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3. Discours de Castcllune, séance du f' août, .\I*, Vi[I-321.
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avec moi sans doute en considérant le petit nombre des nations qui ont conservé, je ne dis pas la totalité de leurs droits, mais quelques idées, quelques restes de la liberté et, sans être obligé de citer l'Asie entière, ni les malheureux Africains qui trouvent dans les îles un esclavage plus dur encore que celui qu'ils éprouvent dans leur patrie, sans sortir d'Europe, ne voyons-nous pas des peuples entiers qui se croient la propriété des seigneurs; ne les voyons-nous pas presque tous s'imaginer qu'ils doivent obéissance à des lois faites par des despotes qui ne s'y soumettent pas. » C'est pour remédier à cet état de choses qu'on promulgue la Déclaration des droits de l'homme et certains députés demandent qu'elle soit « affichée dans les villes, dans les tribunaux, dans les églises mêmes » ' ; Barnave veut qu'elle devienne le « catéchisme national »- et Uabaud-Saint-Etienne émet le désir que ses principes « fussent enseignés dans les écoles, fussent exprimés d'une manière si claire qu'il soit absurde de les nier, d'une manière si facile et si douce que chacun puisse et veuille les retenir par cœur; que le père puisse les faire apprendre à ses
1. Discours de Durand de MniU-me, si'unco du l*"'" août, AP, Vni.317.