LKS ORIGINES DE LA DÉCLARATION
forts boulevards de la liberté publique et ne peut être restreinte que dans les gouvernements despotiques.
Art.. 15. — Une milice bien réglée et bien exercée, composée de citoyens, est la défense naturelle la plus convenable et la plus sûre d'un Etat libre. Il ne doit point y avoir de troupes réglées en temps de paix, par ce qu'elles sont dangereuses à la liberté ; dans tous les cas, le militaire doit montrer une soumission entière à l'autorité civile et ne pas cesser un instant d'être sous sa direction.
Art. 16. — Le peuple a droit à un gouvernement uniforme; en sorte qu'aucun gouvernement distinct et indépendant de celui de Virginie ne peut être érigé ni établi dans les limites de cet Etat.
Art. 17. — Aucun peuple ne peut conserver un gouvernement libre et heureux sans être attaché par des liens fermes et constants aux règles de la justice, de la modération, de l'économie, de la tempérance et de la vertu, et sans recourir fréquemment à ses principes fondamentaux.
Art. 19. — La religion, le culte dû au Créateur, et la manière d'y satisfaire, ne doivent être dirigés que par la raison et la persuasion, jamais par la force ni par la violence, d'où il suit que tout homme doit jouir de la plus parfaite liberté de conscience; que
]a même liberté doit s'étendre également à la forme du culte que sa conscience lui dicte, et qu'il ne doit être ni puni, ni troublé par aucun magistrat, à moins que sous prétexte de religion il ne trouble lui-même la paix, la tranquillité ou la sûreté de la société; tous les citoyens sont dans l'obligalion de pratiquer la tolérance chrétienne, l'afFection et la charité les uns envers les autres.
Déclaration de l'Intléiten (lance K
Par les représentants des £tats-lnis d'Amérique assemblés en Congrès à Philadelphie le 4 juillet 17 76.
Lorsque le cours des événements humains met un peuple dans la nécessité de rompre les liens politi ques qui l'unissaient à un autre peuple et de prendre parmi les puissances de la terre la place séparée et le rang d'égalité auxquels il a droit en vertu des lois de la nature et de celles du Dieu de la nature, le respect qu'il doit aux opinions du genre humain