‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 53 sur 157 · Cf. Picot, t. III, p · texte numérisé non relu

Cf. Picot, t. III, p

nous proposerons pour la restauration de l'Etat ne passent pas par les longues délibérations du Conseil du lloi et que ce qui sera résolu par l'Assemblée des Etats soit incontinent publié. Ne sont-ce pas les Etats qui ont donné aux rois l'autorité et le pouvoir qu'ils ont. Pourquoi donc faut-il que ce que nous déciderons en cette assemblée soit contrôlé par le Conseil du Roi. Le Parlement d'Angleterre, les Etats de Suède, de Pologne et tous les Etats des royaumes voisins étant assemblés, ce qu'ils accordent et arrêtent, leurs rois sont obligés de le faire observer sans y rien changer. »

Ces réclamations ne demeurèrent pas toujours sans résultat : en 1588, par exemple, Henri III n'hésite pas à déclarer solennellement « qu'il veut se lier avec tous les députés des Etats-Généraux pour observer toutes les choses qu'il y aura été arrêté, comme lois sacrées, sans se réserver à lui-même la licence de s'en départir pour quelque cause, prétexte ou occasion que ce soit * ».

C'était là, comme tant d'autres, une promesse qui ne fut pas tenue : les réunions des Etats étaient trop espacées pour que le pouvoir royal eut à craindre quoi que ce soit de leur part. Les Etats-Généraux l'avaient

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