivent être directs et autant que possible fréquents entre le Cheikh et ses subordonnés; ils
se Mrs
sont assurés par des Messagers ou Reqab, toujours D bre de la Congrégation, porteurs de lettres ou de
HE
Messages verbaux, dont la mission, tantôt avouée et
tantôt secrète, est attestée soit par le cachet même du Cheikh, soit par des signes révélés aux seuls initiés du plus haut rang. Ces courriers, absolument dévoués au
üheikh et à son œuvre, peuvent être en même temps
" Le mode de nomination varie suivant les congrégations en ce pui. concerne les Moqaddem, Dans un certain nombre d'ordres, ru est le Cheikh qui les désigne, comme le Général des Jésuites hoisit ses recteurs ; dans d’autres, au contraire, le Moqaddem, lu par ceux qu’il doit gouverner, recoit seulement du Cheikh le iplôme ou l'investiture de sa charge, Il y a toujours un Moqaddem Ha-tèté de : chaque Zaouïa ou monastère; mais il y a aussi des * Moqaddem sans zaouïa; ces derniers sont chargés de missions péciales, religieuses ou diplomatiques, que réclame l'intérêt de
LES ORIGINES DE LA Tee
des informateurs discrets, chargés de tout voir ét da tout à
: “entendre, et d'instruire à leur retour le Supérieur : Général touchant l’état spirituel et temporel de la Congrégation dans la province et la maison où ils viennent de séjourner. ES be
Les Constututions de la Société de. ee établissent: également la nécessité de communications régulières «entre la tête et les membres de la Compagnie ». Les communications qui avaient existé de tout temps entre
les monastères de même ordre et de même congré-
gation prennent un caractère parüculer chez les À Jésuites. Leur forme et leur fréquence paraissent chose
nouvelle à cette époque et nous révèlent une organi- | È
3 sation complète et puissante dès la fin du XVI* siècle, g'est-à-dire à l'origine de la Compagniet. « Elles
* Je seront entretenues, disent les Constitutions, soit par. lettres, soit par personnes envoyées des ou dans les « provinces ». Tout Jésuite, novice ou profès, peut ét:
doit, en certains cas, écrire directement au Général;
mais < les provinciaux et autres supérieurs doivent lui | « écrire toutes les semaines, s’il n’est pas trop éloigné ; ÿ .. « s'ils habitent une autre contrée et qu'ils n'aient pas « commodité d'écrire si souvent, ils écriront une e fois
d’or ds dépenses ch de la Compagnie: pour les seuls: Fa qu'entrainait sa correspondance, Selon l’ Avertissement aux princes
sur la manière dont se gouvernent les Jésuites, l'arrivée de chaque
Ya
courrier à Rome coûtait en moyenne de 60 à 70 écus on LES
« par mois. Le Général, de son côté, aura soin de leur
« faire écrire une fois par mois'.s Les règles — ou
: la règle — communes, ajoutées aux Constitutions, — et
attribuées à Ignace, quoique Bartoli reconnaisse qu'elles k ve été rédigées par son troisième successeur, Mercu- - rian, — entrent dans des détails minutieux touchant La manière dont il faut écrire, On doit rapporter au Général non seulement tout ce qui concerne les maisons et les: xs
po de la Compagnie, « de façon à ce qu'il ait:
qui peut: a même indirectement. IL faut
É Re bras les amis et les ennemis de l’Institut, «es à personnes affectionnées » qui peuvent où qui désirent . Jui faire part de leurs biens, surtout si ces biens sont de conséquence »; «le bon estime qu'on porte généra- Jement à la Société»; on ds également «les contradictions ou les persécutions que les nôtres ont à subir » s'il se trouve des gens «mal disposés >, Où qui «nourissent des préventions contre l'Institut», + surtout si ce sont des hommes d’un pouvoir étendu ». Toutefois, comme les Lettres destinées au seul Général peuvent ë être saisies, même aux mains de la Compagnie, — on
n à vu. He exemples ?, — « il sera bon de convenir
re Const., ge part, 11 et, décl, L, - sos
2 Bien que, grâce aux précautions prises, de telles mésaventures aient été relativement rares, les Jésuites, néanmoins, eurent en subir quelques-unes, Sans parler du fameux P, Mathieu, vrnommé : de courrier de la He du les vie ones sai-.
