‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 51 sur 157 · Picot, op. cit., t. V, p · texte numérisé non relu

Picot, op. cit., t. V, p

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corps eL cebl à cet égard surloul qu'on peut utilement étudier l'œuvre de nos anciennes assemblées.

L'idée de la souveraineté est formulée dès 1484, aux Etats-Généraux de Tours, en termes particulièrement énergiques par Philippe Pot et iMasselin : pour le premier la royauté est une « dignité » et non « la propriété du prince » ; « l'Etat, dit-il, est la chose du peuple ... ; le peuple a deux fois le droit de diriger ses affaires, parce qu'il en est le maître et parce qu'il est toujours victime en dernière analyse d'un mauvais gouvernement. Il n'a pas le droit de régner, mais entendez-le bien, il a le droit d'administrer le royaume par ceux qu'il a élus^. » JMasselin insiste à son tour sur les devoirs des rois et l'obligation où ils se trouvent de faire exécuter les délibérations des Etats : il combat avec une grande ardeur ces théoriciens du pouvoir absolu qui disent tout haut que les biens des sujets sont le domaine des rois.

C'était la première fois qu'on entendait pareil langage, mais il devait porter ses fruits : nous le retrouvons en 1560 dans la bouche de 1 liôspital et chaque nouvelle session des Etats voit se renouveler l'affirmation du principe.

A vrai dire il remontait assez haut et bien avant

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