‹ Les origines de la Confédération suisse: histoire et légende (volume 2)Chapitre 24 sur 39 · SECONDE PÉRIODE · texte numérisé non relu

SECONDE PÉRIODE

P. 98, n. 1. Sur les événements qui se passèrent en Suisse immédiatement après la mort de Rod^phe de Habsbourg, voyez Kopp, Gesch., m, 1, 3-13.

P. 98, n. 2. Le texte du traité d'alliance entre les deux Wald- Btfttten et Zurich se trouve dans Kopp, Urk., I, 37 et de Wyss, Abtei Z. Beil. N» 844. On le plaçait à Tannée 1251 jusqu'à ce que le premier de ces historiens, ayant examiné l'exemplaire original déposé dans les archives de Zurich, eût reconnu que numig avait été grossièrement changé en funzig^ cf. Urk. I, 37. La même altération se rencontre dans deux actes passés à Uri en août 1294 (cf. de WysSj Abtei Z., No 362 ; Kopp, Gesch., II. 1, 260, n. 8), tandis que, dans Schmid, Gesch. des Freyst Ury, I, 217 et 220, ils portent € zwôlf hundert/ur^^^e^ und vier jar. »

Voici comment est conçu le passage du traité d'alliance avec Zurich dont nous parlons au commencement du paragraphe suivant de notre texte : « Het ouch dehein herre ein man der sin ist in dewederm teile, der sol ime dienon in der gwonheii aïs vor des Cîitmges ziten und nach rechte; swer in ftirbas noeten wil, den sun wir schirmen. » U est difficile de ne pas voir dans cette clause une allusion aux empiétements et aux abus de pouvoir dont les parties contractantes avaient eu à souffrir sous le gouvernement de Rodolphe de Habsbourg qui^ comme roi ou comme comte, exerçait sa juridiction sur Zurich et sur les Waldstâtten.

P. 99, n. 3. Voyez Blumer, Die schw. Demokr., I, 80. — Sur les Attinghausen, voyez Th, von lAehencm, Gesch. der Freiherrn von Attinghausen und von Schweinsberg, cité note 1, p. 6.

P. 101, n. 4. Voyez Kopp, Gesch., m, 24-34.

P. 101, n. 5. On lit dans nn acte du 30 mars 1293 émané du comte Othon de Lichtenstein, bailli du duc d'Autriche, que les bourgeois de Lucerne ont juré pour trois ans < la paix du pays ; > mais sous réserve d'être dispensés de comparaître aux assises du comté : « aile die wile daz urlige wert von dien Wàltleuteny man si umb enhein dink an den Lantage twingen sol. » Le 10 avril suivant le bailli de Baden, qui gouverne l'Argovie (per Argoyam procurator) pour Albert, duc d'Autriche, a interdit tout transit de marchandise par la vallée dlJri < propter discordiam homînibus vàUis de Ure motam. » Voyez Kqpp, Urk., I, 42 et 45; sur Lucerne, ibid., 41 et 47.

P. 103, n. 6. On voit, le 13 août 1294, « Wernher van Ettighusen der Lantammann, » paraître comme premier témom laïque dans une transaction conclue entre l'abbaye de Zurich et le couvent de Wettingen au sujet de propriétés situées dans la vallée d'Uri. C£ de Wyss, Abtei Z., Beil. N*» 363. — Dans un autre acte, du 17 novembre 1294, « Wemherus de Attingenhusen, Minister vallis Uram'œ » intervient comme acquéreur de biens possédés par un des serfs du couvent de Wettingen. Cf. Kopp, Urk., II, 150.

P. 104, n. 7. Le texte de ce décret se trouve dans Kothing, Das Landbuch von Schwyz, p. 265 ; Blumer, Die schw. Demokr., I, 557 ; Kopp, Urk. II, 150. Nous en donnons les principaux passages à l'appendice N^ Xn. Le juge dont il y est question est le landammann de Schwyz, et les Ammans sont les fonctionnaires chargés de la répartition et de la perception des impôts (cf. note 26, p. 78; note 28, p. 80; note 13, p. 110). — Dans une transaction du 3 février 1295, intervenue entre les gens de Schwyz et le couvent de Steinen, à propos d'une question d'usufruit et de propriété, il est dit que les biens dont il s'agit étaient en possession des religieuses, « secundum jus et consuetudinem vallis de Swiz et prescriptione légitima ; » ce qui indique, comme nous l'avons vu pour Uri (note 10, p. 62), une législation civile propre à la vallée, et, peut-être aussi, l'effet non rétroactif du décret de 1294 relatif aux acquisitions de terres par les couvents. — Dans un autre arrangement, fait le 10 février suivant entre le même couvent et des citoyens schwyzois, parmi lesquels se trouve Rodolphe Stauffach, ceux-ci demandent qu'on appose à l'acte « sigiïlum œmmunitatis de Swicz. » En conséquence € Ghun-

rados minister, dictus de Iherg, et dicta commnnitas » font apposer le dit sceau. Voyez ces deux pièces en abrégé dans Tschudi, Chron., I, 213 et Kopp, Urk., U, 152.

P. 106, n. 8. Voyez le texte de ce rescrit à Fappendice N« XIU. — Cest à tort qu'on Ta regardé comme ayant été aussi concédé à Unterwalden. Cf. Wartmann, Die kônigl. Freibriefe, dans Archi? fur schw. Gesch., XIII, 157.

P. 108, n. 9. Voyez dans -Kopp, Gesch. Bl. H, 306, cet acte où Frédéric, c dei gracia Romanorum rex, » donne à ses frères les ducs d'Autriche, « pro aUquali reformacione dampnorum et recompensa laborum snorum^ viginti sex millia marcarum argenti puri

obligantes pro eàdem summà de nostris et Imperii bonis : Primo, videlicet , opidum Schaffhusen item vaXUm in Ure. »

P. 109, n. 10. Le rescrit du roi Albert adressé « Ministro vallis Uranie ôdeli suo » lui enjoint de laisser les religieux de Wettingeu « ac homines suos in vaile Uranie morantes » jouir de tous les droits et privilèges « qoibus ab antiquis temporibus sunt gavisi. » H n'y avait pourtant que soixante-quinze ans que le couvent de Wettingen avait été fondé. Voyez cet acte du 1** avril 1302 dans T8chttdi.j Chron., I, 228 ; Kapp, Urk., H, 172. — Werner d'Attinghausen, landammann d'Uri en 1294 (voyez plus haut, note 6, p. 103), reparait comme tel «n 1301, pour sanctionner une transaction privée : < Eûnden vni

Werner von Attinghusen, der LantAmmcmn von Ure Das dis

st&te blibe darumbe henken vnr, der vorgenande LantAmmann, unser Ingesigel an disen Brief ze einem Urkunde. > Voyez Schmid, Gesch. des Freyst Ury, II, 214. — Dans l'acte du 11 novembre 1308 on lit : < EQnden wir Her Wernher Frie von Atiinqenhttsen LantAmmcmn und die Lantlut ze Uren das wir, auf das guot das dem

Gotzhus (l'abbaye de Zurich) gekouft wart, &t Kunig Albrechtens Sdigen von Borne ziien stwre îeiten ; und loben wir swas guotz ieze das Gotzhus von Zurich in dem Lande ze Ure hat ze sinen handen

das wir dar uf niemer sture gelegen es si von kunge, oder

von urluge, oder swas not uns an komen mag » Voyez Kopp,

Urk., I, 91 ; de Wyss, Abtei Z. Beil. N<> 404.

P. 109, n. 11. Voyez plus haut note 2, p. 29. — Lorsqu'en 1241 Henri de Raperschwyl céda au couvent de Wettingen c predium in Uren, » il le fit : € ad preces hominum eidem predio attinentes ;

hommes dicti predii questam magnam estimantes seccdarem dominatîonem evadere. » (Voyez Tschudi, Ghron. I, 136 ; Schmid, Gesch. des Freyst Ury, I, 214.) Un autre acte de Taa 1291, relatif à FaG> qoisitîoii par Wettmgen de terres possédées à Uri par la comtesse de Raperschwyly dit que cette acquisition a eu lien, « hominîbas, qnos com possessionibos comparavimus , eomm cooperantibus laboribos et expensis ; > aussi le couvent les rend-t-il « consortes et participes omnium conditionum et Ubertatinn qnas nostrî predecessores fecerunt kominihus nostris in Ure. » (Voyez Kopp, Gesch., n, 1, 738.)

[P. 109, 1. 23, au lieu de : 1295, lisez : 1290.]

P. 110, n. 11. La vente fisdte à Wettingen par la comtesse de Raperschwyl de tout ce qu'elle possède « in univerao distrido vaXUs Urmie, > est du 29 avril 1290. (Voyez Tschudi, Chron. I, 199 ; Sehmid, Gesch. des Freyst Ury, 1,226, le place par erreur en 1293.)

P. 110, n. 12. Dans cet acte le roi Albert investit l'abbesse de Zurich de l'administration des biens temporels de son couvent, et il enjoint < universis et singulis vasallis, ministerialibus et hominîbus^

suis quatenus ipsi Abbatisse, tanquam Principi nostre, domine

sue intendant in onmibus et pareant reverenter. » Voyez de Wyss, Abtei Z. Beil. N» 403.

P. 110, n. 13. Les deux lettres de la reine Elisabeth sont adressées: < officialibus seu ministris, totique Universitati in Stoitia, » Dans la première, conçue en termes généraux, elle déclare prendre les religieuses de Steinen sous sa protection ; dans la seconde, datée du même jour, s'autorisant du consentement du roi son mari, elle interdit que les religieuses « aliquam precariam dare a nostris offîciatis aliquatenus compellantur. Et, cum intellexerimus quod, tu Landammann, ad ordinationem officialium seu ministrorum, memoratas sanctimoniales ob huiusmodi precarie exactionem. . . . impigno-

raveris, .... volumus quatenus ipsis denarios. .... restituere

debeas indilate ; ceterum Universitati vestre prelibatas sanctimoniales a quorumlibet violentiis, iniuriis et offensis, pro vestris mibits, recommitimus gubernandas. > Les deux lettres sont dans Tschudi, Chron. I, 221 et Kopp, Urk. U, 167-168. — pi n'est pas très-exact de traduire, comme nous l'avons fait dans le texte, les mots « ad ordinationem * par « sur l'ordre, * comme si le Landam-^

nuum avait occupé dans la hiérarchie un rang inférieur aux ^mmâfmer. Ces derniers étaient chargés de répartir les impôts, de diesser les rôles, de signaler les retardataires ; c'est pour donner force de loi à leurs décisions, « ad ordinationem, * qn'intenrient le TiMidammann, comme représentant la puissance executive supérieure. Cf. note 28, p. 80 ; note 7, p. 104.]

