RASE
ae
sance, les quarante victimes volontaires sont devenues
: A QUES « | VAS * SOLE NES dignes d'être associées à son œuvre, et de devenir 1
d’ engager les chrétiens, et en Re ses GS pes
… surpasser les infidèles dans la pratique de l'obéis sance.
TT
La vie monastique ou religieuse est toujours. et par tout précédée d’une sorte d'apprentissage. C’est une mesure de prudence quant à l'individu et quant à l’ordre lui-même. Les lois ecclésiastiques, celles édictées par le concile de Trente en particulier, défendent d'admettre à la profession, c’est-à-dire l'engagement par | VŒœUX temporaires ou perpétuels, quiconque n’a pas au préalable fait un noviciat ou essai, dont la durée minima est fixée à un an et un jour. Pre
La forme du noviciat, à quelques nuances près qui. tiennent à la diversité des constitutions, est sensible
ment la même dans les ordres religieux anciens 0
Bénédictin ou Chartreux, Dominicain ou
modernes.
arme, Franciscain ou Trinitaire, le novice s'y essaye
tout entière. Les ie canoniques sont formelles : : à cet égard : ls éprouve et on l’'éprouve, dans son âme ou dans son corps, avant la décision suprême. Décision
qui Jui appartiendra tout d' abord, et ensuite au Chapitre d ‘de l'Ordre , Mais qu'il ne doit prendre qu'en pleine
. connaissance de cause, en pleine responsabilité, en : Due lumière. : Ô
Le novice Jésuite, lui, ne fait qu'un seul apprentis- : sage, celui de l'obéissance passive, du dévouement
aveugle qui, dans la Compagnie de Jésus aussi bien que dans les congrégations musulmanes, est la racine de
» l'initiation. Ce n’est pas un essai qu'il tente; la vie du
à celle qu'il mènera plus tard, et dont la forme d’ail-
| noviciat est absolument différente, et ne l’initie en rien Je eurs SaRet ou ste ie “ Général; c’est un en-
1 «I n’y a rien dans la Compagnie, de quoy les nostres aient meilleure opinion que de l'éducation des novices, écrit le Jésuite Mariana, un demi-siècle après Ignace; mais pour mon regard, je ne suis pas de cet advis, ne croyant pas qu'il y ayt chose en laquelle on erre davantage et qui soit plus éloignée « de toute raison, » Et sa principale objection est, que la vie du
L: noviciat ne prépare en rien le Jésuite à celle qu'il doit mener plus tard, et que la privation totale d’études régulières pendant
Les Exercices spirituels «bien administrés !» jouent un rôle principal dans cette méthode d'entrainement savamment conçue, et dont les parties bien liées forment un ensemble d'une véritable puissance. Révélés par Dieu même, — les adeptes des Jésuites n'en doivent pas. douter, — leur rôle est ici le rôle du livre venu du ciel que l’on trouve à l’origine de presque toutes les con-. grégations musulmanes ; livre qui renferme toujours un
secret infaillible, une méthode de sancüfication propre
aux seuls initiés ?, et dont le fondateur de l'Ordre est. à la fois l’auteur inspiré et le dépositaire. Ce livre n "est.
. les deux années du noviciat habitue les jeunes gens à la paresse, (Discours du P. Mariana : des grands défauts qui sont en la forme du gouvernement des Jésuites, in-8°, 1625, ch. V, p. 50.) Poe à.
4 On a vu plus haut que, de l’aveu même des Jésuites, le süccès des Exercices dépend principalement de «l'habileté de celui qui. les donne », Il y a pour cela une méthode avouée, le Directoire, | parfois annexé aux éditions latines des Exercices, et des instructions secrètes que l'on communique aux seuls Jésuites chargés de ce ministère spécial,
2 « Les nôtres, ne cessait de répéter Jean d'Avila, cet ose
« maitre de la vie spirituelle, avaient plus que tous les autres. «-lobligation de rendre à Dieu de vives actions de. grâces, parce « que, dès leur première entrée dans la Compagnie, ils étaient
« assurés de trouver, par les Exercices, le chemin qui les éhen 5 « infailliblement à la perfection, Pour lui, ajoutait-il, il n'avait | «pas eu le même bonheur, » (Bartoli, Jgn. de L., t.1, p. 104), À Avila, surnommé l'apôtre de l'Andalousie, était prêtre séculier, et. il n’eût tenu qu à lui de se faire Jésuite ; ce qui me rend un peu suspecte l'anecdote de Bartoli : ; mais elle exprime bien l'opos ce que la Compagnie se fait des Exercices, a ne infaillible < de | perfection, |
+4 e Je ebré di initiation ni Roue Ho être propor- x +
onné d’ abord à son intelligence et à sa docilité. « de à est d'une 7 nature vulgaire, recom=
de préceptes. que progressivement ; aussi ne faut-il
ui imposer que des prières faciles ; jusqu'à ce QU son âme Soit fortifiée et affermie par degrés. »
« «Si un qui ue 1e HRERCIGRE, écrit : Ignace, née
hu A É E rre Dieu m'a donné un registre, déclare le second ondateur des Chadelya, Si- Chadeli, registre dans
( quel mes no et les disciples de mes com- à
not
« pagnons sont inscrits comme étant à l'abri des feux « de l'enfer. » |
Le fondateur des Rahmanya n'est pas moins affir-. matif: + Seront exempts des feux de l'enfer : 1° qui-
«<conque est affilié à mon ordre; 2° quiconque aime
«mon Ordre et m'aime. »
Gette croyance, qui n’est pas propre aux seuls Cha-.