d'un chiffre pour les affaires secrètes ou délicates ». En.
dehors de ces courriers réguliers, Jésuites avoués ou :
__ dissimulés sous l'habit du gentilhomme, du marchand ou de l’homme de guerre, que l'on voit en quelque sorte le passer dans les lettres et les Mémoires du XVIe, du
XVII et du XVII Tesiècle, devinés plutôt que reconnus,
* objet de crainte et de curiosité, le Général aura dans Fa chaque province des Messagers spéciaux d'un rang | supérieur. «Îl viendra tous les trois ans, disent les Constitutions, une personne au moins, choisie parmi | les recteurs ou les profès de la province, pour infor-
« mer le Général de beaucoup de choses!.» C’est la |
dernière maille du réseau, grâce auquel le Général des
Jésuites peut se dire « plus complètement, plus réguliè-
rement, plus exactement renseigné qu aucun souverain
1 ‘etque le-Pape lui- même ?
lettre du P. Coton au Général tomba dans les mains des gens du roi. Cette lettre, en partie chiffrée, mais dont on parvint à trouver
la clé, faillit amener la disgrâce du confesseur du roi et refroidit
singulièrement Henri IV à son égard, Quelque temps auparavant, les Vénitiens avaient saisi diverses correspondances échangées entre la téle el les membres de l'Institut, et leur contenu n'avait. à . pas peu contribué à l'arrêt de bannissement que la sérénissime ! république maintint plusieurs années contre les Jésuites. Des accidents analogues se produisirent dans la suite en Hollande, en Espagne et ailleurs; mais je me borne à constater que ces faits, quoique restreints, suffisent à prouver, — en dehors même des Constitutions, — lexistence des courriers ou messagers secrets. ; de la Compagnie, F . 1 Const., 8 part., ch. III, décl, B. C7 2 Essai sur l’organisation de la CPE de Jésus, par E, Piaget, 1893. o pes
LA GENÈSE DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS ie Le Cheikh, dans la plupart des Congrégations muue sulmanes, a La haute administration des biens de l'Ordre ; administration dans laquelle il est aidé par des Kouan habiles au maniement des affaires, et auxquels est assigné dans l'Ordre un rang spécial. Ce sont les É . coadjuteurs temporels, et, à la banqueroute près, les.
à Le obéissance ie . l'ai déjà dit, est absolue É È et passive. | PQ Les devoirs que l'Ouerd, ou la règle , impose à tous « ses adeptes envers leur Cheikh, dans toutes les conre grégations ne ie: Sans . exception, se résument + en cette obéissance absolue que définit si bien le Fix perindè ac cadaver des Jésuites!. »
__ Aureste, la formule arabe, antérieure à celle d'Ignace, “. est absolument identique : que le lecteur en juge :
; Textes musulmans. Textes de Loyola.
Ÿ Hoc«Tu/seèras entre. les mains «Que ceux qui vivent dans 4e a à
. «de ton cheikh comme ‘le Ca- «l’obéissance se laissent mener
ETC davre entre les mains du | «et conduire par l'entremise de «laveur des morts. » (Livre de | «leur supérieur comme le ca- “ ses appuis , par le cheikh | «davre qui se laisse tourner Si-Snoussi; traduction de | «et manier en tout sens.»
"M. Colas.) (Constitutions de la.Compagnie mi de Jésus; Part, 6. ch. I.) «Les Frères auront pour leur «Je dois me remettre aux «cheikh une obéissance passive | «mains de Dieu et du Supérieur Etre et de tous lés instants ; ils se- | «qui me gouverne en son nom, | “cront entre ses mains comme | «comme un cadavre qui n’a ni
à 71 rs) 2 1e :
res
1 Marabouts et Kouan.
«le cadavre aux mains du la- «veur des morts, » (Dernières recommandations dictées à son successeur par le cheikh Mouley — Ali-el-Djemal, fondateur de la congrégation des Derqaoua, branche des Chadelya).