P. 112, n. 14. Voyez Kopp, Urk. I, 54.

P. 113, n. 15. Le 21 mai 1324 le duc Léopold d'Autriche intervint dans la collation de la cure de Steinen ; en 1988 le duc Albert confère encore celle de Morschach. (Voyez Geschichtsireund, I, 44, 51.) Dans le premier accord fait entre l'Autriche et les Waldstftten, après la bataille du Morgarten, le 19 juillet 1318, les confédérés déclarent que « les ducs d'Autriche pourront, pendant la paix, exercer sur les domaines qu'ils possèdent dans les vallées tous les droits dont ils jouissaient du temps de VEmpereur Henri, et les faire administrer par des gens de l'endroit où les dits domaines sont situés, poiu* tout ce qui concerne les impôts, les redevances et la juridiction, selon ce qui a été d'usage jusque-là ; et si, durant la paix, il venait à vaquer quelque bénéfice ecclésiastique ou quelque fief qui relevât des susdits ducs, ceux-ci pourront en disposer sans être inquiétés. > (Tschudi, Chron. I, 285 ; Eidg. Abschiede, 1839, Beil. N® 3.) En 1352 les gens de Schwyz reconnurent encore les droits seigneuriaux des ducs d'Autriche {Tschudi, ibid., 419.)

P. 113, n. 16. Ce document est donné par Tschudi, ibid., 230.

P. 114, n. 17. On trouve cette lettre dans Kopp, Urk. I, 63.

P. 114, n. 18. Les parties qui interviennent dans cet acte passé à Samen déclarent « wand wir nit Ingesigels han, da von haben wir gebetten den erebaren man heru Buodolven von Oedisriet Lantammann ze Undenoalden daz > (Kopp, ibid., 65.)

P. 116, n. 19. Cette caractéristique d'Albert d'Autriche par des contemporains est tirée de Bôhmer, Reg. 1246-1313, p. 196, qui cite ses sources et qui ajoute : « Comment se fait-il qu'un tel prince soit encore l'objet de la calomm'e dans tous les livres d'histoire? Cela s'explique surtout par le besoin qu'on avait d'un tyran pour servir de cadre à l'histoire de Tell qui, depuis le quinzième siècle prenait toujours plus de développement. » Stàlin (Wirt. Gesch., m, 96-1 13), Hagen (Die Politik der Kaiser Rudolf und Albrecht I, cité note

l,p.6), de Wy88 (Die Gesch. der drei Lânder, 13; Abtei Zurich, 90), et Mûcke (Albrecht I von Habsbourg, Gotha, 1866, in-S*', 178-181), ont réformé, avec plus ou moins de réserves, le jugement dé&vorable qui pesait sur la mémoire d'Albert d'Autriche. Voici encore ce que dit de lui im annaliste du quatorzième siècle : « Amids lenis, adversariis gravis, probos diligens, improbos cohercens, immaculatum thorum suum retinens, nullum quacumque noxa reum ad suam venientem curiam offendens, improperia patienter sufferens, injurias

simul dimissas nunquam revolvens (Jean de Victrvng, dans Fontes

rerum germanicarum, éd. Bôhmer, I, 357, cf. note 1, p. 189). En revanche, Jean de Winterthur, autre contemporain, s'exprime ainsi sur son compte : « Hune regem Albertum fama vicio avoâricie nimis excessive irretitum testatur. Nam tantum lucris et rébus temporalibus inhyavit, quod castra, civitates, et opida attorum comangwifieorum sibi iudebite usurpavit ; quod causam ante tempus morti sue dédit. » Ghronicon, dans Thés. Hist Helv. 15, et dans Archivfur schw.Gresch. XI, 42, éd. de Wyss; cf. n. 3, p. 192.

[P. 117, 1. 3, après: «durable» ajoutez: *®.]

P. 117, n. 20. La pièce d'où est tirée cette citation est mentionnée par Bôhmer, Reg., 1246-1313 au 7 mai 1301.

P. 117, n. 21. Voyez la première de ces pièces, Geschichtsfreund, I, 44, et la seconde du 12 juillet 1307, ibid. 41.

P. 118, n. 22. L'acte d'Uri est celui dont il est question, note 10, p. 109. Sur le landammann de Schwyz, voyez p. 114.

P. 119, n. 23. On peut constater, d'après JBô^mer, l'emploi que le roi Albert fit de son temps pendant les quatre mois qui précédèrent sa mort (Reg. 1246-1313, p. 250). Il avait l'usage de passer chaque année les fêtes de Pâques dans quelque endroit de la Suisse. Cf. de WysSj Abtei Z. Zweites Buch, Anm. 44. Pour le décret en faveur de l'abbaye de Zurich, voyez note 12, p. 110. Sur la mort d'Albert d'Autriche, on trouve dans Mûcke (1. c. p. 167-168) le résumé des témoignages contemporains.

P. 120, n. 24. C'est dans la suite du récit qu'on trouvera la justification de ce qui est dit dans le texte.

P. 121, n. 25. Sur la famille des chevaliers de Kûssnacht et le fief de ce nom, voyez Kopp, Urk.I, 63, 125 ; H, 157 ; Gesch. H, 1, 131-134. On trouve l'acte relatif au conflit de 1284 dans Geschichts-

â'eund, I, 64, et celai qui se rapporte à la querelle de 1302 dans Kopp, Urk., I, 58. On peut comparer, avec les vexations dont ces actes font foi, celles que s'étaient permises les baillis de Rothenbourg envers les ressortissants du couvent de Luceme, et qui rentrent dans là même catégorie de méfaits. Voyez l'acte du 24 mars 1274, dans Geschichtsfreund, I, 190. Ce sont des exactions analogues commises à l'égard des hommes de l'abbaye de Zurich, qu'impute à luimême et à son père Walter d'Ëschenbach, dans un acte du 24 août 1264, publié par de Wysa, Abtei Z., Beil. N^* 194. On trouve aussi consignées dans le terrier de Habsbourg dos plaintes du même genre sur le gouvernement des baillis, qui y est appelé : « bôse gewonheit der vOgten * (p. 82); ailleurs il est dit : « Die vôgte tûen den liuten mit arbeit so nôt » (p. 246) et encore : « Die vogtstiu/re sind so verre uf ir lib und uf ir guot getriben, .... dass das niht wol mêr beschecken, want die Uitte es niht erlùden » (p. 240). D'actes de cruauté ou de libertinage, il n'est jamais question dans aucun des documents parvenus à notre connaissance.

P. 122, n. 26. Ceci résulte, soit des considérants des diplômes accordés par Henri VU aux Waldstâtten (voyez plus loin, p. 125), soit de la réserve faite par ceux-ci, dans l'accord de 1318 avec l'Autriche (voyez note 15, p. 113), de ne reconnaître que l'état de choses qui existait « du temps de Vemperem Henri ; » ce qui implique que le règne d'Albert avait été pour eux, comme celui de son père Rodolphe, une époque où leur émancipation s'était trouvée entravée.

P. 124, n. 27. Sur les engagements pris par Henri VU avec les ducs d'Autriche, voyez Bôhmer, Reg. 1246-1313, au 30 novembre

P. 124, n. 28. Les symptômes de brouillerie entre le roi et l'Autriche sont indiqués par Bôhmer, ibid.,au 17 septembre 1309, époque de leur raccommodement.

P. 125, n. 29. Voyez les rescrits d'Henri VII en faveur des Waldst&tten, à l'appendice N*» XIV.

P. 126, n. 30. Voyez à l'appendice N» XV, le décret d'Henri VII sur l'institution d'un bailli impérial pour les Waldstâtten. Il faut remarquer que le roi se réserve la faculté de révoquer ce privilège, selon son bon plaisir. Les trois fonctionnaires auxquels cette charge fut confiée sont cités, le premier, dans un acte du

22 juin 1309 (Kopp, Urk., 1, 107), le second^ dans un acte du l^'mai lB10{T8chudù Chron. I, 253), le troisième, dans on acte du 24 avril 1313 (I^chudi, ibid., 261). Cf. Kopp, Gesch., IV, 1, 102, n. 8.

P. 128, n. 31. Ce traité, que Bohmer appelle « la première trace d'une lutte entre l'Autriche et les Waldstâtten, » se trouve dans Tsckudi, Chron. I, 248.

P. 129, n. 32. Cette pièce est dans Kopp^ Urk. I, 107. Sur le sens des mots : « die uns anhoerent, » cf. p. 160, L 2. C'est dans cet acte, où l'Etat de Schwyz stipule, à Siam^ pour ses confédérés, que G, de Wyss (Mitth. der ant. Ges. in Z., XIU, 2, 8) voit la première trace authentique d'une BièU,

P. 130, n. 33. Voyez Eoppf ibid., 108. < kunden wir der

Ammann und die lantlûte gemeinlich von Uren, daz wir der hoher

Herren der Herzogen von Oesterreich guotfnmde worden sin

und sollen, weder die vorgenamden Herren, noch nieman ander

der an der getat schuldig was, besweren mit worten noch mit wercken, wan daz wir luterhch und genzelich sollen iemerme allermenliches frunt sin, an aile geverde >

P. 130, n. 34. Kopp, ibid., 91; de TTyss, Abtei Z. Beil.N«404. Voyez plus haut la note 10, p. 109.

P. 131, n. 35. Kopp, ibid. 109.

P. 132, n. 36. Des trois actes mentionnés, les deux premiers ont été déjà indiqués, note 31, p. 128 et note 32, p. 129. On trouvera le troisième à l'appendice N* XVI. On peut le considérer comme une pierre d'attente pour l'entrée future de Lucerne dans la Confédération. Il ne porte pas de date d'année, mais on doit, selon toute vraisemblance, le placer en 1309, en rapprochant les deux circonstances suivantes : Dans le traité des ducs d'Autriche avec Zurich (du 2 août 1309), on avait prévu le cas où ces princes porteraient, « pour Lucerne », la guerre chez les Waldstatten. En 1310, cette ville décide que le second jour de Tan on fera une ofifrande « dur dez belles willen, so inen Got getan hat an der Soene der Waltstettm. » Voyez Aelteste Stadtbuch Lucem, dans Kopp, Gesch. Bl. I, 351.

[P. 133, 1. 3, au lieu de, qui les a/ai^, lisez : qui-les A faits.]

P. 133, n. 37. Ces plaintes des moines d'Einsiedeln sont reproduites par Kopp, Gesch., IV, 1, 245-248, d'après le Klagrodél, qui se trouve encore dans les archives du couvent.

