‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 33 sur 157 · LES ORIGINES DE LA UÉCLAKATION · texte numérisé non relu

LES ORIGINES DE LA UÉCLAKATION

cent en son nom le pouvoir dont il les a fait dépositaires et qu'il peut limiter, modifier et reprendre quand il lui plait, l'aliénation d'un tel droit étant incompatible avec la nature du corps social et contraire au but de l'association. » Celte idée avait déjà été signalée par Mably qui voyait dans le roi « le procureur, l'intendant de la nation » i; tout le monde après lui reprend la comparaison; pour Mirabeau S le roi n'est que « le premier salarié de la nation », et nous retrouvons la même idée dans un écrit anonyme paru en 1775, où l'auteur s'exprime ainsi ^: « Le gouverneiir n'a qu'un pur ministère, il a pris pour lui le fardeau le plus pesant. 11 n'a rien à lui ni pour lui: tout est au peuple et pour le peuple. En un mot il est le représentant, le mandataire du peuple pour consacrer au bien public ses soins, ses veilles et sa vie même. » La souveraineté du peuple a donc trouvé chez Rousseau un apôtre ardent et convaincu : il l'admettait^ sans restriction et il semble bien qu'il n'écrivit que pour faire prévaloir ses idées sur ce point; il ne se préoccupa que fort peu, pour ne pas dire point, des droits particuliers pouvant appartenir isolément à chacun des citovens formant l'association et il semble

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