«Obéis à ton cheikh en tout «ce qu’il ordonne, car c’est Dieu
«même qui commande par sa
«voix; lui désobéir, c'est en-
«courir la colère de Dieu,
«N'oublie pas que tu es son «esclave et que tu ne dois rien
«faire sans son ordre ». (« Présents dominicaux» ; Règle des Ralmania).
sance raisonnable ;
l'Islam une obéissance supérieure £, : entendement et de l'intelligence.» s
Pour parvenir à cette obéissance € très parfaite », * Q il faut, dit le musulman, écarter de son esprit tout
€ raisonnement, bon où mauvais, sans l'analyser ou en
« rechercher la portée,
« cours donné aux méditations ne conduise al erreur...
1 « L’obéissance de la Compagnie, Hs Baon, est ta plus pare faite qui ait jamais été enseignée dans aucune école de. spiritualité,» (Ignace de L., t.1, p.558.) «Rien nest impuissant et. imparfait, fait-on dire à Ignace, comme cette sorte d'upsresse qui se contente d'accomplir ce qui ‘est commandé, »
F4 L à are 1} PAS y \ COMPAGNIE DE JESUS «intelligence ni volonté, comme
«vieillard, » (Dernières recom-
«€ pensée, c'est de se figurer que
Ignace de Loyola a découvert déni
dans la crainte qu’ un libre
«le bâton dans la main du
mandations dictées par Ignace | | peu de jours avant sa mort, comme «son testament pus tuel». Bartoli, T, I, p. 534.)
«Le moyen de soumettre sa à
«tout ce qu'ordonne le Supé- «rieur est l’ordre et la volonté «de Dieu... Il faut que celui.
«qui dépend d'autrui soit un «serviteur docile et obéissant,.
Cafin que la vertu de celui qui.
«commande passe en lui et le.
«remplisse», (Lettre d’ Ignace aux Jésuites Portugais sur l'obéissance).
« l’obéissance de ;
Sy
Il faut avoir pour ses chefs. une rue passive
en toutes choses... . tenir son cœur. enchaîné à son
«€ cheikh.
es a sa pese de ie te et de.
he de son tout ce qui .
n ‘aurait pas Dicu ou son cheikh pour objet". ie est Gé qu Ignace appelle « briser son âme », C'est
re « sacrifier. sa raison 6 comme les Jésuites l’e pres
quent eux—- mêmes. PA
F.@ Celui qui voudra sans réserve S s'immoler à Dieu, a écrit Loyola aux Jésuites Portugais, devra, outre Sa. La volonté, Jui offrir son intelligence ; ce qui est le troi=
:e € sième et suprême HeeRe a l'obéissance ; éR SOUTTOS
( même ue Le nn et soumette son ue au 3.
€ sien, autant ss une volonté { toute Here Hs is 2
@ sorte que © ce qu du ét croit le pe paraisse 7
légitime et vrai à l'inférieur, autant que la force de
as volonté pourra, comme Je Vai dit, faire féchir
us ce point, Te fondateur des Jésuites déploie un °
em
intelligence. >:
dire des « « Présents Dominicaux » », ou Eu le Fe annales Lt livre de ses RARES je par os citations d’anciens
luxe d'arguments et de formules que l'arabe même ne. ‘ ue pas. *
Persuadons-nous que tout est Juste quand le Éae « rieur l'ordonne; par une sorte d’obéissance aveugle < rejetons toute ee tout sentiment contraire à ses. : « ordres. “il
«< Cette éclatante simplicité de Vobaeee aveugle 1
« da lorsque nous mettons intérieurement en 4
« question si ce qu'on nous commande est bien ou. <inal: 2) Et si, quand il s’agit de croire ce qu’ impose «la foi catholique, nous faisons effort de toute notre «âme et de toute notre bonne volonté, de même quand «il faudra accomplir l'ordre, quel qu'il soit, du Supé- «rieur, un élan aveugle de la volonté avide d'obéir nous <entrainera, sans laisser aucun lieu à la réflexion.» À
Cette doctrine, qui dans Sixte-Quint faisait bondir le moine autant que le Pontife, était, je le répète, abso- : lument nouvelle au sein du catholicisme; et l’on invoque” en vain, pour lui créer des précédents, l'exemple des anciens moines, ou des textes isolés de saint Jean Cli=.
maque, de saint Bonaventure ou de saint Bruno. Textes.
et exemples nous parlent d’une obéissance absolue, héroïque, mais toujours renfermée dans un cercle nette- A ment tracé; obéissance dont la pratique des divers | points de la règle, — ce qui revient à dire, l'exercicé des vertus propres à la vie chrétienne et à l’état reli-.