P. 134, n. 38. Tout ceci résulte des allégations du Klagrodeîy Voyez Koppj Gesch., IV, 1, 3, a. 4; 53, n. 3.

P. 134, a. 39. Kopp, Urk., I, 117.

P. 136, n. 40. Kopp, Urk., U, 183.

P. 135, n. 41. Le décret d'excommunication, daté du 13 mai< 13ip, est dans Kopp, ibid., 188.

P. 135, n. 42. Tschudi, Chron. I, 256-257.

P. 136, n. 43. Kopp, Urk. II, 187.

P. 136, n. 44. C'est ce que l'on peut conclure du document cité plus loin, note 46, p. 137.

P. 137, n. 45. Ceci dut se passer à la fin de l'année 1312. La lettre adressée par la communauté de Constance à celle de Schwyz ne porte pas de date, mais un compte de journées de voyage, qui se trouve aux archives de Constance, mentionne dans les derniers mois de 1312, « V tage gen Zuge und gen Stvize rmt ij rossentn Zûricher cUenest. » Voyez Kopp, Gesch., IV, 1, 342; et le texte de la lettre, ibid. 343.

P. 137, n. 46. Tschudi, Chron. I, 261-262.

P. 138, n. 47. L'Urharhmh autrichien a été commencé en 1303 ej; continué jusqu'en 1311, par maître Burkhard de Fricke. H se trouvait déposé dans les archives de Baden, qui, lors de la prise de cette ville par les confédérés, le 17 mai 1415, furent transportées à Luceme. Réclamé en 1432, au nom des ducs d'Autriche, avec les autres papiers de Baden, par Hermann Gessler, leur envoyé auprès des cantons, il ne fut point rendu. L'original a dès lors été morcelé et est tombé en diverses mains ; mais il en existe d'anciennes copies. Voyez Fr. Pfeiffer, Das Oester. Urbarbuch, p. x-xxii.

P. 139, n. 48. Ce sont les expressions de l'accord du 19 juillet 1318, où les Waldstâtten reconnaissent aux ducs d'Autriche les droits dont ceux-ci ont joui, « du temps de l'empereur Henri. » Voyez plus haut, note 15, p. 113.

P. 139, n. 49. Voyez Tschudi, Chron. I, 278, et plus haut p. 74. Voici les termes essentiels de ce rescrit : « Nos hominibus habitantibus in vaîle Swiz^ qui se de nobili viro Eberhardo quondam comité

de Habspurg redemerunt per pecuniam et exhibere potuerunt

quod nobis et sacro romano Impeno pertinent, banc graciam duximus faciendam, quod eoadem homines liberamm, prout alii in eadem.

valle aat circmnpositis vallibus existere dinoscantur. > H existe uu acte toat semblable du roi Albert, da 27 janvier 1300, en faveur des hommes libres du comté d'Eglof, qui s'étaient aussi rachetés à prix d'argent pour se placer sous la mouvance directe de l'Empire. Voyez Bohmer, Reg. 1246-1313, p. 219.

P. 140, n. 50. Voyez Kopp, Urk. H, 59, n. 2. La date est fixée par Bohmer, Zw. Erg.-Heft zu dén Reg. 1246-1313, p. 503 au bas; cf. te même, Reg. 1246-1313, au 3 juin 1309.

P. 141, n. 51. Voyez, à l'appendice, le N* XVH, p. 142, n.52. Ce qui prouve bien que c'est par erreur que la vallée dlJri se trouve mentionnée dans la revendication des ducs d'Autriche, c'est que quelques années plus tard, Léopold obtint de Charles IV, roi de France, la promesse, dans le cas où celui-ci serait nommé roi des Romains, d'être remis par lui en possession « des deux vallées de Switz et d'Underwalden. » Il n'est pas question dIJri, qui fut au contraire hypothéqué par le roi Frédéric le Beau à ses frères, conmie relevant de l'empire et non de leur maison. Dans l^arbitrage du 12 octobre 1351, aucune réclamation n'est élevée, au nom du duc d'Autriche, sur la vallée d'Uri, tandis qu'on réclame pour lui < les domaines, la collation des bénéfices, et la juridiction comtale » (hoefe, kilchensetztè, Grafechaft) dans le ressort d'Underwalden, de Schwyz et d*Arth. (Tschudi, Chron. 1, 399 ; Eidg. Abschiede, 1839, Beil. N* 15.) Voyez pour l'engagement de Charles IV, Kopp, Gesch., V, 1, 481, et, pour celui de Frédéric, te wi^mc, Gesch. BL, II, 305; plus haut p. 108, n.9.

Dans toute cette question le roi Henri Vn était guidé par le principe qu'il exprimait lui-même en ces termes : « Ex assumpti regiminis debito, alienata jura Imperii recuperare et diminuata seu restricta ad statum debitum reducere. » Voyez Bohmer, Reg. 1246- 1313, au 29 octobre 1309.

P. 142 et 143, n. 62 et 53. Appendice N® XVH.

P. 143, n. 54. Les prétentions ultérieures de l'Autriche confirment également ce point de vue, qui trouve d'un autre côté sa justification dans le soin avec lequel les confédérés, lorsqu'ils font des accords avec l'Autriche après Morgarten, écartent tout ce qui concerne la Chrafschaft, pour ne reconnaître que les droits seigneuriaux. Voyez les actes des 18 juillet 1318 et 3 juillet 1319 dans Amtl. Sanmilung der âlteren eidg. Abschiede. Beil. N®3 et 7, et, pour la revendication

NOTES ET JCORREGTIONS. 317

de la juridiction comtale, l'arbitrage de 1351, cité dans la note 51, p. 141, et la sentence de la reine Agnès de la même date; ibid. Beil. N» 15 et 16.

P. 145, n. 55. L'engagement de Jean de Bohême se trouve dans Eopp^ Gesch. Bl. 1, 175, 5. Voyez le même^ Urk. II, 186-187 a, b.

P. 149, n. 56. Le poëme de Radegg est intitulé : CapeUa Heremitana. Il renferme quatre livres, dont le dernier est consacré au récit de l'invasion d'Einsiedeln par les Schwyzois. On le trouve dans Geschichtsfreund, X, 180-230.

P. 155, n. 57. Ces diverses lettres sont dans Tschtidi, Chron. I, 265 et 266, et plus correctement dans Kopp, Urk. II, 202.

P. 155, n. 58. Sur cette élection contestée, qui eut lieu le 19 et le 20 octobre 1314, voyez Kopp, Gesch., IV, 2, 34-59.

P. 157, n. 59. Voyez Tschudi, Chron. I, 269.

P. 157, n. 60. Ceci résulte du contenu de la première pièce citée dans la note suivante.

P. 158, n. 61. La lettre de Louis de Bavière du 25 mai et son décret du 17 juillet 1315 se trouvent dans Tschtidi, Chron. I, 269. Nous en donnons l'extrait à l'appendice N*» XVIQ.

P. 158, n. 62. Nous adoptons ici une conjecture de Kopp, basée sur l'extrait suivant de l'inventaire de Baden : « a) Item Ein brieff von Eeyser Ludwigen, wie er ussprach daz die herschaft bliben sol bi allen iren rechten, so su hant ze Switz, Underwalden, Ure und Ursérn, und widerruoft damitte aile die fryung die er in hette geben, die der herschaft schedelich weren (Bl. 1, b, 4). b) Aber zegelicher wise ein Brieff von Kiinig Friderichen (Bl. 1, b, 5). » Cette dernière pièce, dont le contenu était donc tout semblable à celui du premier document, ne peut se placer à un meilleur moment qu'au début du règne de Frédéric, qui devait avoir à cœur de procurer à ses frères ce qu'ils avaient été sur le point d'obtenir de son prédécesseur. Les prétentions sur Uri et Urseren sont justifiées en ce qui concerne cette dernière vallée qui était un fief de l'Autriche; mais, quant à Uri, voyez ci-dessus, note 51, p. 141.

P. 159, n. 63. Sur les préparatifs de Lucerne contre les Waldstatten, voyez Aeltestes Stadtbuch Lucern, dans Kopp, Gesch. Bl. I, 334-335; 352-353; le même, Gesch., IV, 2, 137-138. La chronique de M. Bûss, pubhée par J. Schneller (Berne, 1834) renferme, p. 28-35,

le récit d'expéditions entreprises par Lnceme contre les Waldstâtten et réciproquement, en employant la voie dn lac ; l'auteur semble les placer au commencement du schisme impérial. — Le comte de Strassberg n'était pas seulement bailli de l'Autriche dans l'Oberland (voyez plus loin note 81* p. 172), il venait en outre de recevoir en gage du duc Léopold et de son frère Henri, ses neveux, les châteaux d'Interlaken, d'Unspimnen et d'Oberhof. (Voyez l'acte du duc Henri daté de Baden, 30 mai 1315, dans Gesch.-Freund, XV, 109.)

P. 159, n. 64 Homberg tenait ce péage de Henri VU, depuis le 13 janvier 1313; Frédéric le lui confirma avec d'autres fiefe le 18 mars 1315 (Kopp, Urk. I, 126; Gesch. IV, 2, 93). Voyez de TTys», dans Mittheil. der ant. Ges. in Zurich, Xm, 2, 12, 21. D'après sa déclaration du 22 novembre 1315, Homberg consent à ne pas rendre les gens d'Uri responsables des obstacles qu'ils ont mis à l'exercice de ses droits et dont ils pourraient avoir à porter la peine « so ein einwelig chuenig wirt. > (Kopp, Urk., 1, 125; de Wyss, ibid. 22.)

P. 160, n. 65. Sur les relations nouées par Uri avec Urseren, voyez Kopp, Gesch. IV, 2, 133, n. 4. Elles nous semblent résulter de la force même des choses qui devait amener et qui amena plus tard l'union des deux vallées, plutôt que des actes de 1309 et de 1317, d'où Kopp les déduit.

L'acte de réconciliation avec les gens du haut bailliage de Ghiris et leur bailli, le comte de Toggenbourg, est dans Tschudi, Ghron. I, 270; Kopp, Gesch., IV, 2, 457.

P. 160, n. 66. Pierre Villinger, qui était curé d'Arth en 1575, dit que, d'après les documents qu'il a trouvés dans sa paroisse, ce fut à l'occasion des mesures de défense à prendre contre l'Autriche, que les Schwyzois attirèrent à eux ceux d'Arth. Voyez dans Kopp, Gesch., II, 2, 141, n. 1. "^

P. 160, n. 67. Cette trêve du 7 juillet 1315 est dans Kopp, IV, 2, 456. Elle devait durer jusqu'à Noël, à moins que l'une ou l'autre des parties contractantes ne fût obligée par des ordres supérieurs d'entrer en campagne (amziéhm). Cette prévision se réalisa au mois de novembre suivant.

