‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 103 sur 157 · Schelle, Dupont de Nemours el la pbysiocralie, p · texte numérisé non relu

Schelle, Dupont de Nemours el la pbysiocralie, p

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idées pour lesquelles on luttait depuis longtemps et le passé du nouveau ministre donnait pleine garantie pour l'avenir.

Il devait en effet dans l'administration du royaume continuer la politique suivie par lui dans l'administration du Limo'jsin et tous ses édits n'auront qu'un but, assurer le règne de l'ordre légal : la liberté du commerce et la liberté du travail n'auront pas de plus ardent défenseur, moins à cause de leur utilité pratique qu'à cause du grand principe de justice « qui prescrit de laisser à chacun le libre exercice de sa propriété légitime » ^

Tout le monde connaît l'immortel préambule de l'édit sur les corporations, où Turgot proclame la nécessité pour les gouvernements d'assurer aux sujets « la jouissance pleine et entière de leurs droits » On a été, dit il, jusqu'à avancer « que le droit de travailler était un droit royal que le prince pouvait vendre et que les sujets devaient acheter ; nous nous hâtons de rejeter une pareille maxime. Dieu en donnant à l'homme des besoins, en lui rendant nécessaire la ressource du travail a fait du droit de travailler, la propriété de tout homme et cette propriété est la première, la plus sacrée et la plus imprescriptible de

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