Ilousseau, op. cit., liv. IV, cli. vin, p. 231 et s
ciable, comme incapable d'aimer sincèrement les lois, la justice, et d'immoler au besoin sa vie à son devoir. Que si quelqu'un, après avoir reconnu publiquement ces dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort; il a commis le plus grand des crimes, il a menti devant les lois ».
Ses biens, car la propriété n'est qu'un droit conféré parle souverain qui peut, s'il le veut, l'abolir : « l'Etat à l'égard de ses membres est maître de tous leurs biens par le contrat social qui dans l'Etat sert de base à tous les droits » ^
Sa vie enfin, car « si la volonté générale dit à un individu, il est expédient que tu meures, il doit mourir puisque ce n'est qu'à celle condition qu'il a vécu en sûreté jusqu'alors et que sa vie n'est plus seulement un bienfait de la nature, mais un don conditionnel de l'Etat - ».
Le pacte social exige tout cela, il veut la sujétion absolue de tous à la volonté générale, car « s'il restait quelque droit au particulier, comme il n'y aurait aucun supérieur commun qui dût prononcer entre eux et le public, cbacun étant en quelque sorte son propre juge prétendrait bientôt l'être de tous, l'état de nature