D'après Kopp (ibid. 134, 141) il faudrait rattacher encore aux précautions que les circonstances commandaient de prendre, une ^réunion tenue à Stanz, le l*'mai 1315, à laquelle, aous prétexte de

«ervir de témoins dans la vente de deux serfs faite par W. d'Attinghosen à l'abbaye de Zurich, assistaient des citoyens marquants d'Uri et dlJnterwalden. Mais il nous semble que l'absence des Schwyzois ne permet pas de voir ici un de ces conciliabules, qui durent inconteetablement avoir lieu à plus d'une reprise entre les confédérés, et éoat le Grûtli est devenu plus tard le symbole.

P. 162, n. 68. Jean de Victring, Fontes Rer. Germ. I, p. 386. Voy. p. 189, n. 1.

P. 162, n. 69. Jean de Winterthur, Thésaurus Historise Helveticœ, p. 25, et dans Archiv fLlr schw. Gesch., XI, éd. de WysSy p. 70.

P. 163, n. 70. Le même, ibid.

P. 164, n. 71. Jean de Victring, 1. c.

P. 164, n. 72. Ce qui est dit dans ce paragraphe résulte des indications que renferment les récits contemporains, le Bégeste de Bohmer (Zw. Erg.-Heft zu den Reg. 1246-1318, p. 514), et les obitnairesdu temps; cf. Kopp, Gesch., IV, 2, 149, n. 6, 150, n. 4.

P. 164, n. 73. Voyez cet accord dans Kopp, Gesch., IV, 2, 459. On y lit : « Wir Graf Hartman von Kyburg veriehen vùr uns und vûr

fmsem Bruodern Eberharteu daz wir dem Edlen Eûnig

Friderich von Rome, unserm Herr Hertzog Liipolten von Osterich .... di wil der Erieg wert, der erhaben ist um daz Rœmisch Reich

gegen Hertzog Ludwig von Baigern , . . . . dienen sollen und

mit namen gen Switz und gegen aîlen Waldstetten, mit unsem lilten ze Ros und ze Fuezz, an aile geverde »

P. 165, n. 74. Tout le contenu de ce paragraphe s'appuie sur ce que les préparatife déjà signalés et la suite du récit permettent d'afQrmer.

P. 165, n. 75. Le curé Villinger (voyez plus haut note 66, p. 160) prétend que l'avis de l'attaque fut donné par l'ancien baiUi d'Arth, le seigneur d'Hûnenberg, qui écrivit sur une flèche : « Ce n'est pas ici qu'il faut attendre, défendez-vous au Morgarten. » Kopp, Gesch., IV, 2, 141, n. 1.) Jean de Winterthur, de son côté, attribue au comte de Toggenbourg cette information : « Praesdentes autem Swicenses per revSlacionem Comitis se in illa parte aggrediendos. > (Thés. Hist. Helv., p. 25. Archiv fur schw. Gesch., XI, 72.)

P. 166, n. 76. C'est ce que prouve la lettre que Louis de Bavière écrivit aux Waldstatten, le 24 novembre 1315; voyez Tschudi, Chron. I, 274, et plus loin n. 83, p. 172.

:â^ TROISIÈME ÉPOQUE.

'. '.t>t>, u. 77. Sur l'expérience militaire des habitants des Petits

jUàMitti> vuyes pfa» hant, p. 87, n. 38. Uri, si peu peuplé, ne pouvait

u«uvt»r «lu tia bien petit nombre de combattants, et, quoique IJnter-

v^Mteu le tite davantage, son contingent se diminuait de tout ce qu'A

aUau it^teuir pour sa propre défense. Il ne &ut pas oublier que le ter-

iwirv de Schwyz était alors beaucoup moins étendu qu'aujourd'hui.

1'. lt>6, n. 78. On a vu plus haut, n. 40, p. 135^ que l'Âltmatt

uùt toriilié ; la tour qui a donné son nom au village de Rothenthurm

-4t cousidérée comme un reste des travaux de défense élevés sur ce

iiiateau. U en est de même de celle qui se trouve encore à Schomo,

[li*^ du lac d'Egeri, à l'endroit où des actes, publiés par Tsckudt

(Chrou. I., 294-295), nous apprennent que les fortifications furent

lôparées en 1322 (hein daz gelt an die Mure ze Houptsee geleit).

hea vestiges de murailles dans l'île de Lowerz indiquent que là aussi

.wHÎt été élevée une tour protectrice. Cf. Kopp, Gesch., IV, 2, 139,

u. t». Quant aux fortifications d'Arth, voyez ce qu'en dit le curé Vil-

liuger, ibid., 141, n. 1.

P. 168, n. 79. Ce double mouvement peut se conclure du passage où Jean de Winterthur parle des troupes qui ne faisaient pas partie du corps principal: « ad alias vias directi ad terram capiendam i'vaaerunt hostium manus. > (Thés. Hist Helv. p. 26 ; Archiv fur schw. Uesch., XI, 73.)

P. 169, n. 80, Ce récit est rédigé d'après les divers renseignements fournis par les historiens du temps et d'après la topographie du pays. Le « chroniqueur * dont il est question dans les paragraphes suivants est Jean de Victring, et le « contemporain » mentionné plus loin est Jean de Winterthur,

P. 171, n. 81. On lit dans une chronique de Bohême à l'année 1815 : « In provinciâ, que Sweycz et Uberach dicitur, Leupoldo vix evadentO; fere duo millia pugnantium, per populum satis inermem et humilem, ferro et fluvio sunt extincta. > Cité par Kopp^ Gesch., IV, 2, 149, n. 4. Jean de Winterthur parle de 1500 morts et de 20,000 combattants du côté du Duc. C'est égale&ent lui qui raconte qu*il était encore à l'école lorsque Léopold, après sa dé£ute, traversa Winterthur, et qu'il le vit en allant lui-même à la rencontre de ^n père qui revenait aussi de la bataille. (Thés. Hist Helv., 26; Archiv ftlr schw. Gesch., XI, 73.)

[P. 172, 1. 4, à la fin du paragraphe, placez le chiffire 81 *.]

P. 172, n. 81*. On lit dans Matthias de Neoenboorg (Voyez p. 190, n. 2): « Corn Otto de St/rat^berg^ corn ono exerdtù ingredeletnr per vallem Underwalden, artans eam partem et declinare

Yolens ad dacem popnlos Swide dncem fagavit Qaod

Strasberg intelligens, per clives mentis, per qaem descendent pedes, feitînanter ascendit. » (Edit. Stader, p. 59.) — La vengeance tirée par les gens dlJnterwalden sur ceox dlnterlaken est rappelée dans on acte da 4 mai 1342, où il est dit : « Incolae vallium, dicti vnlgariter Die WcUdksU^ monasteriom Interlacense in Grindelwald, in Habkerren et in Iseltwald hostiUter invasenint, abducentes omnes res monasterii

et ejos hominom de dictis locis incendie domus perdentes et

occisione personas quae quidem damna praefati incolae dicti

WcMlute praescripto monasterio inâixerunt qaod, tempore illostris Principis Lutpoldi quondam diÂcis Austriœ^ praefati monasterii homines cum comité Ottone quondam de Strassherg, Domini nostri de Ostereich tune advocato, m expeditionem iveront contra prae&tos incolas dictos Wàldlute^ in praedicti Domini nostri de Ostereich famulatu. » (Solothumer Wochenblatt, 1826, p. 279.)

P. 172, n. 82. Voyez ce décret rédigé en latin et tiré du livre des anniversaires de l'église d'Attinghausen au 13 novembre, Kopp, Gesch., IV, 2, 149, n. 1 ; le même donne aussi le texte qui se trouve dans Pobituaire de Steinen^et Tschudi (Chron. I, 274) celui d'Altorf.

P. 172, n. 83. Dans sa lettre du 24 novembre 1315, écrite neuf jours après la victoire remportée par les confédérés, le roi Louis répondant : « OfQciato, consilio, civibus et universis hominibus in Stmz, » s'exprime ainsi : « Considérantes graves labores, nec non varia pericula, quibus a nostris et Imperii hostibus gravati fuistis,

vobis Glementia nostra digne compatitur quod autem Fidelitas

vestra confortaUonis solidœ valeat recipere fulcimentum, vos tenere volumus pro constanti, quod volumus.... ut, vernali tempore^ sic muniamur potentia, quod vos de manibus inimicorum possimus eripere ac de csetero magnifiée defensare. > {^Tschvdi^ Chron. I, 274.)

P. 173, n. 84. Voyez à l'appendice N® XIX le pacte de 1315. — n faut remarquer que les seules dispositions de ce pacte qui ne soient pas déjà contenues dans celui de 1291; sont relatives à la reconnaissance en commun du dépositaire de l'autorité suprême et à

3^^ TKOISIKMK KPOQLE.

rinterdiction des rapports avec l'étranger. Or elles se retrouvent presque textuellement dans le décret rendu par le Conseil et les bourgeois de Zurich le 24 juillet 1291 , et il est probable que c'est à cet acte, dont ils n'avaient pas encore pu avoir connaissance quand ils rédigèrent leur premier pacte, que les confédérés ont emprunté plus tard ces nouvelles clauses. Voici les passages analogues du décret de Zurich : « Die burger an enhein lierm komen suln, wan mit gemeinem lUte der mengi von Zttrich .... Swer dehein sicherheit ald deheinen teil machet, ald mit eiden sich bindet ze dem andern, dem sol man dar umbe sin beste hus nider werfen. > (De Wyss^ Abtei Z. Beil. N** 338.) Seulement les précautions prises par Zurich étaient limitées à un espace de trois ans; celles des Waldstatten étaient perpétuelles.

NOTES ET CORBECTIONS. '-i'i'S

P. 189, n. 1. C'est pendant les années 1814 à 1348, que Jean de Vicbring fut abbé du couvent de ce nom, situé en Carinthie, au sudouest de Elagenfnrth. « Il était, » dit Bôhmer^ qui a publié sa chronique, « il était appelé au rôle d'historien par sa position personnelle, par sa liaison avec des contemporains éminents, par sa culture d'esprit et par son caractère. Sa narration appartient aux sources du premier ordre. > Fontes Rerum Germanicarum, I. Vorrede, xxvn- XXIX. Le texte de la chronique se trouve ibid., 271-450, et le passage cité, p. 886.

P. 190^ n. 2. Cette chronique a été longtemps citée sous le nom d'Albert de Strasbourg; mais M. Studer, dans l'édition récente (Zurich, 1867) qu'il en a donnée, a démontré que ce personnage problématique devait céder la place à Matthias de Nettenhourg en Brisgau^ qui, en sa qualité de secrétaire laïque de l'évêque Berthold de Strasbourg, fut chargé de missions diplomatiques auprès du pape Benoît XII à Avignon, entre 1834 et 1340. D'après M. Studer (Einl. xxxYiii) il ne serait cependant pas impossible qu'il eût simplement reproduit, dans la première partie de son ouvrage (où se trouve, chap. 89, le passage que nous citons), le travail antérieur d'un chroniqueur bàlois ; ce qui rapprocherait encore, dans le temps et l'espace, le témoignage relatif aux Waldstatten des événements euxmêmes.