PR Re :
à toutes choses tendant au but de la Société,
RES Es RES Eee CPE
LA GENÈSE DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS 73 points, fixés et prévus par la règle, connus et acceptés d'avance par lé religieux, le supérieur n'a jamais le
- droit d'imposer l’obéissance, et l’inférieur peut avoir
- lé droit de la refuser. Telle est la doctrine et telle la pratique constantes de l'Église {. Les Jésuites, eux,
n'obéissent à leurs propres règles que dans la mesure
où le veut et le permet le supérieur ; en revanche, leur
obéissance envers celui-ci est universelle: elle s'étend
aux affaires temporelles et politiques, comme aux spiri-
tuelles. Il n’est pas un point sur lequel le Jésuite ne soit
tenu de croire vrai et légitime ce que croit et ordonne
le supérieur. Aveugle, passive, son ohbéissance est sans
limites.
1 Saint Francois de Sales ne veut pas que les Supérieurs commandent des choses impossibles à exécuter, et fentent d’une cer-
taine facon leurs religieux. Dans ses Entretiens aux religieuses de
la Visitation, il dit formellement que si la Supérieure commandait
à une sœur d'aller au jardin et de se jeter par la fenêtre pour
arriver plus vite, il lui faudrait répondre doucement : (Nenny, ma mère, j'irai par l'escalier, s’il vous plaît.» Sainte Thérèse n’est pas moins affirmative dans ses recommandations aux Supérieures du Carmel, de ne rien commander aux religieuses qu'elles ne doivent et ne puissent raisonnablement accomplir ; « de peur, dit la sainte, que par une ferveur indiserète elles ne soient tentées d’obéir, » Ce qui donne une portée particulière à ces deux exem-
ples que j'ai choisis à dessein parmi les modernes, c'est que . François de Sales comme Thérèse de Jésus connaissaient évi- - demment la lettre et la doctrine d’Ignace sur l’obéissance ; et
malgré l'estime qu'ils font l’un et l’autre du saint, ils n’hésitent pas à s’en séparer nettement sur ce point, pour s’en tenir à ce un est à la fois la doctrine de l'Église et celle du sens commun.
l'objecter, il y a l’exception formulée par Ignace pour
le cas où le commandement du supérieur prescrirait un.
péché manifeste. Mais celte restriction, que sa cons-
cience imposait au fondateur et que ses disciples ont dû
maintenir pour éviter une condamnation de Rome, ne
devient-elle pas illusoire lorsqu'il s’agit de gens entrai-
nés, façonnés de longue main à obéir «avec cet élan
aveugle qui ne laisse aucun lieu à la réflexion», et aux-
quels on a d’ailleurs enseigné que la «simplicité, c'est-
à-dire la perfection de l'obéissance, disparaît dès qué
nous mettons intérieurement en doute si ce quon nous
commande est bien ou mal»? Je ne parle pas ici des
mille subtilités que déploie la casuistique de l'Institut
pour restreindre la portée d'une réserve, faite d'ailleurs en passant, et sur laquelle on se garde autant d'appuyer qu'on insiste sur les recommandations qui la détruisent; mais comment cette réserve $e conciliera-t-elle dans la
pratique avec la recommandation faite au supérieur
Jésuite, d’avoir à tenter ses disciples touchant l’obéis-.
sance «comme Dieu tenta Abraham en lui commandant |
d’immoler Isaac »? En vérité, l'exemple est malheu-
reusement choisi et peut donner lieu à de singulières
interprétations... [Il est tout à fait curieux de retrouver. la même prescription et le même exemple d'Abra- + ham évoqué dans le Koran et par les rituels arabes. Sur ce point, je me hâte de le dire, l'imitation est pous- nn. sée chez les Kouan à un degré de réalisme qui, sans
aucun doute, n’est pas en usage chez les Jésuites. Voict
Ah! je le sais, et les Jésuites ne manqueront pas de
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