Picot, op. cil , t. V, p
LES ÉTATS-GÉNÉRAUX ET LKS PAKLEMENTS 93
tés fidèles et de 1421 à 1433 ceux-ci furent n'unis presque tous les ans, parfois même j)lusieurs fuis j ar an. Un moment on put croire (ju'ils avaient déllnitivement conquis le droit essentiel des assemblées politiques, celui de voter l'impcU '. Il n'en fut rien et d'eux-mêmes ils y renoncèrent en admettant Timpût permanent à Tours en U3o et à Orléans en 1439. Cependant le sens de la liberté parut se réveiller à la mort de Louis XI: nous voyons en elfet en li-84 les trois ordres protester contre l'impôt permanent et réclamer le droit de le consentir seulement pour une courte période : ils n'invoquèrent plus l'ancien principe féodal, c'est-à-dire le caractère seigneurial de l'impôt, mais ils invoquèrent le principe moderne à savoir que l'impôt doit être consenti par le peuple qui le paie -. Aussi l'impôt ne fut-il consenti que pour deux ans et avec cette double condition que le roi ferait droit aux plaintes contenues dans les cahier» et qu'au bout de deux ans il convoquerait une nouvelle assemblée des Etats. Il n'en fut rien ; le roi oublia la promesse faite et personne ne protesta : les anciens errements furent remis en vigueur et durèrent jusqu'à la Révolution.
Il ne faudrait pas en conclure pour cela que les