P. 192, n. 3. Jean de Wïnterthur était un moine franciscain qui, après avoir étudié dans sa ville natale, séjourna un certain temps dans les couvents de Bâle, de Schafihouse et de Lindau, d'où il fit de fréquentes excursions en Suisse et en Souabe. Il commença sa chronique en 1340 et la termina vers 1347. « On ne peut comparer son livre » (dit 6r. de Wyss, dans la préface de l'excellente édition qu'il en a donnée, p. xvi-xxvii) < on ne peut comparer son livre avec l'ouvrage de son savant contemporain, l'abbé de Victring. L'humble franciscam vit loin des grandes affaires et se préoccupe surtout de ce qui

intéresse les rangs inférieurs de la société au milieu de laqueUe iî demeure ; mais il nous offre le fidèle tableau de ce qu'on pense, de ce qu'on croit, de ce qu'on dit dans ce cercle restreint, où les nouvelles, les traditions, les opinions se transmettent de bouche en bouche au jour le jour. > Y avait-il un écho mieux trouvé pour redire les mé&its dont les Waldstâtten n'auraient pu être le théâtre, sans que le bruit en eût pénétré cette foule, à laquelle Jean de Winterthur servait de porte-voix ?

P. 193, n. 4. Thés. Hist. helv. p. 48; éd. cfe Wyss, p. 137-139.

P. 195, n. 5. La chronique de Justmger a été pubUée par E. Stierlin et J.-R. Wyss. Berne, 1819, 1 vol. in-8". Mais le texte donné dans cette édition est différent de celui qui existe dans deux recensions manuscrites, l'une plus étendue, portant le nom de Justinger, l'autre plus courte et anonyme, entre lesquelles les experts hésitent encore à désigner celle qui doit être considérée comme la rédaction originale. (Cf. (r. Studer, Archiv des hist. Yereins des E. Bem, lY, 4, 15 ; Y, 5, 523-24. Le passage relatif aux Waldstâtten est discuté ibid., 572-576; cf. TT. Vischer. Die Sage u. s. w., 21-29^ Cette indécision n'influe du reste en rien sur la conclusion que l'on peut tirer du témoignage de Justinger en ce qui concerne les exactions des baillis, car sur ce point les deux textes sont d'accord.

P. 198, n. 5*. En -1386, il y avait eu à Lucern^ un soulèvement populaire dirigé contre le château de Rothenbourg, situé près des portes de la ville. Pendant que le seigneur, Hammann de Grûnenberg, se trouvait à l'église, les Lu cemois s'emparèrent du château, le rasèrent et chassèrent Granenberg. Ce fiit un des préludes de la bataille de Sempach. De même celle de Nsefels fut, à Glaris, la conséquence de la conduite tenue par les agents de l'Autriche et de la réaction violente qu'elle avait suscitée de la part des paysans, qui rasèrent les châteaux et chassèrent les baillis. L'Autriche ayant voulu défendre ses droits, perdit encore une fois la partie. On s'imagina que les choses s'étaient passées de la même manière avant la bataille du Morgarten.

P. 200, n. 6C Yoyez Schmid, Gesch. des Freyst. Ury, I, 94401 ; J.'B, Burckhardt, Archiv fiir schw. Gesch., lY, 72.

[P. 201, 1. 1, au lieu de 1444, Usez 144^.]

P. 201, n. 7. Yoyez Tschudi, Chron. II, 365.

P. 201, n. 8. Voyez Nauclerus, Chronica, Cologne, 1544, 1 vol. in-folio, p. 870 ; Tschadi, Haapt-Schlûssel zu verschiedenen Alterthûmern, u. s. w. Constance, 1758, 1 vol. in-folio, 113 ; J.-B, Burckhardi, Archiv fûr schw. Gesch., IV, 80-84. Outre les Goths, les Suédois et les Saxons, on a fait venir la population des Waldstàtten, des Cimbres, des Taurisques, des Ostrogoths, des Vikings. On a même prétendu que l'Unterwalden avait été peuplé par une émigration romaine composée de victimes des guerres civiles. Jean de Millier a répété la légende sur l'origine suédoise et frisonne des Schwyzois, sans savoir qu'elle était de l'invention de Frûnd (Hist. de la Conféd. suisse, liv. I, ch. 15). Tout en évitant de se prononcer lui-même sur les ancêtres des habitants des Petits Cantons, il considère ceux-ci comme étant d'une autre race que leurs voisins.

P. 203, n. 9. Félicis Maîleoîi, vulgo Hemmerlein^ de Nobilitate et

rusticitate Dialogus Ejusdem de Suitensium ortu, nomine et

«onfœderatione, moribus et quibusdam (utinam bene 1) gestis. Ejusdem, etc., etc. Cet ouvrage a été publié après la mort de l'auteur, sans date, mais avant la fin du quinzième siècle. Tout ce qui est relatif à l'histoire suisse a été reproduit dans le Thés. Hist Helveticœ. Le morceau sur l'origine des Suisses, quoique mis en dialogue, est -distinct du traité sur la noblesse ; celui-ci renferme un chapitre 34, intitulé : « De gentibus illis qui Swizer sive Switenses dicuutur. »

P. 204, n. 10. Voyez Thés. Hist. Helv. Hemmerlein, Dial. 2-3.

P. 206, n. 11. Il s'agit de Félix Faber, Zurichois, établi à Ulm, qui a écrit, vers 1485 : Historiée Suevorum libri duo (dans Goldast, Scriptores rerum Suevicarum ; Francfort, 1605, in-4o, 46-317). Un chapitre de cet ouvrage, intitulé : t Origo comitum de Habchspurg, » renferme sur le soulèvement des Waldstatten, qui est placé après la mort du roi Albert, un récit tout semblable à celui d'Hemmerlin. — Un autre écrivain qui a également suivi, sans le nommer, la narration du chanoine de Zurich, est Jean Naticlerus, prévôt de l'Église de Tubingne, qui en 1501 composa une histoire universelle, publiée à diverses reprises sous le titre de Chronica (v. p. 201, n. 8). Seulement^ d'après son récit, Uri se serait allié à Schwyz avant Unterwalden, et le motif de l'alliance aurait été : « Ômues prsegravari ultra 4ebitum, tributis, angariis et perangariis, et quod, sine omni respectu honestads, tractarentur a locorum prœfectis ; * ce qui rappelle les

àllégations de Justinger. A qaoi Nauclerus sgoute : « Anno igitur domini 1306 percusserimt fœdus adinvicem, sea ligam primam fecerunt Switz, Ure et Underwalden. > (p. 871.) Cette dernière phrase est la traduction textuelle d'an passage de l'ancienne chronique zurichoise, attribuée par Stumpfif et Tschudi aux Elingenberg : « Anno Domini MCCCVI in dem Rebmonat machtent diu Driu Lender ein pund, Schwiz, Ure und Underwalden.... daz war der erst pond.» Mitth. der antiq. Gesell. in Zûr. II^ p. 62. On voit que Nauclerus, qui a puisé ses renseignements à diverses sources, ignorsut absolument la tradition à laquelle Etterlin allait pour la première fois donner, en 1507, le bénéfice de la publicité.

P. 206, n. 12. Ce qu'on a nommé la « guerre des seigneurs » dans la dernière partie du quatorzième siècle, pourrait être aussi bien appelé « la guerre des châteaux ; » car c'était à faire disparaître du milieu d'eux ces menaçantes demeures de la noblesse autrichienne, que s'attachaient surtout les confédérés. Une fois le manoir détruit, on avait supprimé tout à la fois le foyer et le symbole de la tyrannie féodale, dont il s'agissait de se débarrasser. Voy. note 5*, p. 198.

P. 206, n. 13. Voyez3f.iMt8;,Beschr. desSchweizerlandes, U.8.W. au mot Landenberg. c La colline près de Sarnen où, depuis 1647, se tiennent les landsgemeinde, s'appelle le Landenberg ; on voit, dans un acte de 1304 passé à Sarnen, figurer comme témoin Landenberg l'hôtelier (Kopp, Urk., Il, 43), dont la famille tirait sans doute son nom de cette locahté où elle était établie. » (ViscJier, Die Sage der Befr. der Waldst. 153.)

P. 209, n. 14. Voyez Liliencron, Die hist. Volkslieder der Deutschen, Leipzig, 1867, H, 109; Vischer, ibid., 44-48. Nous donnons à l'Appendice, seconde partie, A, le texte du TellenUed,

p. 212, n. 15. Voyez ITiom. (r/i6ys?wcr, Compendium hist. danicsB, dans Langebek, Scrip tores rerum Danicarum, II, 347. Cf. Sclxo Ghrammaticus, EJst, Dan. 1. X., p. 166, éd. 1576, et plus bas, n. 18, p. 215. L'épisode de Tokko, d'après Gheysmer, est à l'Appendice, B.

P. 214, n. 16. Le premier qui a rattaché l'épisode de Guillaume Tell à la mythologie est Jacob Grimm: « Notre antiquité la plus reculée, dit-il, doit avoir été remplie de ces coups hardis tirés avec l'arc ; la légende se montre sur plusieurs points et toujours d'une manière spéciale . ., . Le mythe trouva des conditions très-favorables

à sa croissance sur le sol suisse récemment afh>anchi. Guillaume Tell dut avoir accompli l'ancien coup d'adresse. Il n'est pas douteux que l'événement ne possède aucun caractère historique » (Deutsche Mythologie, 2^ Ausg. Giittingen, 1844, 353 et 355); et ailleurs (ibid., Nachtrftge, 1214): «Le fonds mythique de la fable de Tell est emprunté à une légende du Haut-Rhin qui se trouve dans le Maliens maleficorum, partie 2, c. 16. >

La plus récente tentative, à notre connaissance, qui ait été faite pour donner à l'histoire de Tell une origine mythologique, est due à Heino Pfannenschmid (Der mythische Gehalt der Tellsage, dans Germania, Jahrschrift fiir deutsche Alterthumskunde, 1865, X*«' Jahrg. 1-40). L'auteur procède selon les règles et la méthode qui ont fait prendre à la mythologie comparée sa légitime place parmi les branches de la haute critique. « Nous reconnaissons, dit-il, dans le rayon solaire ou dans l'éclair, dont le symbole naturel est la flèche, le plus ancien élément mythique de la légende de Tell. L'archer primitif est Indra- Wodan ; en Suisse il s'appelle Tell (p. lî) et 28). » Pfannenschmid cherche l'origine étymologique du mot Tall, qui est, selon lui, la forme première du nom de l'archer suisse, dans la racine germanique dall,qm désigne ce qui est brillant, ou dans la racme grecque OaX, d'où ôâxXco et 6âX:Tw, c'est-à-dire les deux verbes qui, indiquant les eifets de la croissance et de la chaleur, conviennent également au Dieu-soleil (p. 36-38). Que les ingénieuses explications du savant mythologue puissent rendre compte de l'introduction, dans la famille aryenne, des plus anciennes légendes sagittaires, nous le voulons bien. Mais il nous paraît impossible d'admettre, comme le propose Pfannenschmid, que le procédé mythologique qui, dans la haute antiquité, divinisait les phénomènes naturels et faisait du soleil Indra ou Wodan, et qui plus tard, sous l'influence de l'individualisation, donna naissance aux légendes des archers fameux, — il nous parait impossible, disons-nous, d'admettre que ce procédé se soit si bien perpétué dans la vallée d'Uri, qu'on ait pu, vers la fin du quinzième siècle, transférer à un personnage tenu pour réel un rôle et un nom mythiques.