delya et Rahmanya, mais que partagent toutes les con-
fréries musulmanes, n’est pas moins enracinée dans la
Compagnie de Jésus. Il suffit pour s'en convaincre de lire le livre du Père Terrien: Recherches historiques sur cette tradition que la mort dans la Compagnie de Jésus est un gage certain de prédestination, livre paru
en 1874, dont l’auteur était, à cette époque, recteur du
scholasticat de Brest, et qui, publié après examen et.
avec l’approbation des Supérieurs, nous donne la note exacte de ce qui s'affirme et s’enseigne dans l’Institut à
cet égard !. « C’est une tradition, dit-il, qui remonte
1 Le P. Jacques Terrien, traducteur de Bartoli, est l’auteur d’un certain nombre d'ouvrages estimés dans la Compagnie. Son livre Recherches historiques, ete. parut chez Oudin en 1874; mais il nous apprend qu’une première rédaction en avait été faite en 1867. « Seulement, ajoute-t-il, il avait semblé préférable de n’en point
favoriser la diffusion...» Le P. Terrien dut se contenter de
recueillir de nouveaux matériaux et de préparer une nouvelle édition, et en 1874 il eut enfin permission de la mettre au jour. « Les épreuves extraordinaires que traverse la Compagnie ont fait juger aux supérieurs que c'était le temps de la répandre parmi
nous. » Cette diffusion a-t-elle donné tous les résultats qu'on en. attendait ? je l’ignore ; mais il est fort difhcile aujourd'hui de se .
PS Son
RE ERP PT D Rae | do ee
ETS AR
ie qu 1, y: re Fe c'est que, pour le Jésuite
( mme pour le Kouan, il s'agit du fait matériel de mourir dans Ro ae ua soient cs atleurs les:
témoignage du Général dés “Jésuites, de Père ne haan : QUn de nos pères déjà âgé, dont la conduite et
a Su laissaient Cà ENTER » HU à se
un malade. Mais c on Sail beau représenter on. état, le danger qu'il courrait, surtout pour son
té âme, rien y fit ; il fallut céder à ses exigences. H 1 fit er dans une maison en face de la nôtre,
oc avez- vous, mon Dère, à dit ce dernier, que ous. est il arrivé ! de suis damné, répondit Lappis ê
À HV
urer le livre, ou plutôt la Dore (un vol in-8° de 135 pages) : a que l'éditeur, déclare Rte ou qu en soit,
ement, par la Vi ai Deere par le témoignage ints ; RS pe pe 1e RÉ de faits hui, ;
«ses membres et je serais sauvé... Il disparut en .
«rition, et par ma faute; si de resté deux heures
«de plus dans la Compagnie, je serais mort un do
RS ei +. Ch
« disant ces mots 1, ». | 5
Les procédés de formation quant aux néophytes | n'offrent pas moins de similitudes, et, - toutes proportions gardées entre la sainteté de l'Évangile et celle | du Koran, — ils produisent sur des hommes doués des mêmes instincts et pétris de même limon des analogues. Là comme là, chez les Jésuites comme che: | les Kouan, ils forment des apôtres, des martyrs, de
saints; mais aussi des ambitieux, des politiques, des. 4
espions et des fanatiques. Là comme là, les chefs pos-
mesurer à chaque courage l'application d’une règle qui. ;
ne à vue NH même. à comme :
la dernière initiation.
La foi pour le He comme pour le musulman, :
1 À l'appui de sa thèse, le P, Terrien cite encore l'exemple du Jésuite du Paraguay, le P, Ruiz, lequel allait répétant sans cesse « Heureux ceux qui meurent dans la Compagnie; malheureu ceux qui ne meurent pas dans la Compagnie!» Ce qui est un façon au moins ‘originale de prècher le petit nombre des élus. Æ pour nous RO brer que la croyance : des Jésuites n’a pas varié sur ce point, (cette année même, 1874, ajoute-t-il, le P, Andinolli, mort à plus de 80 ans passés, ne se lassait pas de répéter au Père qui l'assistait : Mourir dans la Compagnie de Jésus, tout est là.» |
nsiste dans la multitude des pratiques; la sainteté acquiert par des procédés. |
La prière elle-même devient un instrument destiné à
a ouplir l'esprit, à briser la volonté de l'initié. Prière
Ve:
‘Evangile, mais emprisonnant l'âme dans des formules
t par des moyens artificiels : ainsi, répétition de la même phrase ou du même mot, Te UN cl ei à l’hé-
| point sans Lan détourner: A dhcaee de concentrer
‘attention, ‘non moins efficace, nous le savons ou
Le Dikr est l’oraison spéciale propre à chaque congrégation | usulmane, Il consiste Le plus souvent à répéter cent, deux cents, cinq cents, voire mille fois de suite soit un même mot, — un des