LES ORIGINES DE PARUS
«en Pre fa but la di lie à Lens « Elle consiste à prier de cœur, et à dire de bouche, à « chaque respiration ou soupir, une parole de l'Oraison « dominicale ou d'une autre prière, de manière à ne «prononcer qu'un seul mot entre une respiration et «l’autre ; et le temps qui s'écoule d’une respiration à - « l’autre doit s’employer à considérer la signification «de ce mot. » On peut prolonger son haleine, retenir 4 Sa respiration, pour considérer plus longtemps. Les | rituels musulmans le conseillent du moins aux Quadrya, aux Chadelya et à d’ autres encore, qui doivent réciter «en cadence » les noms d'Allah ou les attributs de k Dieu. Mais l'important, paraît-il, pour les Kouan 4 comme pour Ignace, qui en réitèrent tons la recomman- 4 dation, « c'est qu'il n'y ait jamais ee d'un mot proféré entre une respiration et l’autre. » ES fs Le La méthode de méditation propre aux Exercices !, l'application des sens, par laquelle le néophyte voit, entend, sent, goûte et touche par l'imagination les objets
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1 Les Jésuites ont toujours présenté Ignace comme l’auteur de la méthode d’oraison qui consiste ‘dans l'application des sens. Quelques-uns de leurs adversaires, tout en reconnaissant à cette | méthode une origine gnostique et musulmane, veulent que Loyola | l'ait reçue de seconde main et empruntée à Gisneros. Ils se trom-. pent sur ce dernier point : on ne trouve dans Cisneros ni la
théorie, ni la pratique de l'application des sens, bien qu'il consacre la majeure partie de son livre aux diverses méthodes d’oraison ou. à de contemplation en usage ve les maitres de la vie spirituelle.
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