P. 215, n. 17. Pour tout ce qui concerne la question de Guillaume Tell et les légendes analogues, voyez F.-L. Ideler, Die Sage von dem Schuss des Tell, Berlin, 1826, 1 vol. in-8% vin et 102

pages; F. Schiern, WanderuDg einer nordischen Sage, besonders mît Hinsicht auf die Sage von Wilhelm Tell, dans le Journal historique publié par la Société d'histoire du Danemarck, I, 1840 ; L. Hcuêaaer, Die Sage vom Tell, Heidelberg, 1840, 1 vol. in-S», xii et 110 pages; J.'J, Hisély, Recherches critiques sur Thistoire de Guillaume Tell, dans Mém. et Doc. de la Soc. àlnsL de la Suisse romande^ n, 3"^ livraison, 1843, p. 427-673 ; J.-E, Kopp, Zur Tell-Sage, dans Geschichtsbl&tter der Schweiz, I, 1854-1856, 234, 314, II, 323 ; G. de Wyss, dans Gesch. der drei Lânder, 1858, p. 30-33; B. Hidber, Ueb^ die Tellsage, Allgem. Zeitung, juillet 1860 ; A. Huber, Wilhehn Tell nnd seine Bedeutung, dans Die Waldstœtte, 1861, p. 89-128 ; H, von lAebenau, Die Tell-Sage, zu dem Jahre 1230; Aarau, 1864, 1 vol. in-12'*, X et 171 pages ; H. Pfannemchmid, cité n. 16, p. 214 ; S. Barmg-Gouîd, Wilham Tell, dans Curions myths of the middle âges, Londres, 1866, 1 vol. in-8«, p. 106-125 ; W, Vischer, Die Sage der Befreiung der Waldstadte, cité p. 6, n. 1 pcimm, et notre propre texte, p. 269-279.

P. 215, n. 18. La chronique latine de Saxo Grammaiicus a été publiée pour la première fois en 1514, Paris, 1 vol. in-fol. L'extrait qu'en a fait Gheysmer (note 15, p. 212) a été traduit en bas saxon et imprimé en 1480 sous le titre : «Dyt is de denscke kronecke Saxo Grammaticus de poeta, ersten geschreef in dat ladne, unde daer na in dat dudesck ghesettet is; » petit in-4®, ou grand in-8^ sans lieu ni date. Voyez Panzer, Anualen der âlteren deutschen Litteratur, Nârenberg, 1788, 4®, I, 40 ; le même, Annales typographici, IV, 110, 321.

P. 216, n. 19. Cette opinion est mise en avant par W. Vischer, Die Sage der Waldst. 53. Sur les poètes lucemois qui versifiaient l'histoire nationale, voyez A Liitolf, Lucerns SchlachtUeder Dichter im XV Jahrhundert, dans Geschichtsfreund, XVIII, 184 ; ibid., IV, 3.

P. 217, n. 20. Voyez plus bas, p. 274, n. 52.

P. 218, n. 21. Elle a été publiée pour la première fois par Joseph Schnelîer: Melchior Russen eidgenôssische Chronik, Berne, 1834, 1 vol. in- 12, XXVI et 272 pages. L'auteur était greffier de la justice à Lucerue ; il fut fait chevalier par le roi Matthias de Hongrie, auprès duquel il avait été député en 1479 ; trois ans plus tôt il faisait partie d'une ambassade envoyée à Louis XI, ibid., v-xvi.

NOTES ET GORRECTlOiNS. 329

P. 219, IL 22. Voyez ibid., 63-69 et 63-65.

P. 221^ n. 23. Cette chronique a vu le jour pour la première fois en l'année 1856, où elle fut publiée par G, de Wyas: Die Chronik des weissen Bûches im Archiv Obwalden, 22 p. in-d^. Meyer de JCiKmatila fit paraître en 1857, dans Geschichtsfreund, Xm, 66 -86. Elle est connue sous le nom de Lwre blanc, à cause de la couleur du cuir qui sert de reliure au volume dans lequel elle est contenue. Ce volume renferme les copies d'un grand nombre de documents offî- ^âels relatifs à l'histoire suisse, du quatorzième au dix-septième siècle. La date de la chronique résulte du passage où il est question du duc Galéace Marie Sforce, « qui est maintenant seigneur de Milan. » Ce prince a régné de 1467 à 1476. Écrite de la même main que les plus anciennes copies du recueil, elle doit être considérée comme ayant le même caractère que celles-ci^ d'autant plus qu'on y trouve des lacunes qui seraient inexplicables dans un texte écrit par l'auteur lui-même ; mais, sans cesser d'être une copie, elle peut être tenue pour une œuvre personnelle, en ce sens, que son rédacteur a pu tirer de diverses sources et mettre bout à bout les. fragments assez incohérents dentelle se compose (cf. ibid., 2-8.) L'analyse que nous en donnons se rapporte aux pages 4 à 1 1 du texte de de Wyas.

P. 225, n. 24. Le nom de Tell est dans la chronique toujours précédé de l'article ; ce dernier se retrouve souvent placé avant des noms propres, mais pas d'une manière aussi inséparable et aussi persistante que devant celui de l'archer, dont il semble ainsi faire nécessairement une épithète. Quant au sens de celle-ci, il s'exphque suffisamment par l'expression qui lui est opposée : « Were ich witzig^ ich hiesse anders und nit der Tall. » On rapporte le mot Tail à la racine dalen qui signifie : « Eindische, lâppische Dinge reden und thun, jocari nugari. * J. und TT. Qtimm, Deutsches Wôrterb. I, 696. € T&ll heisset nach dem Buchstaben ein Einfâltiger, von iaUn ein- &ltig und kindisch thun. » J.-J. Spreng, professeur de littératiu'e allemande à Bàle, dans ses notes sur la Chronique d'Etterlin, p. 29 iy. note 26, p. 231).

On trouve, dans des documents du huitième siècle étrangers aux Waldstatten, les noms de Telle, Tallo et Tailo pour des personnes, et le mot Tell se rencontre ici et là en Suisse dans la composition •des noms de lieu : Tellwyler, Tellemos, Tellinchon, et à Uri Tellingen

(cf. H, vonLiehenaUj Die Tell-Sage, 10) ; à quoi il faut sgouterle « die ze Tellen blatten^ » dans la chronique ii'Obwald ; voyez dans le texte p. 226.

P. 227, n. 26. J, Ghrimm : « William of Cloudesle dessen Vorname au Tell gemahnt » (Deutsche Myth. 355) ; G. de Wyss : c Der Vomahme Wilhelm kommt in den Urkunden der Lânder vielleicht

nicht ein einziges Mal vor Da ist es nun auffallend dass auch

das angelsâchsische Yolkslied des fiinÊzehnten Jahrhunderts, als geschicktesten Schutzen, der seinem Sohne den Apfel vom Haupte schiesst, einen Wilhelm von Cloudeslay feiert. » (Die drei Lânder, 31, 32.)

P. 231, n. 26. P. Etterliu était secrétaire d'Etat à Lucerne, et il avait pris part aux guerres de Bourgogne, comme il le dit lui-même dans le titre de la première édition de sa chronique. La seconde parut aussi à Bâle en 1752, avec des notes de J.-J. Spreng. 1. vol. in-folio de 268 p. et une table alphabétique. Ce qui est relatif aux origines de la Confédération se trouve p. 20 à 41.

P. 233, n. 27. Chronika, éd. 1752, p. 22, 69, 71.

P. 234, n. 28. Sur D. Schilling, voyez Kopp, Urk. I, 44, note, et W, Vischer, Die Sage der Waldst. 66-67.

P. 234, n. 29. Outre son Panegyricon, Glareanus a composé une Descriptio Helvetise, d'où est tiré le premier hémistiche que nous citons (v. 6), les suivants sont dans le Panégyrique (v. 220-221). Ces deux pièces de vers se trouvent dans le Thés. Hist. Helv. accompagnées d'un commentaire d'Oswald Myconius.

P. 234, n. 30. W. Vischer a de nouveau mis au jour (Die Sage, 155-201) Tédition de cette pièce, qui paraît être la plus ancienne : « Ein hûbsch spyl gehalten zu Ury in der Eidgnossschafft von dem Wilhelm Thellen ihrem landtmann und ersteneydtgenossen. » L'exemplaire qu'il a suivi ne porte pas de date. La pièce a été reproduite, avec quelques modifications de style, en 1579, 1648, 1698, 1740, 1765, et chaque fois, dès l'origine, des gravures en bois ont été intercalées dans le texte. En 1545 parut à Zurich un autre drame sur G. Tell, qui était toutefois moins une œuvre originale qu'un remaniement de la précédente, comme l'indique déjà le titre et comme le contenu le confirme : « Ein hiipsch und liistig Spyl vorzyten gehalten zu Urij in dem loblichen Ort der Eijdgnoschafflt, von dem frommen

und ersten Ëijdgnossen Wilhelm Thellen irem Lantxnaim^ yetz nttwlich gebessert, corrigiert, gemacht unn gespielt am nûwen Jarstag von einer loblichen unn junge burgerschafft zu Zurich, im Jar als man zalt M.D.XLV. Per Jacohum Buef, urbis Tigurinœ chirurgum. » Ce second drame, dont on ne connaît qu'un seul exemplaire, a été réimprimé, en 1843, à Pforzheim par Fr. Meyer, 1 vol. in-12 ; il comprend 96 pages. C'est la date certaine de 1545 qui permet de placer vingt ou trente ans plus tôt (vorzyten) le « httpsch spyl » d'Uri, dont celui-ci se donne pour n'être que la réédition perfectionnée.

