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Jules IT, durant son court pontificat (1550-1555), se 2 montra bienveillant pour Ignace et pour son Institut: 2 fondation du Collège romain, celle du Collège germa- … nique s'achevèrent, ou s’ébauchèrent sous son règne, toutes les deux favorisées par lui. Il a doté le premier à d’un revenu annuel de deux mille écus d’or, il en assure s cinq cents au second; mais en dépit de ses libéralités, il & n'est pas longtemps pleuré par les Jésuites: dans … l'ivresse où les jette l’élection de son successeur, is à l'ont vite oublié. Marcel II (Marcel Cervini}, élu le:
10 avril 1555, a été l'ami, presque le disciple d'Ignace à ë sous le nom de cardinal de Santa-Croce. Légat de
Paul IIT au concile de Trente, il y a eu pour théolo= giens Lainez et Salmeron; mille liens l’attachent à la ee Compagnie, et son élévation au Souverain Pontificat 5 est, pour celle-ci, comme une sorte de triomphe, le .
gage d’une influence prépondérante dans le gouverne- | ment de l'Église. Ignace, qui s’est hâté de porter au. nouveau Pape ses félicitations et ses offres de service, est recu de la manière la plus flatteuse.… Marcel Il, en après l’avoir serré dans ses bras, s'est promené long temps à travers ses appartements entre lui et son socius -
le P. Olave, causant familièrement de toutes choses, 1
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mais surtout de ses projets pour la réformation de
ARS D TION DE la COMPAGNIE DE JÉSUS 4197
4 l'Église et du clergé. cr vous, dit-il à Ére le soin
de rassembler les ouvriers ; nous nous chargerons de Le les employer. » Il lui a Hd de choisir, parmi ses & ‘ae deux théologiens qui résideront auprès du Pape pour qu'il les ait toujours sous la main; et puis, bénis-
* passée, il recevra en audience tous les Jésuites? alors présents à Rome.
ais sont cent soixante- >-dix ; mais chaque Jour en
présentement notre Père Ignace et son institut. Plus maître de lui, plus «composé», disent ses fils,
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que, dans son for intérieur, le Général désignait, dit-
> «d’une nomination directe, afin de ne montrer aucune « entre les membres de la A mais
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sie Vie du P. au Lainez, second général de la Compagnie de > Jésus, se le P, Tous ie traduit a l'Italien pe le P, V. de
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avec eux que, lorsque la presse des premiers jours sera
‘on, pour ce poste délicat. Cependant, «il s’abstint
« venir en rien dans. ce 0. L' ft nommer en effet
En vérité, ces précautions auxquelles Ignace revient sans cesse nous donneraient une fâcheuse idée de «nos premiers pères », et des rivalités ou jalousies qui 3 existaient entre eux; mais il faut sans doute faire ici la ‘ part du panégyriste, soucieux avant tout d’exalter la prudence de son héros. Quoi qu’il en soit, et quelque empressement qu'on eût mis à répondre aux désirs du Pape, il était trop tard; et ni Lainez, ni Olave n'eurent ” même le temps de se présenter au palais apostolique. Marcel IT, tombé subitement malade, expirait le 30 avril |
1555 : le rêve des Jésuites avait duré vingt jours.
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Le réveil fut dur, car, le 23 mai suivant, Paul IV
succédait à celui que la Compagnie continuera d'appeler … ‘avec un accent particulier : «le pape Marcel». Les pre-
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miers rapports d'Ignace avec le cardinal Carafa remon-
taient à son arrivée en Italie. Également pénétrés lun: | et l’autre du désir de réformer l'Église, ils s'étaient d’abord entendus sur ce terrain; mais cette réforme nécessaire, chacun l’envisageait à sa manière. Cardinal 4 fondateur d'une Congrégation de clercs réguliers, 4 l’ancien d’'Ignace par l’âge, son supérieur par la | dignité, Carafa tenta de l’entraîner dans son orbite en î lui proposant de fondre en un seul leurs deux instituts: : Les Théatins étaient approuvés, les Jésuites ne l’étaient pas encore; néanmoins Ignace refusa. Il croyait à sa … mission spéciale. Son refus amena un refroidissement *$ qui, entre deux caractères aussi absolus, devait aboutir 4
à une rupture. Ignace, en arrivant à Rome, se cachait du cardinal Carafa: sous Jules IIT, il fit annuler à