Labitte, op. cit., p, 192 et s
LA DÉCLAHATION KT LK t:oNTHAT -SOCUL 'i'>
origines historiques delà royauté ; dans son Fru/u .,- Gallia, Ilotniaii s'efTorce d'établir (ju'elle fut d'aliord •'leclive : « Cliez les Francs, dit-il. les rois étaient élus; il en résultait entre autres avantages que les princes régnants donnaient hi meilleure éducation possible à leurs fils pour les rendre dignes de monter ^ur le trône. Le peuple d'ordinaire portait son choix sur ces fils mais sans y être obligé ». 11 se formait ainsi entre gouvernants et gouvernés un contrat qui investissait de la puissance publique le roi d'abord l't après lui les Etats-Généraux, les Parlements, les Ma- ;:::istrats ; la théorie du contrat est émise pour la première fois dans le Vindiciœ contra t'jrannos de Languet, mais on la retrouve après lui chez tous les écrivains calvinistes qui la transmirent à leur tour aux prédicateurs de la ligue. Pour Boucher, l'un des plus fougueux parmi ces derniers, « la monarchie n'est qu'un contrat mutuel, ut in contractibus de miituo, et il faut maintenir la vieille formule française a mettre les rois hors de paige ». « C'est ainsi, dit-il, que la couronne a passé des Mérovingiens, aux Carolingiens, et des Carolingiens aux Capétiens ' ». « Somme toute, dit M. Baudrillart-, en parlant des écrivains de cette