P. 238, n. 31. Mutius, dont le nom de famille était Hugwald, a publié une histoire générale d'Allemagne sous le titre : De Germa-

norum prima origine, moribus, ex probatioribus germanicis scrip-

toribus in latinam linguam tralati, auctore H. Mutio. Bâle, 1539, 1 vol. in-folio. C'est dans le livre xxii, p. 230-233, qu'il s'occupe des origines des Waldstâtten, et il suit, en l'amplifiant par des ornements de rhétorique, le texte de Nauclerus (voyez note 11, p. 206). C'est d'après celui-ci qu'il cite les traditions ethnographiques tirées de Frimd et de Hemmerlin ; il les rejette en disant : « Ego non aliunde credo originem eos duxisse quam ex Germanis, qui Gallos ex his montibus expulerunt; > p. 232. Il diifère seulement du prévôt de Tubingue par la date et le lieu assignés à la première origine de la Confédération ; c'est à Uri non à Schwyz, qu'il place l'épisode du comte de Habsbourg; c'est en 1300, non en 1306, qu'il place le commencement de Talliance des Waldstiitten.

P. 240, n. 32. Voyez sur ces deux historiens, W» Vischer, Die Sage der Befreiung der Waldstiidten, 89-96.

P. 240, n. 33. Jean Stumpff était né à Bruchsal; mais, après l'étabHssement de la Réforme, il se fixa à Zurich, où il devint pasteur et où il composa son livre : « Gemeiner loblicher EydgnoschafiPt, Stetten, Landen und Volkeren, Chronick .... Durch Johann Stumpffen beschriben. M.D.XLVIII. Ziirych. > 2 vol. in-folio. 332 et 467 feuillets, avec tables alphabétiques. Des gravures en bois sont intercalées dans le texte.

p. 244, n. 34. Les passages de la chronique de Stumpff, dont nous avons donné l'analyse, se trouvent I, 268, 327-329 ; II, 174- 175, 178-179, 193-194.

P. 246, n. 35. La partie de la chronique de Suier dont nous

tirons ce qui suit dans notre texte, a été publiée en 1865, par Th. de lÀébenau, dans l'Indicateur d'histoire et d'antiquités suisses, N** 2, p. 28-24. — Nous aurions pu ajouter à notre énumération des chroniqueurs suisses, Renward Cysat, secrétaire d'Etat à Lucerne, Pierre Villinger, curé d'Arth, Christophe Silbereisen, abbé de Wettingen. Us suivent en général les données d'Ëtterlin et de Stumpfi^ mais toutefois avec des divergences qui montrent toujours mieux combien la tradition était encore flottante et indécise. Voyez K&pp, Gesch.- BL, n, 336-340, répété par W. Vischer, Die Sage der Waldst., 102-104.

P. 248, n. 36. Aegidii TschuéUi Chronicon Helveticum zum

ersten maie ans dem Originale herausg. von J.-R. Iselin. Basel, 1734-36, 2 B. in-folio. Erster Theil, von Anno M biss A. M.CCCCXV. Zweiter Theil, von Anno M.CCCCXV bis A. M.CCCCLXX. Sur Tschudi, voyez J. Vogeî, Egidius Tschudi als Staatsmann und Geschichtschreiber. Zurich, 1856, 1 vol. in-8 de x et 186 p. Anhang: 1» Tschudi's Briefe, 187-282; 2«Tschudi's Schriften, 283-311. < Notre histoire nationale repose en bonne partie sur la chronique de Tschudi, » dit Vogel (ibid., 183).

P. 250, n. 37. Thucydide, Guerre du Péloponèse, I, 22.

P. 251, n. 38. Lettres de Tschudi à Josias Simler, du 25 avril 1570 (J. Vogeî, Eg. Tschudi, 262) et à Zacharie Bletz, du 21 mai 1569 (ibid. 258). — Sur les corrections arbitraires faites par Tschudi dans la partie de sa chronique relative aux Waldstatten, voyez W, Vischer, Die Sage der Waldst., 112-125, dans les notes.

P. 253, n. 39. Nous croyons ce résumé tiré de VSaupt'SMûssél ^voyez note 8, p. 201) et des trois premiers livres de la Chronique de Tschudi, assez fidèle, pour que nous ayons pu sans scrupules le placer entre des guillemets.

P. 256, n. 40. Lettre de Tschudi à J. Simler (n. 38, p. 251) : « Wie ich verschinens Ougstens ze Underwalden gewesen, habend si mich, ob und nid dem wald, bericht das einer von Wolfenschiessen (des vesU unverr von Alzekn) im Bad erschlagen und nit der von Landenberg, .... derselbe Wolfenschiessen ist ouch ein ôsterrichischer Amptmann uff Rotzberg gewesen ; also hab ich der Unterwaldnern bericht gevolgt und sôlichs in meiner arbeit geendert. > iVogd, ibid., 263.) — Sur ce qui concerne le prétendu chevalier

Gessler, et sa prétendue résidence à Kûssnacht, voyez plus haut, notre texte, p. 121, et Kopp, Geschichtsbl. I, 241-244; Urk., II, 43-44. Quant aux Beringer de Landenberg, cf. le même, Urk., n, 44-46, et plus haut, note 13, p. 206.

P. 258, n. 41. Voyez la note précédente. On trouvera, à l'Appendice, C, la traduction de quelques passages de Tschudi, comme spé<cimens du procédé littéraire par lequel la fable devient de l'histoire.

P. 259, n. 42. C'est dans un bref du Pape Clément Y, en date du 12 septembre 1309, que se trouvent nommés, parmi d'autres Schwyzois: € Rodolfus dictus Stephaher, Henricus et Wemeros eiusdem filii * {Kopp, Urk., I, 117). Cf. notre texte, p. 134.

P. 264, n. 43. De Republica Helvetiorum libri duo, auctore Jifwia SinUero, Tigurino, 1 vol. in-8» de 409 pages. Zurich, 1576 ; Zurich, 1677; Paris, 1577; Zurich, 1602,1608; Leyde, 1627, deux édit. dans la cc^ection des Républiques desElzévirs; Zurich, 1734, 1735, dans le Thés. Hist. Helv. En allemand : Zurich, 1576, 1577, 1580, 1610, 1639, 1645, 1648, 1722, 1735. En français : Genève, 1576, 1577 ; Paris, 1578 (avec les portraits de Tell, Stauâacher et Melchthal, et la date de 1296 pour l'alliance ; cette gravure rappelle^ par les noms des personnages et par la date, une médaille frappée vers la même époque par Jean Stampfer de Zurich ; c£ G. Emm. wm HaUer, Schw. MOnzen-und Medaillenkabinet, I, 1-2) ; Anvers» 1579; Genève, 1598, 1607, 1639.

P. 266, n. 44. Franeisci Cruilîimanni, De rébus Helvetiorum, sive antiquitatum libri V. Fribourg en Suisse, 1598, 1 vol. in-4'*, et dans Thés. Hist Helv. Zurich, 1735. Il dit (L 3, ch. 16) : < Secrète cum Yàltero FOrstio antiquo amico Staufifacherus super rerum statu oollocutus, Arnoldnm quoque a Melchtal in auxilium adsumere

placuit Hi très jure JKrando Ubertatis tum quidem Helvetise

prima consilia iniere Ista sunt Bbertatis Helvetiorum fundamenia^

tribus his auctoribus jure et necessitate exiguo adparatu

et loco obscuro, BuUeîismatten nomen est, prope Mitlerstein, e conspectu ferme Brunnse vici Suitiorum, quse fundamenta et initia. . . . in eam se altitudinem erexerunt, ut a nemine subrui potuerint Acta sunt hsec anno Domini M.CCC.Vn, mense septembri. »

P. 266, n. 45. GuUUmann place la réunion des trois confédérés sur le Grûtli au mois de Beptenibre ; dans la première rédaction de

sa chronique, Tschudi fixait au 17 octobre rassemblée où chacun des trois premiers conjurés devait amener avec lui € neuf ou dix hommes des plus sages et des plus avisés ; > il se décida ensuite pour le 8 fwvemhre qu'a aussi adopté MiUler. Il n'y a pas lieu de rechercher laquelle de ces trois dates arbitraires est la bonne, puisqu'elles sont toutes le produit de la fantaisie.

L'ouvrage classique de Jean de MûUer parut d'abord, en 1780, sous le titre: Die Geschichte der Schweizer durch Johannes Mtiller ; Boston (Berne), 3 vol. in-8*. Entièrement retravaillé, il reparut, en 1786, sous celui de : Die Geschichten schweizerischer Eidgenossen- Bchaft, durch J. Mûller ; Winterthur, t. I et II ; Leip2dg, 1788- 95, t. m ; et sous sa forme dernière (durch J. von Miîller), en 1806- 1808, Leipzig, t. I-V. Ce livre a été traduit en français par Ch, Mofma/rd, Paris, Genève, 1837-40, 8 vol. iu-8*'. La citation feite dans notre texte est tirée de cette traduction, t. n, p. 231-32.

P. 267, n. 46. C'est d'après Guillimann (note 44, p. 266) que Mûller fait naître Tell à Btlrglen ; c'est d'après le faux Klingenberg (voyez note 55, p. 276), qu'il en fait le gendre de Ftirst et lui donne deux fils; c'est d'après les registres falsifiés d'Attinghausen (voyez note 52, p. 274) qu'il parle de sa descendance ; c'est dans une pièce de théâtre publiée en 1779 qu'il a trouvé pour Gessler le prénom de Hermann (cf. TF.'Fwc/ier, Sage der Waldst. 202); c'est dans une note sur la Chronique de Tschudi, I, 234, ou dans le Dictionnaire suisse de Leu (art. Melehtal), qu'il a dû prendre le nom d'An (von) der Halden ; celui de Marguerite Herlobig est emprunté à €. Lang, curé de Frauenfeld (Grundriss der chrisû. Welt, 1, 808; cf. TF. Vischer, Sage, 145). Aucune de ces additions à la version de Tschudi ne se trouvait dans la première édition de l'ouvrage de Mûller; elles sont toutes dans l'édition de 1786, sauf la dernière qui n'apparaît qu'en 1806.

P. 270, n. 47. Le passage de la lettre adressée le 27 mars 1607 par Guillimann à Goldast se trouve dans Epistolae ad Goldastum, Francfort, 1686, 1 vol. in-4o, Ep. 143. Nous Tavons tiré d'une note de J.-R. Iselin sur la Chronique de Tschudi, I, 238.

P. 270, n. 48. Jacques-Christian Iselin a exprimé ses doutes -sur Guillaume Tell dans son Histor. und geogr. allgem. Lexicon, Bàle, 1727, 4 vol. in-fol., art. Tell et Tocho; Isaac Iselin a manifesté

les sieus dans Observationes hist. miscellaneae. Bàle, 1754, br. iH-4<^.

P. 271, n. 49. Annales de l'empire, Genève, 1754, I, à l'année 1307. Voltaire a, plus tard, dans ce même ouvrage, remplacé sa phrase par cette autre : « Avouons que toutes ces histoires de pommes sont bien suspectes ; celle-ci l'est d'autant plus qu'elle semble tirée d'une ancienne fable danoise. » Dans l'Essai sur les mœurs (chap. 67) il a redit : « Il faut convenir que l'histoire de la pomme est bien suspecte » et il ajoute : « Il semble qu'on ait cru devoir orner d'une fable le berceau de la liberté helvétique. »

P. 271, n. 50. On trouve sur ce qui concerne l'épisode Freudenberger-Imhoff des renseignements très-complets dans Hisely, Kech. crit sur G. Tell, p. 439-450. Ils proviennent d'un recueil de la bibliothèque de Berne coté: t Manuscr. VI, 63. Chart. Miscell. Helv. varia, » où sont réunis tous les éléments de la controverse.

P. 272, n. 51. Les pièces communiquées par Imhofif sont reproduites par Risély^ toujours d'après la même source, ibid. 637-643; 647-653.

P. 274, n. 52. C'est Kopp qui a constaté les altérations commises dans les nécrologes de Schaddorf et d'Attinhgausen (Gesch. Bl. I, 314-316). Un honorable citoyen d'Un, le capitaine C.-L. Millier, a dû reconnaître, après avoir contrôlé les résultats des recherches de Kopp, non-seulement qu'ils étaient exacts, mais en outre que < nulle part dans les registres paroissiaux de la vallée on ne trouvait le nom de Tell, > ainsi qu'il l'a déclaré lui-même dans une séance de la Société d'histoire tenue à Altorf en 1859. En outre, il s'est assuré que c'était à un curé, qui, de 1672 à 1691, avait tenu les registres de la paroisse d'Attinghausen, qu'était due la substitution du nom de Tall à celui de Nâll, lequel appartient à une Camille qui ne s'est établie à Un qu'en 1420. Voyez Geschichtsfreund, t. XVI, p. xv- XVI. C'est donc avec raison que, déjà en 1834, Jos. Schneller pouvait dire : < Wohlunterrichtete woUen in allenvier Archiven der Urkantone und in den âltesten Jahrzeitbûchern des Landes keine Sylbevon einem Wilheîm Tell finden » (Bussen, Chronik, 58, note 806.) Imhoflf avait encore donné, comme un témoignage en faveur de la réalité de G. Tell, l'indication suivante : « Copia libri vitae in Altorf et Seedorf, ao. 1360 renovati. Familiarum priscarum eiusdem gentis libère conditionis nomina: der Fiirst, 1257, 1307, 1313, 1315; vonMoossein Ritter, 1317, 1338, 1346; der Telle, 1307, » Or, il se trouve que les

dates qui accompagnent ces trois noms ne sont, comme ceox-ci, au» tre chose qae des relevés de la chronique de Tschudi aux années indiquées. C'est un renseignement de plus sur les procédés suivis pour la fabrication des pièces d'Imhofif.

P. 275, n. 53. Gottl. Emm. von HàHer, Bibliotek der Schweizer- Geschichte, Berne 1785-87 ; 7 vol. in-8«, t. V, p. 24. C'est en 1772 que Haller prononça à Berne, dans une séance publique, son discours sur Guillaume Tell : < Wilhelm Tell, eine Yorlesung, gehaken im aûssern Stand zuBem den 21'«° Mârz 1772. » Après Favoir mentionné dans sa bibliographie (ibid.,p. 27), il ajoute: «Je me suis efforcé d'exposer, d'une manière aussi plausible que j'ai pu le faire, la vérité de cette histoire. U faut mettre sur le compte des circonistances ce qu'il y a d'oratoire dans la composition. »

P. 276, n. 54. Haller, dit de la Défense de Omlkmme TèU (brochure de 30 pages sans nom d'auteur, et dont deux traductions allemandes, l'une par J.-R.-A. Fûsslin, l'autre par Sal. Wolff, parurent immédiatement) : € Ce beau travail, dû à mon très-honoré protecteur, M. Joseph-Antoine-Félix de Balthasar, défend de la manière la plus solide l'histoire de Guillaume Tell. Le louable Etat d'Un lui a envoyé à cette occasion une lettre de remerciments trèsflatteuse et deux médailles d'or » (ibid. p. 25).

P. 276, n. 55. Depuis que la chronique attribuée à Elingenberg a été publiée en 1861, par A. Henné, il a été reconnu que c'était simplement le texte allemand d'une chronique zurichoise dont Stumpff et Tschudi s'étaient servis, en lui donnant sans motif, pour auteurs, des membres de la famille de Klingeuberg. Yoy. Bibl. Univ. de Genève: La Chronique de Elingenberg, mars 1861, 470. G, Scherer^ Ueber das Zeitbuch der Elingenberger, dans Mitth. zur vaterl. Gesch.; St- Gall, 1862, I, 65-109. — On trouvera le texte latin du prétendu Klingenberg à l'appendice, seconde partie, D. C£ la critique qu'en a faite Kopp, Gesch. Bl. I, 239-240.

P. 277, n. 56. Voyez Schmidj Gesch. des Freystaats Ury, I, 252. Cette pièce, qui aurait dû figurer dans le recueil d'imhoff, ne s'y trouve point, mais elle avait été mentionnée par lui comme devant faire l'objet d'un envoi subséquent Freudenberger, écrivant à Haller le 15 mai 1759, la réclamait en ces termes : < Je vous prie de m'envoyer la copie de l'acte n* 4, qui fut dressé, dit-on, à propos du

pèlerinage de Steinen. > Yoy. Hisely, Rech. sur G.. Tell, 442-4i3. Cette requête était demeurée sans effet, et ce ne fut qu'en 1788 que Schmid publia ce document, sans indiquer, en le faisant paraître, comment il se l'était procuré. Il le donne pour authentique (urkundlich), mais il n'existe que dans son livre.

P. 278, n. 57. Le dimanche, jour de la réunion des landsgemeinde, tombait le 7 mai, en 1758, au moment où Jm?M# recueillait ses preuves, et en 1786, au moment où Schmid travaillait au premier volume de son Histoire d'Uri. Conrad von Unteroyen, qui signe le décret de 1387 caus gebothe der Landleuthen, ir» comme «ir Amme erwehlt, » est mentionné par Tschudi (Chron. I, 541-542), au iu>mbre des victimes du guet-apens nocturne de Wesen le 22 février 1388, et, avant cette mention, on ne trouve son nom nulle autre part. Mais ce nom même, Tschudi l'a fabriqué en altérant celui que donnait la chronique dont il s'est servi, et qu'il attribuait à Eligenberg (vojez note 55, p. 276). Elle dit: < Der aidtgenossen houptmann ze Wesen hiess Ammannwn dm oum,.. Die von Uri die irm aminann och da verloren hatten. » Voilà d'où provient le landammann d'Uri Conrad d'Unteroyen I H existe dans le canton d'Uri une localité appelée, dans un acte du 9 juin 1284 « undir Oien » {de Wyss, Abtei Z. Beil. n» 287), et ailleurs: < ze underœge » (Gesch. fr.U, 77, acte du 8 mai 1287). On aura pris le nom de lieu pour celui de l'ammann d'Uri tué à Wesen, et qui devait être le même (?) que < von Ouwi, capitaine des confédérés. » Le 6 mars 1387 et le 4 juin 1388, c'est WfJter Meyer d'Erstfeld, qui intervient dans des actes authentiques, comme laTidamma,nn d'Uri (Geschichtsfreund, VIII, 68 ; Xn, 31). On rencontre dans un ouvrage publié en 1692, un passage qui a probablement servi à composer le décret apocryphe du 7 mai 1387 : Cas» par Long (Hist theol. Grundriss der Christl. Welt, I, 786), parlant du pèlerinage entre Bûrglen et Steinen, dit que les confédérés se rappellent, à cette occasion, cwie dièse Wallfarten von ihren getreuen lieben Altvorderen, um anno 1307, wegen damahligen schweren Trangsalen, angestellet worden, t et, dans le décret, on lit: <so, in iren hôchsten nôthen, im jahr des herrn *1307 zàlt, unsere lieb altvordere haben geordnet. » Or, comme Lang, qui cite toujours ses sources, ne dit pas un mot du décret de 1387, la ressemblance si frappante des termes permet de conclure que c'est Lang qui est

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original et le décret qui est la copie. Hisely (Kech. sur G. Tell, 685), Kopp (GescL Bl. H, 835), le curé Lûtoîf (Geschichtsfreund, XIX, 184), et W. Vischer (Die Sage u. s. w., 143, note) sont d'accord pour ranger ce document parmi les plus incontestables supercheries historiques. On le trouve à l'Appendice, £, tel que le donne Schmid.

P. 278^ n. 58. Hist. de la Gon£ suisse, II, p. 234. Le passage auquel Monnard fait allusion et dans lequel Kopp laisse pour la première fois entrevoir, plutôt qu'il ne les exprime nettement, ses doutes sur l'histoire de Tell, se trouve Urk. I, 43.

P. 278^ n. 59. Eopp a donné pour second titre à son histoire : c Die Geschichten von der Wiederherstellung und dem Verfalle des heiligen rômischen Reichs. > Tout ce qui, dans ce Uvre et dans les autres écrits du même auteur, concerne les origines de la Confédération suisse, se trouve dispersé de côté et d'autre, sans avoir jamais été réuni par le savant historien en un tout unique et suivi.

L'un des hommes les plus compétents pour apprécier les travaux qui ont l'histoire pour objet, M. le prof. G. Waitz, a porté sur le grand ouvrage de Eopp le jugement suivant : < Chacun rend justice aux labeurs et à l'érudition de l'auteur, ainsi qu'à ses efforts pour éclaircir, d'après les documents authentiques, tous les points douteux et pour rassembler aussi complètement qu'il est possible tout ce qui reste de renseignements sur l'époque dont il s'occupe ; mais on est généralement d'accord pour reconnaître que ce qu'il donne n'est pas une véritable histoire. H met bout à bout les pièces originales qu'il analyse, sans parvenir à les grouper dans une exposition d'ensemble, à laquelle la quantité même de ses matériaux l'empêche de s'élever. En le lisant, on ne peut jamais embrasser les événements d'un coup-d'œil général, ni bien saisir le sens des détails au milieu desquels on se perd. Le talent de raconter lui manque d'ailleurs au plus haut degré, ses phrases sont longues, gauchement construites et remplies de provincialismes suisses. C'est tout un labeur que de le lire, et lorsqu'un écrit pèche par la forme, l'excellence de son contenu ne lui vaudra jamais l'estime qu'il mérite. Voilà ce qui explique comment il se fait qu'un ouvrage, auquel les juges les plus autorisés ont décerné tant d'éloges, est demeuré si peu connu. » Gôttingische gelehrte Anzeigen, mai 1857, 715-717.

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